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Encadrer les bonnes pratiques avec Susan Miller de Geotab

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Susan Miller de GeoTab. PHOTO NAFA

Dans le cadre de sa série de conférences sur la sécurité, la division américaine de la NAFA recevait, le 1er mars, la spécialiste Susan Miller, venue parler de la culture de sécurité à implanter dans les parcs.

Avant de travailler au poste de directrice principale des programmes pour GeoTab, Mme Miller a œuvré à titre de gestionnaire de parcs pour plusieurs entreprises américaines de grande taille. « Ce passage en entreprise m’a permis de voir que la culture de l’entreprise, quand elle repose sur le respect et des valeurs humaines, va faciliter l’implantation d’un programme de prévention et d’une politique de sécurité pour tous les membres de l’équipe. »

Plus spécifiquement en matière d’équipements routiers, Mme Miller a détaillé les nombreux impacts provoqués par un accident impliquant un véhicule de votre parc. « Dans les cas les plus dramatiques, il y a perte de vies ou de qualité de vie. Dans un autre registre, ce type d’événement aura un impact économique important et pourrait projeter un éclairage négatif sur l’image de l’entreprise. De plus, surtout ici aux États-Unis, il y a toujours des poursuites judiciaires possibles, peu importe la gravité de l’incident. »

S’attaquer à la source

Selon Mme Miller, implanter une politique de sécurité dans l’entreprise débute lors du recrutement des chauffeurs. Même dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre elle recommande un filtrage sévère des candidats. Il faut vérifier les références, comprendre pourquoi cette personne a quitté ou perdu son dernier emploi, et vérifier son historique de conduite. Même s’ils peuvent être mal reçus, les tests de dépistage de drogue et alcool peuvent faire partie de la route de vérification.

Mme Miller recommande une période de probation de quelques mois. Évidemment, le candidat à l’essai aura été informé de plusieurs éléments importants gérant ses activités professionnelles. La politique de sécurité de l’entreprise doit être partagée et comprise, tout comme le programme de formation tout comme les méthodes qui seront utilisées pour mesurer son comportement au volant, notamment les outils de télématique.

Durant cette période de probation, le chauffeur doit aussi savoir qui va suivre son comportement et le guider au besoin vers des formations. Les autres chauffeurs peuvent aussi être impliqués durant cette période pour voir si le candidat adopte les bonnes pratiques de l’entreprise.

Mme Miller rappelle qu’un bon programme d’intégration, incluant les attentes en matière de sécurité, est très apprécié des candidats. Un employé qui sait ce qui est attendu de lui et qui comprend le programme de formation continu sera plus enclin à rester dans l’entreprise alors que sa productivité sera haussée de 70 %.

La création d’un comité

Pour cette experte la sécurité au volant est devenue une réelle préoccupation sociale. Au sein de l’entreprise, elle recommande la création d’un comité de sécurité qui va permettre la création d’une politique correspondant à sa réalité et à ses valeurs.

« Les gestionnaires doivent s’impliquer, mais aussi des partenaires comme les assureurs ou encore les fournisseurs qui ont souvent des propositions intéressantes à ce sujet. Des employés devraient aussi en faire partie pour donner leur propre éclairage sur les mesures que le comité veut mettre en place. »

De ces discussions devraient résulter une politique partagée, un programme de formation, mais aussi un protocole d’analyse de tous les incidents et accidents impliquant des véhicules du parc. Le comité pourrait aussi asseoir sa politique en regardant comment d’autres gestionnaires de parc abordent la question de la sécurité.

 

Catégories : Éditorial, Parc
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