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Analyser le moment de remplacement

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L’âge est loin d’être le seul critère devant déclencher la décision de remplacer un véhicule. PHOTO Unsplash / Mak

Lors d’un webinaire diffusé le 9 février, Kate Vigneau, invitée par la division de l’ouest du Canada de la NAFA, a expliqué comment évaluer le moment idéal de remplacer d’un véhicule.

Kate Vigneault de la firme MCG consulting solutions a détaillé, lors de cette rencontre virtuelle, les facteurs à prendre en considération dans la bonne gestion d’un programme de remplacement des véhicules d’un parc. Appliquer la règle de remplacer systématiquement une unité après cinq ans d’utilisation est loin d’être la solution qui convient le mieux.

« Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte et le gestionnaire doit construire d’évaluation du coût total de propriété (TCO) des véhicules de son parc, explique Mme Vigneault. En se basant sur l’historique de son parc ou en puisant dans les données disponibles dans l’industrie, il doit savoir à quel moment il est le plus rentable de revendre le véhicule et le remplacer. Ce point de décision varie d’un véhicule à l’autre selon l’usage, l’âge, le kilométrage, l’historique d’entretien ou encore la valeur de revente. Je sais que durant la pandémie plusieurs administrateurs ont voulu retarder la séquence de remplacement, mais le gestionnaire de parc doit démontrer que cela présente plusieurs inconvénients. »

Tout d’abord, la valeur de revente va fondre alors que les frais d’entretien vont grimper. De plus, les pannes risquent de se multiplier, le véhicule vieillissant peut affecter l’image de marque de l’entreprise et surtout ce retard va demander des efforts financiers importants pour remplacer en un court laps de temps plusieurs véhicules.

Combien ça coûte ?

Mme Vigneault a détaillé ce qui entre en considération dans le coût total de propriété. Il y a évidemment le coût d’achat ou de location du véhicule et son financement. Dans les frais fixes, elle ajoute la dépréciation de la valeur, les assurances, les intérêts, mais aussi l’amortissement des bâtiments liés au parc et les salaires du personnel qui y est lié.

Au chapitre des frais d’exploitation, on retrouve le carburant et les frais d’entretien incluant pièces et main-d’œuvre spécialisée. Elle ajoute aussi une catégorie de dépenses plus difficiles à planifier comme les coûts de réparation d’une collision, les péages ou encore les frais de lavage s’il est fait à l’extérieur de l’entreprise.

Dans ce tableau présenté par Kate Vigneault, le moment de remplacer un véhicule est lorsque l’achat est en bonne partie amorti et la valeur de revente intéressante, mais que les frais d’opération pour le garder sur la route grimpent. PHOTO MCG Consulting Solutions

Le grand ménage

Plusieurs idées ont été partagées par les participants lors de cette rencontre virtuelle. Par exemple, celle que la reprise graduelle des activités commerciales représente un moment propice pour revoir le plan d’affaires de l’entreprise et de faire un ménage dans le parc. Il se trouve souvent plusieurs véhicules inutiles ou sous-utilisés qui pourraient être vendus, transférés vers un autre département de l’entreprise ou remplacés par des véhicules plus économiques ou loués.

La grande conclusion de cette discussion est que le gestionnaire ne peut mettre en place simplement une politique de remplacement des véhicules du parc aux cinq ans. Un camion-pompe de lutte contre les incendies ou une déneigeuse vont durer normalement plus longtemps que la camionnette destinée à l’épandage du sel ou aux gros travaux. Chaque véhicule devrait avoir l’équivalent d’une date de péremption idéale, ou il devient plus économique de s’en départir que de le maintenir dans le parc.

 

Catégories : Éditorial, Parc
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