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Considérations relatives au temps froid

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Chris Hill fleet manager
Chris Hill. PHOTO Jack Kazmierski

Les conditions météorologiques hivernales du Canada auront un impact sur l’exploitation des VÉ dans les parcs automobiles.

L’hiver dernier a été mémorable dans l’Est du Canada, avec plus de neige et des températures plus froides que n’importe quel hiver depuis de nombreuses années. Dans la municipalité de Guelph où je travaille, nous attendons nos premiers véhicules électriques – quatre autobus urbains et quatre voitures de tourisme. C’est le moment de réfléchir à la façon dont des hivers comme celui-ci les affecteront.

Impact du froid

Il n’est pas surprenant que le VÉ ne fonctionnent pas aussi bien par temps froid que par temps plus chaud. Il en va de même pour les véhicules conventionnels équipés d’un moteur à combustion interne (ICE).

Mais le froid n’empêchera pas les véhicules électriques de se développer. Prenez l’exemple du Québec et de la Norvège, deux endroits où les hivers sont longs et froids et où l’adoption des véhicules électriques est en plein essor.

La distance que l’on peut parcourir avec un VÉ peut diminuer par temps froid, il faut donc apprendre les limites et s’y adapter.

Premièrement, utilisez-les lorsque les distances limitées ne posent pas de problème. Si tous les trajets effectués par vos véhicules dépassent 300 kilomètres par jour, les VÉ ne sont pas faits pour vous pour le moment. Mais si la distance est moindre, et que de nombreux emplois impliquent des déplacements qui ne quittent jamais une petite zone, alors le fait d’avoir un VÉ pour rouler à -15 °C n’est pas très différent d’un véhicule à essence.

Chargement rapide

Ce fut un soulagement d’apprendre que les stations-service OnRoute de l’Ontario seront équipées d’appareils de recharge rapide à courant continu à temps pour la saison des voyages de cet été. Cela facilitera les déplacements sur de longues distances le long des corridors des autoroutes 400 et 401 pour les conducteurs de véhicules électriques.

La neige est une autre histoire. La neige peut venir à bout des véhicules les plus robustes, même des camions de pompiers. Avoir de bons pneus peut aider. Apprendre comment votre véhicule se comporte sur les routes enneigées est le meilleur moyen de s’en sortir sans problème.

Ces techniques de conduite se résument principalement à trois situations de conduite. La première et la plus importante est d’arrêter le véhicule sans rien heurter d’autre. Cela nécessite une pratique réelle dans une zone sûre. Il est préférable d’avoir recours à un formateur professionnel plutôt que d’expérimenter par soi-même. Les distances d’arrêt sur la neige ou la glace sont beaucoup plus grandes que sur une chaussée sèche. Chaque conducteur devrait apprendre à adapter sa conduite pour éviter de perdre le contrôle ou pire.

La suivante est l’accélération. Apprendre à sentir que les pneus gagnent en traction demande aussi de la pratique, tout comme la direction à prendre pour éviter un dérapage ou une perte de direction. Le fait que le véhicule soit électrique ou à essence ne fait aucune différence. Une collision avec un arbre se terminera de la même façon dans les deux cas.

Protection du stationnement

Il est également important de protéger le véhicule lorsqu’il n’est pas utilisé. De nombreux conducteurs savent que le fait de garer un véhicule à un endroit où le vent souffle sur l’avant du moteur peut rendre le démarrage difficile, voire impossible, s’il est laissé ainsi pendant trop longtemps. En garant le véhicule à l’abri, on évite de perdre du temps à brosser la neige ou à gratter la glace sur les vitres.

Les conducteurs de VÉ peuvent avoir la possibilité de recharger leur véhicule à leur domicile ou pendant qu’ils sont au travail. Ce type de « ravitaillement » est beaucoup plus pratique que de revêtir un lourd manteau et des gants pour pomper de l’essence ou du diesel dans une station-service.

Voyager en hiver, lorsque les routes sont dégagées et que le soleil brille, présente des avantages qui ne sont pas possibles en été, comme l’absence d’insectes écrasés sur le pare-brise ou de poussière dans les vitres latérales. Qu’il s’agisse d’un véhicule électrique ou d’un véhicule à essence, ce type d’expérience est toujours agréable.


Chris Hill a été gestionnaire de flotte et conseiller auprès de certaines des entreprises les plus connues du Canada, de plusieurs municipalités et du gouvernement de l’Ontario. Il a été deux fois président de la section ontarienne de la NAFA. Il est actuellement gestionnaire de programme, planification du parc automobile, pour la ville de Guelph.

 

Catégories : Chronique, Parc
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