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Les ressources humaines, un enjeu stratégique

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Il faut bonifier notre offre pour attirer et conserver nos employés, comme l’installation d’une salle d’entrainement. PHOTO Frédéric Champagne

La crise sanitaire que nous vivons depuis maintenant un peu plus de deux ans a tristement forcé plusieurs entreprises à fermer leurs portes de manière temporaire ou parfois permanente.  

Selon toute logique, l’un des seuls espoirs que nous avions en tant « qu’entreprises essentielles » était de croire à un retour à l’équilibre sur le marché de l’embauche. La réalité nous a joué un vilain tour. En effet, la disponibilité d’installateurs et de commis se heurte à la compétition tout d’abord de la PCU, puis de la prestation pour la relance économique canadienne. Ensuite, nous vécûmes une flambée des coûts associés à la main-d’œuvre pour offrir plus que le gouvernement, ce qui se traduit par une inflation généralisée dans notre marché.

Attirer les talents

Donc au printemps 2022, comment attirons-nous ces perles rares et où recrutons-nous ? Depuis un peu plus de 70 ans, les valeurs familiales de notre entreprise ont été un phare dans nos décisions. La nouvelle génération de milléniaux, pour qui les relations sont souvent virtuelles, semblent tout de même rechercher des entreprises à dimension humaine. Bien évidemment, nous devons nous adapter au mode de vie du XXIe siècle : horaires plus courts, début de journée plus tardive, aménagement d’espace détente et d’une salle d’entraînement ou encore d’une motivation plus présente.

À une époque où l’on se rencontre via des profils sélectionnés sur des écrans et que les familles sont de plus en plus éclatées, on aurait pu croire que les valeurs familiales seraient démodées, mais il semblerait bien que ce soit l’inverse qui se produit.

Depuis trois ans, pour ceux qui de notre région de la capitale nationale connaissent notre entreprise, nous avons lancé une expérience d’envergure pour une PME. Nous sommes allés recruter de la main-d’œuvre qualifiée à l’extérieur, outre Atlantique. Ce fut une expérience pleine d’apprentissages, beaucoup de travail, mais avec un résultat fort satisfaisant.

Nous avons donc ajouté une dizaine de collègues, répartis dans l’ensemble de nos succursales qui prennent maintenant racine au Québec. Sur l’ensemble, malgré quelques difficultés, tel qu’arriver au Québec en février lorsqu’on n’a jamais vu de neige, nous qualifions l’ensemble de succès.

Une main-d’œuvre motivée

Il est assez évident de comprendre que si une personne accepte de quitter son pays pour venir travailler dans votre entreprise située non seulement sur un autre continent, mais en plus dans un autre hémisphère, ces candidats sont hautement motivés, assidus et mettent les efforts requis. Voilà déjà de belles qualités.  Par contre, si plusieurs étaient tentés de s’y lancer, une mise en garde s’impose.  Afin d’assurer le succès d’une telle démarche, il faut aussi être prêt à assurer un encadrement bien différent d’un employé qui habite au coin de la rue.

Outre les démarches administratives, les frais de voyage, l’hébergement, l’accueil et une réelle intégration, les organisations doivent déployer aussi beaucoup d’efforts et de ressources. Nous concluons positivement cette expérience.  Ce fut un excellent complément à notre recrutement traditionnel. Cependant, cela reste un moyen parmi nos efforts globaux.

En conclusion, près de deux ans et demi après l’arrivée de la COVID-19, malgré les fermetures, nous devons admettre que le défi de la pénurie de main-d’œuvre est toujours aussi présent qu’en 2019.  Je vous souhaite bon succès dans vos opérations de recrutement.


Frédéric Champagne a joint l’équipe de la famille Desharnais à Québec en 2006. Il y occupe le poste de directeur des achats et de la mise en marché pour la division automobile. Il lui incombe d’être constamment à l’affût des avancées technologiques du domaine.

 

Catégories : Chronique, Pneus
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