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Ce que 2021 nous réserve par Simon Therrien

Le changement des habitudes de consommation met beaucoup de pression sur les activités de livraison. PHOTO Claudio Schwarz

Nous venons de tourner la page sur une année qui passera aux annales et aura mis à dure épreuve le sens de la débrouillardise de nos gestionnaires de parcs.

Nous pouvons dès maintenant tirer des leçons de cette période qui a mis notre capacité d’adaptation à dure épreuve. Les effets de la COVID-19 vont se prolonger en 2021, même si le programme de vaccination laisse entrevoir des jours meilleurs.

L’approvisionnement semble vouloir être perturbé pour une certaine période de temps. Les véhicules dont nous avons besoin pour effectuer nos tâches et livrer la marchandise et les services attendus de nous ne sont pas toujours disponibles, surtout pour les équipements spécialisés.

Qui plus est, certaines pièces de remplacement difficiles à dénicher. En ce sens, les gestionnaires doivent se montrer prudents et prévoyants, en gonflant les inventaires des pièces courantes qui peuvent être plus difficiles à trouver.

La période est tout indiquée pour être rigoureux sur les programmes d’entretien préventif. Dans un contexte de forte demande, il est impératif de garder nos véhicules sur la route et toute entorse à cette bonne pratique peut avoir des conséquences logistiques et économiques très fâcheuses.

Dans le même ordre d’idée, la standardisation des véhicules du parc peut entraîner des effets positifs en limitant la variété de pièces de remplacement nécessaires et en facilitant le développement d’une expertise technique de l’équipe dans l’atelier d’entretien.

La main-d’œuvre

Nous vivions déjà une période de rareté de main-d’œuvre avant la pandémie. Le phénomène est selon moi loin de s’atténuer. Certes, des travailleurs ont perdu leur emploi durant la crise, mais nous restons à la recherche d’une main-d’œuvre spécialisée, dans nos ateliers, sur nos routes tout comme dans nos bureaux.

La pression intense exercée sur les entreprises de livraison par la modification accélérée des habitudes de consommations risque de se maintenir, ce qui créer un fort appel pour des chauffeurs qualifiés qui font déjà défaut.

Un peu d’espoir repose sur le fait que plusieurs travailleurs spécialisés dans le domaine automobile ont perdu leur emploi à cause de la réduction des kilomètres parcourus par les automobilistes et le télétravail qui risque de rester, du moins en partie, dans les mœurs. Autant de talents dont pourrait bénéficier notre secteur.

Pour la NAFA Québec

Évidemment, nous espérons pouvoir reprendre nos activés sociales rapidement avec nos membres. Mais à moyen terme, nous voulons travailler sur notre plateforme web pour y créer des capsules d’information où interviendraient des spécialistes parmi nos membres ou nos fournisseurs. La flexibilité de la formation en ligne est probablement une des grandes applications découlant de cette pandémie.

Chose certaine, nous voulons garder le contact avec tous nos membres, ces spécialistes qui ont fait preuve d’une si grande solidarité quand le besoin s’en ait fait brutalement sentir.


Simon Therrien est gestionnaire principal du parc automobile chez Bell et président de la NAFA Québec.

Catégories : Chronique, Parc
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