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Regard sur le passé et l’avenir par Carol Hochu

Carol Hochu TRAC president
Carol Hochu, présidente de l'Association canadienne du pneu et du caoutchouc (TRAC). PHOTO Carol Hochu

Au moment d’entamer la nouvelle année, prenons le temps de revenir sur les réalisations de la TRAC.

Une nouvelle année est pour beaucoup l’occasion de prendre des résolutions, tant personnelles que professionnelles. C’est aussi le moment de réfléchir, car comme le vieil adage dit, il faut souvent regarder en arrière pour ensuite regarder en avant. Ce qui m’amène à un sujet particulièrement remarquable. La TRAC a célébré son 100e anniversaire en 2020 et Glenn Maidment, ancien président et directeur général de la TRAC, a créé (avec notre équipe dévouée) un legs sous la forme d’un livre spécial pour commémorer le siècle passé de l’association.

Voici quelques jalons intéressants :

Années 1920 : Les lettres patentes d’incorporation officielle de l’Association canadienne du caoutchouc (RAC) ont été reçues le 17 mars 1920. Il y avait 16 sociétés membres fondatrices, dont trois marques qui sont toujours présentes sur le marché aujourd’hui : Dunlop, Firestone et Goodyear.

Années 1930 : Malgré la Grande Dépression, la RAC a apporté d’importantes contributions à ses membres, dont deux efforts de lobbying fructueux : une réduction de la taxe d’accise sur le caoutchouc brut provenant des territoires britanniques d’outre-mer et le maintien de droits de douane élevés sur les produits finis importés.

Années 1940 : La RAC a fait de grands progrès pour soutenir l’effort de guerre. En 1942, le Canada a adopté le rationnement des pneus pour le grand public avec une exemption pour les véhicules essentiels. De nombreux cadres supérieurs du secteur du caoutchouc sont affectés auprès de Rubber Control, une section clé au sein du ministère fédéral des Munitions et des Approvisionnements. La pénurie de caoutchouc a conduit le Canada et les États-Unis à créer en 1942 la Polymer Corporation (plus tard appelée Polysar), chargée de développer le caoutchouc synthétique.

Années 1950 : La suppression de la demande de biens de consommation dans les années 1940 a entraîné un boom de l’industrie du caoutchouc dans les années 1950. Les efforts de lobbying de la RAC durant cette période se sont concentrés sur la réduction des taxes d’accises, l’obtention de taux de fret plus favorables de la part des chemins de fer et des compagnies de navigation, et la lutte contre le dumping de la part de certains producteurs de pays à bas coûts.

Années 1960 : Les politiques publiques, la sécurité routière et l’éducation ont également fait l’objet d’une attention particulière, le RAC travaillant avec le Conseil canadien de la route et de la sécurité pour promouvoir la sécurité routière, notamment en produisant et en distribuant des clips vidéo sur la sécurité de la conduite en été et en hiver.

Années 1970 : La RAC a continué à renforcer ses relations avec l’industrie et son empreinte. Son travail inclut des parties prenantes telles que le Conseil canadien de la sécurité et le Conseil canadien des administrateurs en transport motorisé. La RAC a également étendu son champ d’action au niveau international, en travaillant avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO), ce qui se poursuit encore aujourd’hui. Le libre-échange et les tarifs douaniers sont restés des sujets importants pour la RAC. Avec une variété croissante de produits de pneu, et avec les pneus d’hiver qui commencent à prendre leur place légitime sur le marché canadien, la RAC a également commencé à effectuer des essais de pneus d’hiver.

Années 1980 : La RAC a connu des hauts et des bas en tant que membre interne lorsque Goodyear et Seiberling ont démissionné au début de la décennie, mais Goodyear a finalement été persuadé de revenir, avec l’adhésion de Michelin, Bridgestone, Yokohama, Sumitomo et Toyo. La RAC a fait pression et a obtenu un plan décennal d’élimination progressive des droits pour l’industrie du pneu et du caoutchouc afin d’aider l’industrie à se préparer à l’accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. En conséquence, les trois fabricants de pneus opérant au Canada – Bridgestone, Goodyear et Michelin – exploitent des installations de classe mondiale qui sont pleinement intégrées à leurs activités de fabrication dans le monde entier.

Années 1990 : Avec des incendies massifs en Ontario et au Québec, 1990 devient l’année de l’incendie des pneus au Canada. Ces moments charnières restent un point de référence permanent pour le recyclage des pneus, la gestion de fin de vie et les efforts de durabilité des pneus au Canada. En conséquence, de nombreuses provinces ont créé des programmes de gestion des pneus usagés pour faire face à ce problème urgent. La RAC a joué un rôle de premier plan dans la création d’une norme mondiale, la méthode d’essai ASTM F-1805 étant devenue une norme volontaire, basée sur les performances, pour les pneus d’hiver. Afin de distinguer les pneus qui répondent à cette norme, la RAC a également dirigé la mise au point du symbole du flocon de neige des montagnes à trois pics (3PMS), avec à la fois le test et le symbole utilisé dans le monde entier pour distinguer les pneus conçus pour la conduite en hiver.

Il n’y a pas beaucoup d’associations professionnelles au Canada qui ont un pedigree de 100 ans, c’est donc avec des remerciements reconnaissants que j’applaudis tous les membres du conseil d’administration, les membres et le personnel, passés et présents, pour leur prévoyance, leur dévouement, leur flexibilité et leur persévérance. Pour plus d’informations sur le thème 1920-2020 : 100 ans de l’Association canadienne du pneu et du caoutchouc, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : [email protected]


Carol Hochu est présidente de l’Association canadienne du pneu et du caoutchouc (TRAC). Vous pouvez la contacter à l’adresse suivante : [email protected]

 

Catégories : Chronique, Pneus
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