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NAFA I & E 2020 : Un avenir plus sûr

Cette année, l'I&E est virtuel. PHOTO NAFA

Le Réseau des employeurs pour la sécurité routière a fait son rapport sur les politiques de flotte qui ont le plus d’impact sur la sécurité.

Comme la plupart des événements de cette année, l’I & E 2020 de la NAFA est devenue virtuelle. L’événement en ligne a démarré le 14 septembre avec tous les participants qui se sont connectés depuis leur domicile et leur bureau.

L’une des sessions qui a retenu notre attention le jour de l’ouverture a été organisée par le NETS (Network of Employers for Traffic Safety). Les recherches menées par le NETS brossent un tableau clair des politiques relatives aux flottes qui font la plus grande différence pour la sécurité globale des flottes actuelles.

Leur analyse est basée sur des questionnaires envoyés à des dizaines de flottes, les interrogeant sur leurs politiques et leurs pratiques. Les employeurs sont également invités à communiquer des données clés, notamment le nombre de collisions par million de miles parcourus (CPMM), le pourcentage de leur flotte impliqué dans une collision et le nombre de blessures par million de miles parcourus (IPMM).

Toutes les mesures ne s’appliquent pas de la même façon à toutes les flottes. Par exemple, si une flotte passe tout son temps dans le centre-ville d’une grande ville, le CPMM peut ne pas être une mesure aussi utile que le pourcentage de la flotte qui a été impliquée dans une collision.

Lors de la session NETS, Jonathon Vivoda, professeur assistant à l’université de Miami, s’est concentré sur les dernières statistiques disponibles, qui ont été compilées à partir de données collectées en 2018. Selon M. Vivoda, le CPMM moyen était de 5,09 pour les 72 entreprises qui ont participé à l’enquête en 2018. En outre, le pourcentage moyen de flotte impliquée dans une collision était de 8,67 pour les 72 participants

Faire la différence

Lorsque l’on examine le CPMM, il est clair que certaines politiques relatives à la flotte font une grande différence sur le plan statistique. La différence la plus significative a été observée avec les flottes qui ont mis en place une politique d’atténuation de la fatigue. Avec les flottes de véhicules lourds, par exemple, lorsque la politique d’une entreprise exige de conduire avec un partenaire, les chiffres du CPMM se sont améliorés de 6,86 % en moyenne.

La restriction de la conduite de nuit est le deuxième facteur qui contribue le plus aux statistiques sur les collisions de poids lourds. Les flottes qui avaient mis en place une politique de conduite de nuit ont enregistré une baisse de 6,71 % des collisions. Les flottes de véhicules légers ont constaté des avantages similaires lors de la mise en place de restrictions de la conduite de nuit (amélioration de 4,4 %).

Selon M. Vivoda, les flottes ayant mis en place des politiques qui traitent de la conduite en état de fatigue ont obtenu les meilleurs chiffres du CPMM dans l’ensemble. De même, les flottes qui ont mis en place une politique qui encourage la concurrence entre les conducteurs qui se disputent la première place comme étant les plus « sécuritaires » au sein de l’organisation, ont également obtenu de meilleurs chiffres CPMM.

De plus, les flottes équipées de systèmes de surveillance embarqués ont de meilleurs résultats en matière d’accidents, tout comme celles qui disposent de technologies de limitation des téléphones portables et de programmes de formation des conducteurs. Un solide processus d’examen des collisions s’est également avéré faire une grande différence.

Des politiques de flotte à éviter

Les recherches de NETS ont également permis de dresser un tableau clair des politiques que les flottes voudraient éviter. Par exemple, certaines organisations vérifient si un conducteur utilisait son téléphone au moment de la collision, mais leur politique ne prévoit pas de conséquences graves qui feraient réfléchir le conducteur à deux fois avant d’utiliser son téléphone au volant. Selon M. Vivoda, ces flottes ont un taux de collision plus élevé.

Une autre erreur importante commise par les multinationales est d’avoir une politique en matière de téléphonie mobile, mais de laisser les détails de cette politique à chaque pays ou unité de l’entreprise. « C’est une mauvaise idée », a expliqué M. Vivoda. « C’est généralement lié à des mesures d’accidents plus mauvaises. »

Vivoda a recommandé de mettre en place une politique de flotte solide pour s’assurer que les enregistrements téléphoniques sont vérifiés après une collision. Et plus les cadres d’une entreprise soutiennent la sécurité routière, plus les conducteurs de la flotte prendront au sérieux la sécurité en général.

Comme toutes les flottes sont différentes, M. Vivoda conseille aux gestionnaires de flottes d’adopter une approche mesurée pour améliorer leurs propres statistiques de sécurité. « Tout sera différent pour chaque entreprise », a-t-il conclu. « Cherchez donc des choses qui peuvent être changées et que vous pouvez mettre en pratique dans votre entreprise. Les chiffres nous disent une chose, mais vous comprenez à quel point il peut être difficile ou facile de changer certaines choses. Cherchez donc ce fruit à portée de main lorsque vous réfléchissez aux changements que vous pouvez apporter ».

Catégories : Éditorial, Parc
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