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Comprendre l’investissement en équipements pour pneus

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Le lève roue de Martins Industries positionne aisément la roue pour son installation. Photo Martins Industries
Ce diable permet le déplacement des lourds ensembles de roues en minimisant les efforts. Photo Martins Industries
Cette simple barre de levage s’installe sur les pattes de tous les vérins hydrauliques et réduit les risques de blessures et de fatigue. Photo Atlas
Ce démonte roue de Rotary comprend des lèves pneus qui facilitent le travail. Photo Rotary
Cliquer pour découvrir différents équipements pour pneus.

Que ce soit pour pallier à la rareté de la main-d’œuvre ou pour accélérer l’efficacité de l’atelier, l’investissement en équipements pour pneus bien planifié peut s’avérer rentable.

Alexandre Thivierge de Easylease Corp. Photo Easylease

Alexandre Thivierge, courtier en solutions financières commerciales chez Easylease Corp, compte sur une solide expertise dans le secteur des équipements spécialisés pour le pneu et leur financement. Selon lui, avant de considérer un investissement en équipement, le gestionnaire devrait avoir en main les temps d’opération de l’atelier. « Connaître le temps moyen pour le changement d’un pneu pour chaque technicien est le point de départ, détaille-t-il. Si la machine permet de faire gagner une ou deux minutes à chaque opération sans retour du client, cela se traduit par un gain récurent qui va justifier encore plus l’investissement. Je sais que peu de centres de pneus compilent les indices de performance de leurs baies de service, mais pourraient le faire pour mesurer l’impact de l’installation d’une machine de nouvelle génération dans l’atelier. »

Évidemment, entre ce que le représentant de l’équipementier annonce comme gain en efficacité de la toute dernière machine et la réalité mesurable dans l’atelier, il y a tout un monde.

« Plusieurs technologies d’automatisation des équilibreurs et démonte-pneus demandent à être validées. De plus, est-ce que ces machines seront utilisées à leur plein potentiel, le fournisseur offre-t-il la formation et surtout le service technique est-il disponible et efficace en cas de problème ? demande M. Thivierge. Il faut avant tout que le gestionnaire, qui fait les achats, comprenne exactement comment se déroulent les opérations sur le plancher. Si les gens qui utilisent les équipements ne sont pas dans le coup, la nouvelle machine qui plaît tant au propriétaire ne justifiera jamais l’investissement. »

Pour lui, l’investissement dans un nouvel équipement doit répondre à deux critères de base : aide-t-il au travail et augmente-t-il la capacité ? Si le premier facteur relève de la relation avec les employés, le second, névralgique, est mesurable. « Le gestionnaire doit avoir en main ses indices de performance, savoir combien de temps est nécessaire au changement d’un pneu pour chaque travailleur, explique-t-il. Il pourra ensuite mesurer si une machine à 25 000 dollars sera profitable si elle fait diminuer le temps nécessaire à l’opération. Par exemple, un centre de pneus qui traite 1000 ensembles par année, soit 4000 roues à monter, arrivant à réduire de 3 minutes l’opération emmagasinera facilement une soixantaine d’heures d’économie récurrentes. »

Ce gain en performance, qui contribue à rentabiliser la machine, libère du temps permettant aux ateliers performants de glisser plus de rendez-vous dans leur grille horaire ou d’effectuer les travaux d’entretien mécanique nécessaires décelés lors de l’inspection.

Ergonomie des équipements de pneu

Maxime Gaudette de Martins Industries. Photo Martins Industries

Pour Maxime Gaudette, directeur de comptes chez Martins Industries, la rentabilité des équipements doit aussi être évaluée en relation avec la sécurité et le bien-être des travailleurs. « C’est peut-être un facteur générationnel, mais de plus en plus de centres de pneus vont considérer la santé de leurs travailleurs quand vient le temps d’acquérir de nouveaux équipements. Les roues deviennent de plus en plus lourdes et les horaires en périodes de pointe sont astreignants. Quand on pense investissement, une blessure en pleine période d’achalandage va coûter beaucoup plus cher que l’acquisition d’un équipement qui contribue favorablement à l’ergonomie de l’atelier. »

Ce fournisseur québécois propose ainsi une gamme d’équipements qui visent justement à ménager les efforts sans réduire pour autant la productivité. « Le lève-roue par exemple est très populaire, reprend M. Gaudette. Il permet de lever et positionner la roue pour le boulonnage. L’opération prend dix secondes, ce qui n’est pas beaucoup plus long que manuellement, et offre une précision qui évite les dommages à la jante ou aux points d’ancrage. Si on le combine à un de nos diables de transport, le travail du technicien est vraiment allégé, puisqu’il peut y mettre jusqu’à huit pneus montés en même temps. » On peut comprendre comment, le déplacement de roues montées du lieu d’entreposage à la baie de service, répété des dizaines et des dizaines de fois, va impacter la condition physique du travailleur.

« Selon mon expérience, je constate que les centres de pneus performants, mais qui prennent à cœur la santé de leurs travailleurs ont beaucoup moins de problèmes de recrutement et de rétention de main-d’œuvre », conclut M. Gaudette.

Connaître ses besoins

Claude Joannette. Photo Groupe ISN Canada

Claude Joannette, représentant pour le Groupe ISN Canada, connaît très bien la réalité vécue dans les centres de pneus. « Pour certains, quand le temps vient de remplacer une machine, habituellement dans la période de pointe, le premier sinon l’unique facteur sera le prix. Pour moi, gérer une entreprise c’est d’abord comprendre son marché et les équipements nécessaires pour répondre à ses besoins. En zones urbaines ou rurales, les besoins ne sont pas les mêmes, car les pneus à traiter et les types de véhicules ne seront pas les mêmes. On n’a pas besoin des mêmes machines pour traiter des jantes de camionnettes de 21 pouces ou des roues de luxe pour les voitures haut de gamme. »

Pour ce spécialiste, les centres de pneus qui en font une spécialité sont plus enclins à investir dans des équipements de pointe. Il constate qu’il est difficile d’évaluer combien de temps prend en moyenne un travailleur pour effectuer un changement de roue. « Cependant, il est possible de mesurer le gain de performance quand on remplace une machine désuète avec un modèle de plus haute technologie. Ceci étant dit, la meilleure machine ne sera jamais meilleure que le travailleur qui l’opère. L’introduction de nouvelles technologies doit toujours être préparée et accompagnée de formation au besoin. » Il mentionne que les ateliers performants remplacent les équipements aux cinq ans, question d’éviter les problèmes de bris.

Ce que recommande M. Joannette est de conserver les machines simples et vieillissantes pour les travaux sur les roues d’acier par exemple. L’augmentation des dimensions, la multiplication des jantes fragiles et coûteuses ou encore l’apparition des pneus run flat demandent une mise à jour des équipements. L’expert précise que l’acquisition de machines plus précises va aussi réduire le temps d’opération, avec un équilibreur qui prend automatiquement les mesures de la roue par exemple.

« Au-delà du gain en efficacité et de la réduction des bris, les équipements de nouvelle génération automatisent certaines opérations de levage et de déplacement des roues qui facilitent le travail », mentionne le représentant. Parfois, l’investissement est minime, comme il l’illustre avec les barres de soutiens qui peuvent se greffer aux pattes des vérins hydrauliques.

À l’instar de son collègue de Martins Industries, M. Joannette souligne que le gain de performance repose en premier lieu sur la conservation de la santé des travailleurs en greffant dans la baie de service des équipements plus ergonomiques.

Catégories : Éditorial, Pneus
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