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CAV Canada : Virage électrique des transports

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Un panel a discuté du virage électrique des parcs lors des conférences de CAV Canada. PHOTO CAV Canada

Dans le cadre de sa 4e rencontre, le 2 décembre, CAV Canada recevait un panel d’experts détaillant leur point de vue sur l’électrification des transports.

Pour ces experts, l’électrification va main dans la main avec l’automatisation des transports. Monika A. Manarcin de Industry X souligne que l’accélération des technologies liées aux véhicules sans émission entraîne aussi un développement rapide de la connectivité permettant le partage des données.

« Le virage électrique, surtout pour les gestionnaires de parc, demande un accès aux données qui va être déterminant dans leur stratégie de logistique. Qui plus est, l’électrification des transports doit se faire dans une préoccupation d’économie circulaire. Les gestionnaires qui veulent verdir leur parc s’intéressent aussi à ce qu’il va advenir des batteries en fin de vie, par exemple. »

Michelle Avary de Einride Amérique du Nord, une firme qui travaille à l’automatisation des transports, considère qu’il existe en ce moment un très important marché pour les camions légers et intermédiaires électriques en applications commerciales notamment par la croissance de l’autonomie de leurs batteries.

« Il y a en ce moment plus de demandes des entreprises que d’offres de véhicules électriques dans ces catégories par les constructeurs, constate-t-elle. Si nous regardons aujourd’hui les possibilités d’automatisation où un seul chauffeur superviserait le déplacement de quatre camions autonomes, il faut se baser sur une énergie verte. »

Comme le dit le panelliste Devashish Paul de BluWave-ai, il n’y a aucune logique à brûler du charbon ou du pétrole pour produire de l’électricité destinée aux véhicules électriques.

Plus rapide la recharge

Pour Colin Singh Dhillon de Canada Automotive Parts Manufacturer’s Association, pour mettre à niveau les infrastructures de recharges et l’adhésion des gestionnaires de parcs commerciaux, il faudrait davantage de support financier de la part du gouvernement et plus d’investissements du secteur privé. « La technologie d’autonomie et de recharge doit évoluer aussi, mentionne-t-il. Le temps de recharge qui oscille en moment entre 30 et 50 minutes doit être réduit à l’équivalent du temps qu’il faut pour faire le plein de carburant dans un camion conventionnel.

« Les gestionnaires sont aussi confrontés à des parcs mixtes où des véhicules à carburant prennent place entre leurs équivalents électriques. C’est lourd, c’est compliqué et certains véhicules électriques dorment dans les garages. Aussi, il y a moins d’historiques d’opération sur ces nouveaux véhicules pour aider les gestionnaires à prendre leurs décisions. En ce moment, il y a une importante courbe d’apprentissage à surmonter. »

Selon lui, il y a une économie réelle à utiliser les véhicules commerciaux électriques quand leur introduction est bien planifiée, en tenant compte, par exemple, des courbes des prix de l’électricité à certaines heures.

Vers l’automatisation

Les conférenciers s’entendent aussi sur les effets que l’introduction de ces véhicules vont avoir sur le partage des données et, ultimement, l’automatisation des transports. « Tesla ne vend pas de voitures, il vend de la technologie, illustre M. Singh Dhillon. La numérisation des véhicules et l’essor des échanges de données augmentent l’intelligence des véhicules. Il faut maintenant que les infrastructures soient mises à niveau pour créer des réseaux d’échange d’informations. »

Il s’empresse de préciser que les entraves à la mise en service de véhicules parfaitement autonomes restent nombreuses, outre les infrastructures inadéquates et une certaine appréhension des utilisateurs. « Il y a par exemple la réalité des réseaux internet en dehors des grands centres qui ne sont pas à niveau ou encore la réglementation gouvernementale qui n’est pas rendue à cette étape. »

Il conclut d’ailleurs que cette mentalité va changer lorsque nos gouvernements seront convaincus que l’automatisation contrôlée et démontrée réduit les erreurs humaines et le nombre d’accidents. « On verra alors sur nos routes des voitures autonomes faites de léger plastique naturel. »

 

Catégories : Éditorial, Parc
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