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Ville de Repentigny : Faire évoluer un parc municipal

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La municipalité de Repentigny doit gérer l’entretien de plusieurs types de véhicules. PHOTO Ville de Repentigny

Cette municipalité, qui met à l’essai une autopatrouille électrique, compte un parc mobile de plus de 300 unités et poursuit un virage vert, tout en maintenant la prestation des services publics.

Ce parc est diversifié par la nature des services qu’il doit combler. Des motoneiges d’intervention d’urgence aux camions de déneigement en passant par les camions légers des travaux publics, la municipalité touche à toute la gamme des véhicules motorisés, dont plusieurs demandent des équipements spécialisés.

Chef d’orchestre des opérations, Patrice Vallières, contremaître aux équipements motorisés, connaît parfaitement les besoins des divers départements municipaux. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de s’assurer que tous les employés municipaux ont accès au véhicule dont ils ont besoin pour accomplir leurs tâches.

« Nous avons ici le défi particulier de baser nos acquisitions sur un processus d’appels d’offres », note-t-il d’entrée de jeu.

Soulignons que Repentigny gère l’entretien de ses véhicules dans un atelier où s’activent huit mécaniciens. Ces derniers sont formés en continu, notamment pour l’entretien de véhicules hybrides. Les travaux de carrosserie sont sous-traités.

C’est Patrice Vallières, contremaître aux équipements motorisés, qui supervise le remplacement des véhicules et les grilles d’entretien préventif. PHOTO Ville de Repentigny

Gérer de façon efficace

Vallières a mis en place un système rigoureux de suivi de chaque véhicule du parc pour planifier non seulement le calendrier d’entretien préventif, mais aussi leur éventuel remplacement. « Nous avons un dossier d’entretien pour chacun de nos véhicules et comptabilisons les kilomètres parcourus ou les heures d’utilisation chaque fois qu’un employé fait le plein. Nous voyons aussi à mesurer les utilisations afin de nous assurer qu’aucun véhicule n’est sous-utilisé. Ainsi, l’évaluation des besoins permet d’optimiser l’utilisation en réattribuant certains véhicules. Au moment du remplacement, lorsque la courbe des frais d’entretien indique la fin de la vie utile et économique d’une unité, nous voyons si ce véhicule ne pourrait pas être remplacé par un modèle plus petit et plus économique. Cela nous a permis, par exemple, de remplacer des VUS par des voitures de tourisme, récemment. »

Ce n’est donc pas simplement le facteur temps qui détermine le moment de remplacer un véhicule. D’autant que le contexte actuel de rareté des véhicules neufs tend à retarder certaines acquisitions. « Le même phénomène s’applique pour les équipements spécialisés qui ne sont pas toujours disponibles, reprend M. Vallières. Heureusement, nos techniciens dans l’atelier nous donnent un sérieux coup de main à ce chapitre, en modifiant certains des véhicules selon les besoins spécifiques des départements. »

L’objectif est de s’assurer que les véhicules sont disponibles pour les divers départements municipaux selon leurs besoins. PHOTO Ville de Repentigny

Le virage vert

Dans son programme de remplacement des unités du parc, le gestionnaire vérifie toujours si un équivalent électrique ne serait pas disponible. La municipalité compte déjà près d’une dizaine de véhicules électriques et deux VUS pleine grandeur hybrides, utilisés par le service de police.

« Le virage vert c’est avant tout une question d’engagement de l’ensemble de l’équipe, reprend-il. Par exemple, nous avons formé nos utilisateurs aux principes de l’écoconduite et un système coupe le moteur des camions lorsqu’il tourne inutilement pendant plus de dix minutes. Que ce soit lorsqu’on leur propose un modèle plus petit ou une voiture électrique, nos utilisateurs sont compréhensifs et collaborateurs. La direction municipale comprend aussi que l’électrification demande un investissement, mais en procédant intelligemment nous pouvons en tirer des économies en plus de réduire notre empreinte carbone. »

Une des plus remarquables illustrations de cette attitude d’ouverture est le projet pilote d’une autopatrouille électrique qui fera ses premiers tours de roue ce printemps à Repentigny.

Une autopatrouille électrique

C’est Stéphanie Fortier qui est chargée de ce projet unique au Québec. « Nous avons essayé, avec deux policiers, une Ford Mustang Mach-E pour voir si cette voiture pouvait être utilisée comme autopatrouille. Nous en sommes revenus emballés en voyant le potentiel de ce véhicule pour répondre à la réalité d’une unité de patrouille. La ville a accepté d’en acheter une. »

Au moment d’écrire ces lignes, l’acteur principal de ce projet pilote était dans l’atelier de Cyberkar, une entreprise spécialisée dans les solutions technologiques haut de gamme pour véhicules d’urgence, afin de subir les transformations et adaptations nécessaires à ses futures fonctions.

Cette image donne une idée de l’identité visuelle d’une autopatrouille Mach-E, avec des chevrons aux couleurs contrastantes, qui est présentement en discussion. PHOTO Creaform Ingénierie

« Il n’y a rien de simple dans l’opération, tout le véhicule a dû être repensé, à partir de zéro, puisqu’aucun véhicule de type autopatrouille électrique clé en main n’existe actuellement sur le marché, explique Mme Fortier. Dans le cadre de notre projet, nous allons capter toutes les données par télématiques pour analyser la performance de l’autopatrouille. Nous allons aussi partager ces résultats avec l’ensemble des corps policiers du Québec. »

Selon elle, une autopatrouille parcourt environ 100 kilomètres par quart de travail. Au début du projet, la voiture sera utilisée deux quarts sur trois, lui donnant tout le temps nécessaire à sa pleine recharge. Toutefois, il est possible que des recharges rapides durant les pauses et les heures de repas permettent de faire rouler cette exceptionnelle autopatrouille 24 heures sur 24.

La chose importante à retenir de ce projet mentionne Mme Fortier, c’est que les autopatrouilles sont les voitures qui s’usent le plus rapidement et entraînent les frais d’entretien les plus élevés de tout le parc, d’où l’idée de valider la pertinence de les remplacer par leur équivalent électrique. À suivre.

 

Catégories : Éditorial, Parc
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