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Normalisation du marché automobile et allègement des normes

Le marché doit suivre la demande du consommateur pour une variété de motorisations. (Crédit : Shutterstock)
Nous aspirons tous à une réduction de l’empreinte carbone des transports, mais pour atteindre ces objectifs, nos gouvernements doivent reconsidérer leur approche.
L’imposition de pénalités aux constructeurs automobiles qui ne sont pas en mesure de livrer le pourcentage fixé par Ottawa de véhicules électriques sur notre marché a plombé le secteur Ces pénalités, ou l’achat de crédits nécessaires pour les contourner ont fait gonfler les prix des voitures électriques.
Si on ajoute l’incertitude en matière de subventions à l’achat, on doit constater que l’adoption du véhicule électrique se fait à un rythme plus lent qu’escompté et que la majorité des consommateurs hésite encore.
De nouvelles cibles d’émission pour le secteur automobile sont en préparation et j’espère qu’elles seront plus réalistes et incluront, par exemple, les véhicules à technologie hybrides dont la faible consommation en carburant doit être considérée.
Cela peut sembler contradictoire, mais la levée des pénalités imposées aux constructeurs devrait avoir un effet bénéfique sur la vente de véhicules électriques. Le prix de ces derniers ne sera plus alourdi par les pénalités imposées aux constructeurs, ce qui les rendra plus intéressants comparativement à leurs équivalents à essence.
L’offre électrique n’a jamais été aussi diversifiée. Nous voyons arriver sur le marché une multitude de modèles dans lesquels les constructeurs ont investi des années et des sommes colossales en recherche et développement.
L’électrification des transports, surtout ici au Québec, est évidemment une noble et logique mission. Toutefois, on ne peut pas forcer l’ensemble des consommateurs à suivre ce virage. La proposition et le soutien d’une diversité de solutions de motorisation appuieraient ces efforts tout en laissant le consommateur libre d’opter pour le véhicule répondant à ses besoins.
L’effacement des pénalités dans un contexte trop strict va donner un ballon d’oxygène aux constructeurs et se refléter sur le prix de vente des véhicules électriques. C’est une bonne chose, car plus le prix demandé pour les véhicules de cette technologie diminuera et plus le consommateur moyen envisagera l’achat, d’autant si l’écart avec un véhicule à propulsion conventionnel s’amenuise. D’ailleurs, un autre facteur positif est la réduction graduelle du coût de fabrication des batteries haut voltage.
Notre secteur automobile, il faut le rappeler, fait partie du vaste marché nord-américain. Cette réalité définit non seulement l’offre développée par les constructeurs, mais aussi la manière dont les consommateurs vont l’absorber.
Nos gouvernements doivent arrêter de semer l’incertitude sur le marché en proposant puis en retirant des subventions à l’achat. L’effort était louable pour lancer la roue, mais aujourd’hui, ce dont le secteur a besoin, c’est de la prédictibilité. Je comprends le consommateur intéressé par un véhicule électrique qui hésite à se compromettre dans l’attente d’une hypothétique subvention.
Si Ottawa veut faire basculer la décision en faveur du choix électrique, qu’il abandonne les subventions et se concentre sur la réduction de l’anxiété de l’autonomie – un autre frein à l’adoption de l’électrique – en mettant en branle un programme structuré et agressif d’implantation de stations de bornes de recharge à haute vitesse.





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