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Suivre la voie des VÉ

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Ray Brisby, CAFM, directeur des opérations du parc automobile des SMU à Alberta Health Services et président actuel de la NAFA Fleet Management Association. Photo Ray Brisby

Il ne fait aucun doute que les véhicules électriques sont le sujet brûlant du moment.

Lors de la conférence NAFA I&E qui s’est tenue plus tôt cette année, l’immersion dans l’espace technologique des véhicules électriques était omniprésente.

Si je prends l’exemple de notre propre parc automobile, nous sommes confrontés exactement au même problème, lorsqu’il s’agit d’envisager une stratégie à plus long terme. Il y a actuellement beaucoup de battage publicitaire, de nombreuses personnes voulant se lancer dans le segment des VÉ et des infrastructures de recharge, mais nous constatons souvent que cela génère plus de questions que de réponses.

Notre responsabilité

En tant que gestionnaires de parc automobile, nous devons comprendre qu’il nous incombe de nous adapter et d’intégrer les véhicules électriques dans nos parcs, car qu’on le veuille ou non, ils arrivent. Outre l’approvisionnement, nous devons nous assurer que nous examinons la manière dont nous programmons nos itinéraires, dont nous entretenons nos véhicules et dont nous les chargeons. Je pense que l’infrastructure de recharge pratique est encore un aspect de l’électrification qui est grossièrement négligé.

Je me souviens d’une conversation avec un gestionnaire de parc qui subissait une forte pression de la part de son équipe dirigeante pour mettre en œuvre une stratégie de véhicules électriques pour les véhicules de son parc. Lorsque vous envisagez d’ajouter 60 à 70 nouveaux véhicules électriques à batterie à votre parc, comment pouvez-vous vous assurer qu’il y a suffisamment de bornes de recharge pour les prendre en charge ?

Il y a encore beaucoup d’idées fausses sur le fait qu’un chargeur de niveau 1 de 110 volts sera suffisant, mais pour les parcs automobiles, ce n’est généralement pas vrai. Dans la plupart des cas, nous aurons besoin de chargeurs de niveau 2 et/ou de niveau 3, mais cela entraîne une augmentation significative du coût. Il y a aussi la question de la capacité du réseau électrique. Dans notre cas, nous avons plus de 60 ambulances hébergées dans une seule installation et nous ne sommes pas certains que nos services publics d’électricité locaux aient la capacité de supporter ce nombre de véhicules. De plus, étant donné que nous sommes une agence provinciale d’ambulances et que nous desservons de nombreux itinéraires ruraux – qui, dans certains cas, peuvent nécessiter un trajet de 300 ou 400 km pour amener les patients à un établissement médical – il existe encore beaucoup d’incertitudes quant à la viabilité réelle des véhicules électriques à batterie pour des parcs comme le nôtre.

Changement culturel

L’un des autres aspects de l’adoption des VÉ est qu’un changement culturel au sein de l’organisation est nécessaire, et pas seulement un changement opérationnel. Il sera essentiel de changer l’état d’esprit de nos conducteurs, de nos médecins, de notre personnel d’assistance et de nos autres employés pour qu’une stratégie d’adoption durable des VÉ fonctionne, et dans de nombreux cas, cela s’avérera difficile. Cela est particulièrement vrai si nos employés n’ont pas d’expérience avec les VÉ, ou s’ils ne comprennent pas leurs nuances et les différentes exigences de fonctionnement.

Lorsque nous considérons les véhicules de poids moyen et lourd qui couvrent de plus longues distances et transportent des charges utiles plus importantes, il y a des considérations supplémentaires et certainement, à l’heure actuelle, moins d’options en ce qui concerne les véhicules électriques à batterie.

S’il est facile de se laisser prendre au piège de l’engouement actuel pour les véhicules électriques, les professionnels des parcs automobiles doivent être attentifs à l’évolution des tendances en matière de carburants alternatifs. Il y a dix ans, le gaz naturel comprimé et liquéfié était à la mode et l’on parlait de piles à hydrogène. Aujourd’hui, les véhicules électriques à batterie occupent le devant de la scène, mais la tendance pourrait changer à nouveau au cours des prochaines années et nous devons en tenir compte. Nous devons également examiner la source de l’électricité qui alimentera nos parcs de véhicules électriques et, dans de nombreux cas (certainement aujourd’hui), cette électricité n’est pas bon marché.


M. Brisby siège actuellement au conseil d’administration de la NAFA en tant que président de l’association. Il est également directeur provincial des opérations de parc EMS pour Alberta Health Services, possède plus de 38 ans d’expérience dans le secteur de la gestion de parc et a reçu le prix distingué Excellence in Education en 2018 pour ses contributions aux programmes éducatifs de la NAFA.

 

Catégories : Chronique, Parc
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