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Impliquer les utilisateurs par Simon Therrien

Les chauffeurs en zones urbaines auraient peut-être des suggestions à formuler à leurs gestionnaires de parc. PHOTO Matthew Fournier / Unsplash

Gérer un parc va beaucoup plus loin que superviser des équipements mobiles. Cela implique aussi un important volet de gestion des ressources humaines.

Si la dernière année doit nous donner une leçon, c’est certainement celle de l’adaptabilité.

Nos entreprises ont su faire face à des circonstances exceptionnelles et y faire face avec un grand sens de l’innovation.

Derrière cette réussite, il y a aussi un engagement des équipes entières, allant des décideurs aux utilisateurs.

Je veux d’ailleurs tourner le projecteur en leur direction pour cette chronique.

Les utilisateurs sont les premiers acteurs que l’on devrait considérer lors de prise de décision sur la nature de nos parcs.

Notre mandat est de nous assurer de la disponibilité des véhicules, qui sont les outils de travail de ces utilisateurs, et de le faire en respectant des cadres budgétaires établis et souvent très serrés.

Faire évoluer le parc

L’implication des utilisateurs dans l’établissement des orientations de la gestion du parc me semble un incontournable.

Prendre le temps d’analyser, avec l’utilisateur, la nature de sa tâche, dont les détails ont pu changer de façon importante durant la période de vie utile du véhicule, c’est aussi permettre de personnaliser le véhicule selon ses besoins.

Un des impacts positifs d’impliquer l’utilisateur dans le choix du véhicule, c’est qu’il sera content de monter à bord et en prendra plus grand soin, un peu comme s’il s’agissait de sa voiture personnelle.

Et sa performance sera bonifiée du fait qu’il aura accès aux outils et équipements les mieux adaptés à sa tâche.

Copie conforme

C’est une erreur de remplacer un véhicule en fin de vie par un véhicule équivalent ou identique est encore trop commune.

C’est une solution simple aux premiers abords, mais qui efface une réelle possibilité de faire évoluer le parc dans la direction de la réduction des coûts.

Je lisais récemment sur autosphere.ca le témoignage de gestionnaires de parcs véhiculaires de grandes villes et de campus universitaires américains.

Ils ont comme nous des objectifs de contrôle des dépenses et mettent en place diverses initiatives pour les atteindre.

On parle de réduire systématiquement la cylindrée des véhicules, passant des V8 aux six cylindres et des six cylindres aux modèles à quatre cylindres.

Mais, les changements qui me semble les plus intéressants, proviennent des suggestions des utilisateurs eux-mêmes, des suggestions que l’on escamote trop souvent.

Une information précieuse

Au lieu de remplacer une camionnette pleine grandeur à quatre roues motrices avec son équivalent, peut-être que l’utilisateur préférerait un véhicule plus petit, plus pratique en zone urbaine.

En tant que gestionnaires de parcs de toutes natures et dimensions, nous devons prendre en considération plusieurs paramètres lors de nos choix.

Je pense que le point de vue des utilisateurs doit être au centre de nos décisions. Valoriser leur opinion, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, est aussi une approche gagnante.


Simon Therrien est gestionnaire principal du parc automobile chez Bell et président de la NAFA Québec.

Catégories : Chronique, Parc
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