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NAFA I&E : De la mobilité mécanique à l’électronique

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Brendan P. Keegan de Merchants Fleet. PHOTO NAFA I&E virtuelle
Anthony Foursha de ARI. PHOTO : NAFA I&E virtuelle
Matt Dyer, de LeaserPlan USA. PHOTO NAFA I&E virtuelle
Mike Joyce de AALA, modérateur de cette discussion. PHOTO NAFA I&E virtuelle
Dan Frank de Wheels. PHOTO NAFA I&E virtuelle
Brice Adamson de Enterprise Fleet management. PHOTO NAFA I&E virtuelle
La construction de nouveaux véhicules est affectée directement par la pénurie de puces électroniques. PHOTO Lenny Kuhne \ Unsplash

Lors d’un panel de discussion, dans le cadre de l’édition virtuelle du NAFA I&E 2021, des experts du secteur des parcs ont abordé les grands enjeux du secteur.

C’est Dan Frank de la firme de gestion de parcs Wheels Inc, qui a bien résumé la situation en déclarant : « Nous vivons une période excitante où la mobilité passe de la mécanique à l’électronique. Nous allons assister l’accélération des cycles d’innovation avec leurs erreurs et leurs réussites. Tout le monde parle d’électrification et de véhicules propres et silencieux, mais pour les gestionnaires de parcs, cela va-t-il se traduire par des baisses de coûts ? La situation demeure complexe. »

Même constat du côté de Brendan P.Keegan de Merchants Fleet.

Ce dernier affirme qu’il ne faut plus parler d’évolution dans le domaine du transport, mais de véritable révolution où les changements des 50 dernières années ne se compareront en rien à ce que les cinq prochaines nous réservent.

Électrification

Réunis virtuellement, ces six experts ont abordé la question de l’électrification en premier lieu, puisque c’est le sujet de l’heure pour les gestionnaires de parcs constatent-ils.

« Les politiques de carboneutralité sont excitantes, mais exigeantes à la fois, constate Matt Dyer, de LeasePlan USA. Le défi touche nos entreprises qui doivent analyser les possibilités d’électrification d’une partie de leur parc, tout comme les constructeurs mis devant l’obligation de fournir des solutions pour les applications commerciales. Il y a développement de l’offre de ce côté, avec l’apparition de plusieurs nouveaux joueurs non traditionnels, mais l’approvisionnement reste problématique, notamment à cause de la pénurie de puces électroniques et risque de se prolonger. »

Selon Brice Adamson de Enterprise Fleet Management, le gestionnaire de parc, soutenu ou non par une firme-conseil spécialisée, est aux premières lignes de ce virage.

« Notre rôle d’accompagnement de nos clients est déterminant en ce moment, explique-t-il. Nous constatons par exemple que dans l’ensemble des parcs de nos 94 000 clients, 13 % des véhicules pourraient passer à l’électrique dès aujourd’hui, un pourcentage qui atteindra 45 % en 2025. Nous sommes dans une période d’accompagnement et d’éducation afin d’aider les gestionnaires à changer leurs habitudes. »

Tout repose sur une analyse rigoureuse des limites des véhicules électriques – autonomie et capacités de chargement – et sur le coût total de propriété.

C’est d’ailleurs un point sur lequel insiste Anthony Foursha, de Sales and Services Excellence chez ARI.

« Il faut vraiment prendre le temps de mesurer nos besoins et les solutions offertes. Il est intéressant de voir arriver les camions légers dans le catalogue des VÉ. Toutefois, le gestionnaire doit s’assurer que ces véhicules peuvent faire le travail selon nos applications et nos parcours. De plus, des facteurs de mesure varient comparativement à ce que nous avons connu par le passé, ce qui brouille un peu l’analyse des coûts de remplacement et d’entretien, par exemple. »

M. Dyer revient sur ce sujet en précisant qu’il est encore difficile d’établir clairement un coût de propriété (TCO) pour un véhicule électrique en ce moment.

Il signale une réduction de 30 à 50 % des frais d’entretien, mais ne pourrait se prononcer sur le plus long terme.

Un autre élément discuté par ces experts, toujours en matière d’électrification des transports corporatifs et commerciaux, ces experts soulèvent la question des véhicules spécialisés.

Les équipementiers devront s’adapter pour les doter de tout ce dont ils ont besoin sans affecter la prestation de services.

Finalement, à ce sujet, tous font remarquer qu’il y aura certainement une hausse de la demande des VÉ, toutes tailles confondues, sous la formule de location, question de les mettre à l’essai sans trop se compromettre financièrement.

Approvisionnement

Le panel a répondu à la question soulevée par les problèmes d’approvisionnement dans plusieurs catégories de véhicules en ce moment.

« On dit à tous nos clients de commander leurs véhicules de remplacement dès maintenant, » explique Anthony Foursha.

La pénurie des puces électroniques touche plusieurs produits de consommation et l’automobile est frappée durement, d’autant que le nombre de puces nécessaires à leur construction est en constante progression.

La rareté de la main-d’œuvre, la pression sur d’autres matières premières comme le caoutchouc et les contraintes sanitaires ne font rien pour améliorer l’approvisionnement.

Pour M. Foursha, il est important de gérer les attentes des clients.

« Il faut les accompagner dans leur gestion, en soutenant leur planification. Cela demande de la flexibilité dans le programme de remplacement, connaissant la situation de l’approvisionnement. En ce moment, nous préconisons qu’ils conservent les véhicules de leur parc plus longtemps, notamment en revoyant en profondeur leur programme d’entretien préventif. »

Cela peut aussi se traduire par une hausse des locations à court terme pour répondre aux demandes plus pressantes en attendant la disponibilité des véhicules nécessaires.

L’occasion est belle aussi, selon ces experts, de valider si des véhicules électriques, neufs comme d’occasion, ne pouvaient pas combler une partie des besoins.

Matt Dyer mentionne pour sa part que l’accès à plus de données par la télématique facilite et accélère la prise de décision.

« Faire le ménage du parc permet aussi de profiter des très bons prix de revente pour les véhicules peu utilisés », souligne-t-il.

Il en profite pour mentionner les difficultés rencontrées en ce moment pour attirer et conserver du personnel, notamment des chauffeurs.

Gérer l’information

La question des avantages de la télématique et des véhicules connectés dès leur sortie de l’usine a aussi été abordée par le panel.

Brice Adamson mentionne l’impact direct qu’a une bonne gestion des données sur plusieurs facteurs d’importance, allant de la réduction du nombre d’accidents à l’économie de carburant en passant par l’établissement des itinéraires les plus efficaces.

Ici encore, les experts s’entendent sur le fait que les firmes spécialisées ont un rôle important à jouer aujourd’hui pour aider les gestionnaires de parc à rendre leurs opérations plus efficaces en trouvant une approche où les données tirées des véhicules vont leur donner l’information stratégique.

« Il faut nous rapprocher de nos clients, montrer que nous sommes innovateurs. Notre réalité a changé durablement. »

Mentionnant que nous passons d’une ère de mobilité mécanique à une mobilité électronique, Dan Frank a souligné qu’une des clefs du succès repose sur la communication et le partage d’information.

« Nos rencontres de la NAFA, par exemple, nous permettent d’embrasser les nouvelles technologies. »

Catégories : Éditorial, Parc
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