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Les défis des gestionnaires de parc avec Roger Constantin

Roger Constantin, de la firme Services Conseils RC, est venu présenter les différents défis auxquels les gestionnaires de parc sont confrontés.

Lors d’une entrevue vidéo avec Autosphere.ca, Roger Constantin, spécialiste en gestion de parcs, est venu parler de plusieurs défis qu’ont relevés les gestionnaires de parc au cours des derniers mois et qu’ils devront aborder dans l’avenir.

Impacts de la COVID

Selon M. Constantin, fondateur de Services Conseils RC, la pandémie a incontestablement eu un impact sur les gestionnaires de parc.

« Il a fallu repenser le modèle qui se décline selon deux approches, selon que le parc a accès à son propre atelier d’entretien ou qu’il confie ces travaux à un garage extérieur. Dans le premier cas, il fallait s’assurer que les techniciens avaient tout ce le nécessaire pour travailler de façon sécuritaire, explique-t-il. Il y a eu plusieurs ajustements pour répondre aux nouvelles normes sanitaires et ça s’est fait assez rapidement.

« Les entreprises qui n’avaient pas d’atelier ont vécu la même situation, un peu par ricochet. Ces ateliers et les concessionnaires ont dû prendre des mesures, notamment pour réduire le nombre de personnes en contact, par la gestion de la prise de rendez-vous par exemple. »

Il souligne aussi, toujours à ce sujet, que certains postes ont pu être transférés sous forme de télétravail, notamment pour les aviseurs techniques. La gestion des horaires d’entretien pouvait se faire à distance.

M. Constantin mentionne aussi que la COVID a demandé des modifications rapides dans les véhicules des parcs, mais aussi dans leurs modes d’utilisation.

« Dans le cas où un véhicule est assigné à une seule personne, le problème ne se posait pas. Mais dans le cas où il y avait plusieurs occupants du même véhicule ou que ce dernier était partagé par plusieurs travailleurs il a fallu mettre des mesures en place. L’installation de plexiglas entre deux employés, par exemple, ou encore la disponibilité de masques et de désinfectant à bord. »

La pandémie a eu pour effet de mousser la demande de livraison de biens, mais aussi sur les entreprises de services, alors que tous les télétravailleurs voulaient un réseau de télécommunication performant. Selon M. Constantin, ces entreprises ont dû revoir leur modèle d’affaires pour réagir à ce qui se présentait pour plusieurs, comme une opportunité.

« Après une période d’observation, ces entreprises ont vu les changements et ont communiqué avec leurs clients pour établir le niveau d’urgence de livraison de biens et services. Souvent les entreprises de livraison de marchandises ont fait appel à des sous-traitants ou ont augmenté le nombre de leurs véhicules ou leurs heures d’opération. »

Le soutien de la télématique

Les outils de télématique, qui étaient déjà connus des gestionnaires de parc, mais, selon M. Constantin, ce qui a changé plus récemment c’est l’utilisation qu’en font les entreprises.

« Mais un des points importants de la télématique est qu’on peut s’en servir pour atteindre le bon dimensionnement du parc. Elle nous permet de voir l’utilisation du véhicule, à quels moments de la journée ou encore à quelle fréquence ils circulent. Il faut regarder ces cycles sur au moins une année pour pouvoir comparer.

« Cela donne un portrait clair sur les véhicules dont l’entreprise a besoin et à quels moments de l’année ils doivent être disponibles. Et le bon dimensionnement est un défi constant pour les gestionnaires de parc qui doivent aussi tenir compte des prérogatives des opérations. Cela facilite aussi la planification des acquisitions et des programmes d’entretien. »

Les questionnements des gestionnaires

À la tête de sa firme-conseil, Roger Constantin est bien placé pour communiquer les principales questions soulevées dernièrement par les gestionnaires de parc.

« Évidemment, plusieurs questions gravitaient autour de la pandémie, constate-t-il. Les entreprises voulaient savoir comment les autres organisations avaient mis en place des procédures. Puis découlent de ce questionnement tous les enjeux de dimensionnement et de cycles de vie pour savoir, simplement, s’ils en avaient pour leur argent. Les gens voulaient savoir comment ils pouvaient tirer le maximum de leurs véhicules. Toute la question de l’électrification des transports a aussi été soulevée. »

L’électrification

Ce phénomène mondial, très dynamique au Québec, entraîne beaucoup de questionnement de la part des gestionnaires.

Selon M. Constantin, le choix électrique doit tenir compte aussi de tout ce qui entoure le véhicule à émission zéro, des matériaux utilisés pour sa construction, la production de l’énergie pour l’alimenter, son utilisation, son entretien, ou encore son amortissement.

Selon une analyse récente des besoins de certains de ses clients, M. Constantin a constaté que la solution électrique ne pouvait que s’appliquer en ce moment que pour moins de 10 % des véhicules des parcs.

« Le modèle doit être amélioré, car il ne répond pas encore parfaitement aux besoins des gestionnaires de parc. Mais la situation est prometteuse au Québec au sujet de l’électrification des transports. Nous n’avons pas à démontrer la faisabilité technique, mais il reste un bout à faire du côté environnemental. »

Selon M. Constantin la majorité des gestionnaires de parc sont plutôt optimistes face à l’avenir, mais ont hâte de retrouver une certaine normalité.

« Je crois que comme pour tout le monde, il manque la possibilité du rapprochement physique avec les gens, conclut-il. Comme nous tous, ils ont hâte de se revoir en personne. »

Catégories : Éditorial, Parc
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