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Susciter l’épargne

Actuellement, un véhicule électrique est plus cher qu’un véhicule à moteur à essence. PHOTO Shutterstock

La réduction des coûts d’entretien rend les VES attrayants pour les parcs automobiles.

L’année dernière, seulement 3,3 % des ventes de véhicules légers au Canada étaient électriques, mais cela suffit à Al Cormier pour voir des implications plus importantes.

« En plus de l’activité dans les véhicules légers, nous sommes maintenant dans les autobus de transport en commun électriques, les autobus scolaires électriques et les camions électriques de différentes tailles », explique Al Cormier, directeur des projets spéciaux chez Electric Mobility Canada. « Plusieurs équipementiers proposent des pick-up électriques dans l’année à venir, ainsi que des entreprises comme Rivian et Tesla ».

Les VES sont une option intéressante pour les parcs de véhicules, car ils ne nécessitent pas autant d’entretien qu’un véhicule à moteur à combustion interne. « C’est la nature de l’électrification, il y a beaucoup moins de pièces mobiles et pas de changement d’huile », explique M. Cormier. « Donc, beaucoup moins de maintenance et d’entretien. »

Actuellement, un véhicule électrique est plus cher qu’un véhicule à moteur à essence. « Le prix des batteries a été un facteur important, mais il a considérablement baissé », explique M. Cormier. « Avant, il était de 1 000 $/kW, maintenant il est descendu à environ 200 $/kW, et les experts disent qu’il sera à moins de 100 $/kW d’ici un an. » Il pense que les véhicules électriques auront la parité de prix avec les véhicules à moteur à combustion interne d’ici environ cinq ans.

Une industrie des batteries compétitive

Lorsque les gestionnaires de parc automobile achètent un véhicule, ils examinent naturellement ce que cela va leur coûter sur la durée de vie du véhicule. « S’ils font cette analyse, en comparant le coût d’achat accru par rapport au coût beaucoup plus faible de l’alimentation du véhicule, ils constateront un avantage significatif chaque année et sur la durée de vie du véhicule », explique M. Cormier.

Bien qu’il y ait eu des spéculations sur le fait que le remplacement de la batterie pourrait être coûteux, cela ne semble pas se produire. « Nous avons des VES depuis 10 ans ou plus, et ils fonctionnent toujours parfaitement avec leur batterie d’origine », explique M. Cormier. « C’est une préoccupation qui est en train de disparaître. L’industrie des batteries est très compétitive en termes de performance et de qualité, elle ne cesse d’améliorer la densité et la puissance des batteries ».

Bien que les consommateurs souhaitent des véhicules avec une plus grande autonomie, les parcs automobiles utilisent généralement des véhicules qui rentrent à la maison tous les soirs. Ils peuvent parcourir 100 kilomètres ou moins par jour, ce qui est bien dans la fourchette d’une batterie de taille modeste. « S’ils rentrent chez eux la nuit, il serait facile de les recharger lorsque l’électricité est moins chère », explique M. Cormier. « Il n’est pas nécessaire que la charge soit rapide, vous pouvez faire la charge de niveau deux, 220 volts. La majeure partie de la charge rapide avec un voltage plus élevé et une charge plus rapide se fait le long de l’autoroute ».

Les chargeurs eux-mêmes ne sont qu’un équipement électrique. « Je n’ai jamais entendu parler d’une panne de l’un d’entre eux », dit M. Cormier. « Leur prix baisse aussi rapidement, car le nombre de sociétés fournissant des chargeurs augmente. »

À tous ceux qui s’inquiètent de l’impact sur le réseau électrique, M. Cormier fait remarquer qu’au cours des dernières décennies, les ménages sont passés de la corde à linge au sèche-linge électrique, qui a la même puissance qu’un chargeur de batterie — et les services publics ont survécu. « Nous sommes également passés de maisons très chaudes à des maisons climatisées, et nous avons survécu à cela. »

Législation ZEV

Actuellement, les types de parcs automobiles qui passent aux véhicules électriques sont variés, sauf dans les provinces qui ont une forme de législation sur les véhicules à émissions zéro (ZEV), comme le Québec et la Colombie-Britannique. « Là où la législation ZEV existe, le gouvernement et les parcs de véhicules de service font le changement », explique David Murphy, directeur principal du parc de véhicules de Mitsubishi Motor Sales of Canada, Inc. « Cela dépend de plusieurs facteurs, notamment de l’utilisation locale et du désir d’un parc automobile de réduire les gaz à effet de serre, de réduire le coût total de possession et de réduire les coûts d’entretien et d’essence ».

En ce qui concerne les logiciels de gestion de parc automobile, les VES et les hybrides rechargeables (PHEV) s’intègrent dans les logiciels de gestion de parc automobile existants. « Les conducteurs auront probablement besoin d’une formation de mise à jour sur la façon de maximiser l’autonomie, comme par exemple, pas de démarrage en douceur, pas de freinage à la dernière seconde lors d’un arrêt contrôlé », explique M. Murphy. « D’autres apprentissages qui seront utiles comprennent la compréhension du fonctionnement du freinage régénératif, et bien sûr, comment et où recharger le véhicule ».

Il y a des économies à faire sur le carburant et l’entretien, sinon sur le prix réel des véhicules. « Toutefois, si l’on considère le coût total de possession sur la durée de vie du véhicule, les VES et les PHEV sont souvent la meilleure option », explique M. Murphy.

Les économies de carburant commencent dès le premier jour et se poursuivront pendant toute la durée de vie du véhicule. « Les VES ont 90 % de pièces mobiles en moins que les véhicules à moteur à combustion interne », explique M. Murphy. « Cela signifie 90 % de pièces en moins nécessitant un entretien. Les VES n’ont pas d’huile ou d’autres fluides qui doivent être remplacés régulièrement. L’usure des freins est également considérablement réduite grâce aux systèmes de freinage régénératif ».

Charge gérée

Mais il pourrait y avoir des coûts cachés lorsqu’il s’agit de gérer l’électricité. C’est là qu’il est utile de consulter le service public local. « Cela dépend du nombre de voitures qui sont chargées, du type de structure tarifaire », explique Neetika Sathe, vice-présidente du centre GRE&T, chez Alectra. « Si vous êtes un client de classe A ou de classe B, si toutes les voitures du dépôt du parc automobile sont mises en charge en même temps, la consommation d’énergie sera assez élevée ».

Il existe des moyens de gérer la recharge par la technologie, pour éviter les périodes de pointe. « Il suffit de recharger la voiture pendant trois, quatre ou cinq heures seulement », explique M. Sathe. « Vous n’avez pas besoin de la recharger pendant 12 heures. Il est donc possible de gérer la recharge, où toutes les voitures ne se rechargent pas en même temps — vous pouvez l’échelonner ».

« Il faut un peu plus de partenariat », dit Sathe. « Toutes ces nouvelles solutions énergétiques sont de nouvelles solutions économiques. »

Le passage aux VES s’accompagne d’économies à long terme, si l’on tient compte de la réduction de la consommation de carburant et de l’entretien. « Les véhicules électriques à batterie comportent beaucoup moins de pièces que les moteurs à combustion — pas de bougies, de pistons, de courroie de distribution ou de besoin en huile », explique Charlotte Argue, responsable de l’électrification du parc automobile chez Geotab.

La santé des batteries

La plus grande source d’inquiétude est la santé de la batterie du VE. « Elle est importante, car elle a un impact sur l’autonomie maximale et la valeur résiduelle du véhicule », explique M. Argue. « Jusqu’à présent, les batteries se sont avérées performantes, avec seulement une légère dégradation. » Il existe des moyens de prolonger la durée de vie de la batterie, par exemple en minimisant les événements de charge rapide, en particulier les jours de grande chaleur, et en faisant en sorte que la batterie soit inférieure à 80 % si le véhicule reste assis pendant une longue période.

Les gestionnaires de parc automobile peuvent vouloir surveiller l’utilisation des VES pour s’assurer qu’ils tirent le meilleur parti de l’autonomie du véhicule. « Un VE apportera plus de valeur plus il sera utilisé », explique M. Argue. « Les propriétaires de parc automobile doivent s’assurer que leurs conducteurs sont formés pour brancher leurs véhicules à la fin de la journée afin d’optimiser l’autonomie ».

« Tirer profit du plein potentiel d’un VE permettra une intégration réussie des VES dans les parcs automobiles. »

Catégories : Éditorial, Parc
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