fbpx

Mordu du caoutchouc par Frédéric Champagne

Le recours à une main-d’œuvre étrangère vient compléter les démarches de recrutement local. PHOTO ShutterStock

La crise sanitaire que nous vivons depuis maintenant un peu plus d’un an a tristement forcé plusieurs entreprises à fermer leurs portes de manière temporaire ou parfois permanente.

Selon toute logique, l’un des seuls espoirs que nous avions en tant « qu’entreprise essentielle » était de croire à un retour à l’équilibre sur le marché de l’embauche.

La réalité nous a joué un vilain tour, en effet, la disponibilité d’installateurs et de commis se heurte à la compétition tout d’abord de la PCU, puis de la prestation pour la relance économique canadienne.

Ensuite, nous vécûmes une flambée des coûts associés à la main-d’œuvre pour « offrir plus que le gouvernement », ce qui se traduit par une inflation généralisée dans notre marché.

Attirer les perles rares

Donc au printemps 2021, comment attirons-nous ces perles rares et où recrutons-nous ?

Depuis un peu plus de 70 ans, les valeurs familiales de notre entreprise ont été un phare dans nos décisions, et la nouvelle génération de milléniaux, pour qui les relations sont souvent virtuelles, semblent quand même rechercher des entreprises à dimension humaine.

Bien évidemment, nous devons nous adapter au mode de vie du XXIe siècle, horaires plus courts, début de journée plus tardive, motivation plus présente et même des distributions de Mr. Freeze.

On aurait pu croire que les valeurs familiales seraient démodées à une époque où l’on se rencontre via des profils sélectionnés sur des écrans et que les familles sont de plus en plus éclatées, mais il semblerait bien que ce soit l’inverse qui se produit.

Recruter à l’étranger

Pour ceux de notre région de la capitale nationale connaissent notre entreprise, depuis deux ans nous avons lancé une expérience d’envergure pour une PME. Nous sommes allés recruter de la main-d’œuvre qualifiée à l’extérieur, pas dans le jardin, mais bien outre Atlantique. Ce fut une expérience pleine d’apprentissages, beaucoup de travail, mais avec un résultat fort satisfaisant.

Nous avons donc ajouté une dizaine de collègues, répartis dans l’ensemble de nos succursales, qui font maintenant souche au Québec.

Malgré quelques difficultés, comme arriver au Québec en février lorsqu’on n’a jamais vu de neige, nous qualifions l’ensemble de succès.

Il est assez évident de comprendre que si une personne accepte de quitter son pays pour venir travailler dans votre entreprise située non seulement sur un autre continent, mais en plus dans un autre hémisphère, ces candidats sont hautement motivés, assidus, et mettent les efforts requis. Voilà déjà de belles qualités.

Savoir accueillir

Par contre, pour ceux qui seraient tentés de s’y lancer, une mise en garde s’impose, afin d’assurer le succès d’une telle démarche. Il faut aussi être prêt à assurer un encadrement bien différent d’un employé qui habite au coin de la rue.

Outre les démarches administratives, les frais de voyage, l’hébergement, l’accueil et une réelle intégration, les organisations doivent déployer aussi beaucoup d’efforts et de ressources.

Nous concluons positivement cette expérience. Ce fut un excellent complément à notre recrutement traditionnel.

Nous sommes d’ailleurs dans une seconde étape pour en accueillir sept de plus, mais ça reste un moyen parmi nos efforts globaux.

En conclusion, près d’un an et demi après l’arrivée de la COVID-19, malgré les fermetures, nous devons admettre que le défi de la pénurie de main-d’œuvre est toujours aussi présent qu’en 2019. Je vous souhaite bon succès dans vos opérations de recrutement.


Frédéric Champagne a joint l’équipe de la famille Desharnais à Québec en 2006. Il y occupe le poste de directeur des achats et de la mise en marché pour la division automobile. Il lui incombe d’être constamment à l’affût des avancées technologiques du domaine.

Catégories : Chronique, Pneus
Étiquettes : , , ,

ARTICLES POPULAIRES

Calendrier

mai, 2021

Nos partenaires

Menu
X