Les carrosseries ont besoin des travailleurs étrangers

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Les travailleurs étrangers font partie de la solution dans un contexte de pénurie de techniciens qualifiés. (Crédit : Shutterstock)

Le dossier des travailleurs étrangers (TET) est un bel exemple de l’importance de l’existence d’une association comme la CCPQ afin de pouvoir bien représenter les intérêts des entrepreneurs carrossiers du Québec. Malgré la complexité et les enjeux de ce dossier, nous avons été en mesure de créer un comité de travail formé d’entrepreneurs membres de la CCPQ et de préparer notre plan stratégique pour faire entendre nos voix aux différents intervenants gouvernementaux.

Nous avons également rencontré la majorité des assureurs du Québec afin d’ouvrir la discussion sur l’importance de conserver cette main-d’œuvre étrangère, pour la continuité et la survie de nos entreprises.

Notre problème va devenir un problème général si personne ne fait rien et si on suit les nouvelles réglementations des gouvernements. Les travailleurs étrangers sont présents dans tous les secteurs économiques à travers le Québec. Cette main-d’œuvre représente près de 35 % de nos travailleurs et dans certaines régions elle dépasse les 50 % des employés actifs dans les ateliers.

Notre industrie est aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre depuis plusieurs années. Des actions ont été mises en place et continuent d’évoluer. Toutefois, comment allons-nous remplacer 35 % de la main d’œuvre d’ici deux ans sans compter les nombreuses retraites d’ici dix ans ? Mentionnons que dans les dix prochaines années, nous allons souligner le départ à la retraite de 62 % de nos débosseleurs, 43 % de nos peintres et de 70 % des techniciens qui combinent ces deux tâches. Malgré l’avancé des applications de l’intelligence artificielle, un robot ne peut certainement pas effectuer leur travail.

Un travail d’équipe

La CCPQ travaille également conjointement avec les CPA, CPCPA et Innoviste afin de promouvoir, faciliter et accélérer le recrutement de nouvelles ressources d’ici. Cependant ce n’est pas encore assez pour combler le besoin actuel. De plus, c’est bien beau de trouver de la main d’œuvre ici, mais elle doit être formée et qualifiée pour travailler sur des voitures de plus en plus sophistiquées.

Les changements annoncés par le gouvernement ont également un impact sur le salaire d’un TET à bas salaire et celui-ci doit être rémunéré à 34.62 $/heure, nul besoin de mentionner que ce changement a un impact majeur également sur l’aspect financier de nos ateliers. Des entrepreneurs de la CCPQ ont mentionné que cela représentait des augmentations près de 10 % de leur masse salariale afin de pouvoir conserver leurs employés, particulièrement dans le Grand Montréal.

Le plan de la CCPQ est de joindre sa voix à celle des autres acteurs de l’industrie de l’automobile pour faire comprendre aux deux paliers de gouvernement l’importance d’avoir accès à cette main-d’œuvre pour maintenir nos opérations et assurer aux consommateurs les services dont ils ont besoin pour garantir leur mobilité.

Nous travaillons conjointement avec l’AIA Canada et la Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec pour mener de l’avant ce dossier de toute première importance pour toute notre industrie.

 

EMPLOIS

 
Groupe Motion
Directeur.rice des ventes - véhicules d'occasion
 
  LONGUEUIL
  Permanent
 
 
Carrosserie Desmeules inc
Préposé.e à l'esthétique / laveur.se
 
  LAVAL
  Temps plein
 
 
Chomedey Toyota Laval
Directeur.rice des ventes - véhicules d'occasion - Laval
 
  LAVAL
  Temps plein
 
 
Léveillé Toyota
Réceptionniste
 
  TERREBONNE
  Temps partiel
 
 
Spinelli Lexus Lachine
Coordonnateur.rice / préposé.e à la livraison de véhicules
 
  LACHINE
  Temps plein