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NAFA I&E : Gérer les délais de remplacement

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Katherine Vigneau, directrice du CAFM, a expliqué les chemins à emprunter pour réduire l’impact du retard de remplacement des véhicules d’un parc. PHOTO Virtual NAFA I&E

Lors de la NAFA I&E virtuelle, le 14 septembre, Katherine Vigneau, directrice du CAFM, a prodigué des conseils aux gestionnaires de parc confrontés à la nécessité de ralentir leur séquence de remplacement de véhicules.

Plusieurs facteurs contribuent à créer une situation où un gestionnaire de parc se trouve dans l’obligation de ralentir son programme de remplacement de véhicules.

Il peut s’agir d’une réduction des budgets causés par des difficultés financières dans l’entreprise ou tout bonnement par un accès plus difficile à des véhicules de remplacement.

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Le meilleur moment de remplacer un véhicule est au moment où ses frais d’opération entreprennent leur courbe ascendante. PHOTO Virtual NAFA I&E

Forte de ses 30 ans dans le secteur des parcs, Katherine Vigneau a mentionné durant sa conférence virtuelle que les gestionnaires de parc savent qu’il existe un moment optimal pour remplacer un véhicule.

Le déclencheur de la décision de remplacement peut varier d’une entreprise à l’autre.

Certaines entreprises voudront liquider les véhicules dès la fin de la garantie du constructeur, d’autres préféreront les conserver plus longtemps avec un programme d’entretien préventif rigoureux.

Le coût total de propriété (TCO) étant le jalon auquel se mesurent habituellement les véhicules.

Le cycle de vie idéal peut toutefois être prolongé pour les raisons évoquées.

« Cette situation n’est pas nouvelle et se présentait avant l’avènement de la COVID, explique Mme Vigneau. Les responsables de parc ont toujours fait preuve de flexibilité pour s’adapter à l’évolution des besoins et des budgets des entreprises. »

Les étapes à suivre

Si la haute direction d’une entreprise annonce son intention de sabrer dans les budgets alloués à son parc véhiculaire, le gestionnaire doit faire ses devoirs.

La première étape préconisée par Mme Vigneau dans de telles circonstances est de départager les rumeurs des faits avec la direction.

« Il faut comprendre les réductions budgétaires et en parler avec la direction, reprend Mme Vigneau. Ensuite, le gestionnaire doit analyser les impacts à court et long termes de ces coupes financières. »

Ce rapport sur l’impact des réductions budgétaires sur la santé du parc doit ensuite être expliqué aux dirigeants.

« Économiser à court terme en retardant le remplacement des véhicules se traduira évidemment par l’augmentation des coûts d’entretien, poursuit l’experte. Les pannes risquent d’être plus fréquentes, si les véhicules ne sont pas disponibles en nombre suffisant il faudra possiblement penser à la réduction des services et en général, un parc vieillissant a un impact sur le moral des travailleurs et l’image corporative de l’entreprise. »

Des pistes de solution

Tous ces éléments sont importants et doivent être partagés avec les preneurs de décision.

Mais un gestionnaire de parc avisé aura aussi en main des solutions de rechange qui peuvent atténuer les effets négatifs d’une réduction des budgets de remplacement de véhicules.

Les patrons bien avisés apprécient qu’on leur propose des solutions.

« Premièrement, faites le ménage dans votre parc, lance Mme Vigneau. Réattribuez les véhicules moins utilisés vers les grands utilisateurs, vendez les véhicules inutiles. Établissez un système de pointage pour chaque véhicule tenant compte de son âge, de son kilométrage, des coûts liés à son entretien et de son utilité pour véritablement prioriser les équipements mobiles à remplacer d’urgence. »

Il est possible aussi de construire des propositions pour réduire les coûts d’opération.

Les services peu rentables pour l’entreprise pourraient être suspendus temporairement, l’achat de véhicules de remplacement d’occasion pourrait être envisagé ou encore de sous-traiter certaines activités d’entretien, par exemple.

S’ajuster au contexte

« Nous sommes en ce moment dans une période difficile, concède la directrice du CAFM. Des entreprises ont souffert financièrement des effets de la pandémie. Il y a des retards de livraison dans plusieurs catégories de véhicules et les prix sont en hausse. Il faut revoir nos modèles de gestion et de remplacement de véhicules. »

Répondant à une question d’un participant, M. Vigneau a indiqué de l’option du remplacement de véhicules par leur équivalent électrique mérite qu’on s’y arrête.

Elle recommande de sonder les nombreuses études publiées à ce sujet ou parler avec les gestionnaires d’entreprises qui ont négocié ce virage pour établir des tableaux comparatifs du coût total de propriété.

Dans le prolongement de cette discussion, elle a aussi précisé que la valeur de revente doit être un des éléments à considérer dans le coût total de propriété du véhicule.

En ce moment, avec une forte demande pour les véhicules d’occasion la revente rapide des véhicules peu ou pas utilisés serait une décision à considérer.

Catégories : Éditorial, Parc
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