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Le prix des voitures n’est pas près de reculer

Les concessionnaires sont confrontés à des prix de vente élevés dans un contexte économique morose. (Crédit : Envato)
Le prix de vente moyen des véhicules neufs sur notre marché atteint quelque 63 000 dollars en ce moment, et bien malin qui peut en annoncer la réduction.
Les bruits que l’on entend en coulisse laissent entendre que l’année en cours pourrait indiquer un ajustement à la baisse des prix de vente des véhicules neufs. Je ne sais trop sur quelles bases reposent ces pronostics, et je doute grandement qu’elles résistent à un examen plus attentif.
Je me montre prudent, puisque les facteurs qui influent normalement sur les prix sont complètement chamboulés depuis les cinq dernières années. Ces agents perturbateurs sont connus. Les effets des tarifs commerciaux et de l’échéance prochaine de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) sont connus. Ils sont également alourdis par le cadre géopolitique mondial le plus tendu depuis la fin de la guerre froide.
Aussi, plusieurs constructeurs ont retiré de leurs catalogues des modèles abordables, ce qui contribue à une hausse moyenne de la valeur des véhicules offerts. Tout comme l’ajout constant d’équipements de pointe, même dans les modèles d’entrée de gamme, qui se reflète sur le prix demandé.
Les tergiversations concernant les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports risquent de créer une inéquation entre l’offre des constructeurs et l’intérêt des consommateurs. Cela étant dit, je demeure confiant envers la réussite du virage électrique, considérant que cette transition a besoin de temps et de paramètres clairs.
À ce chapitre, l’entrée de véhicules électriques chinois sur notre marché, dont le déploiement reste à préciser au moment d’écrire ces lignes, va évidemment avoir son impact.
À ces causes connues, il faut prévoir que l’actualité nous réserve des surprises qui viendront perturber le marché.
J’en conclus que 2026 verra au mieux une stabilisation des prix. Je note qu’il est en général plutôt rare, peu importe les circonstances, de constater une réduction du prix des biens de consommation, même si leurs coûts de production ont diminué.
Des cibles à atteindre
Les ventes de 2025 ont été en dents de scie, modulées notamment par l’appréhension provoquée par l’application potentielle de tarifs réciproques qui auraient fait monter davantage la facture. Toutefois, les résultats de cette année ont été somme toute positifs.
Aujourd’hui, sur le marché, l’humeur est au doute, tant chez le consommateur qu’auprès des concessionnaires. L’offre est étoffée, mais le consommateur sera-t-il preneur ? Pour lui, dans un contexte économique ombrageux, l’abordabilité semble être devenue un important facteur de choix. Avec des prix plus costauds, on comprend que cette prise de décision devra être appuyée par une approche d’accompagnement et de mise en confiance structurée et basée sur la transparence.
Bref, je ne crois pas que le prix des voitures neuves va chuter au cours des prochains mois. Toutefois, si les concessionnaires savent offrir à leurs clients potentiels des véhicules correspondant à la fois à leurs besoins et à leurs capacités de payer, les résultats de 2026 devraient être à la hauteur de ceux que nous avons enregistrés au cours de la dernière année.





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