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Cap sur le progrès
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Wally Dingman. Source : Wally Dingman
Alors que nous amorçons la deuxième moitié de l’année, c’est le moment idéal pour faire le point sur les progrès réalisés jusqu’à présent en 2025 et sur ce qui nous attend dans les semaines et les mois à venir. Lorsque j’ai accepté le rôle de président de l’ARC, l’un de mes objectifs était de favoriser une communication claire et constante entre les associations membres à l’échelle du pays. Pour ce faire, nous avons pris l’initiative de contacter individuellement chaque juridiction afin de discuter des enjeux qui touchent leurs activités et, à partir de là, obtenir une vision d’ensemble de la situation au Canada.
Des enjeux similaires

Ce que nous avons constaté jusqu’à présent, c’est que bien qu’il existe des particularités propres à chaque province en matière de recyclage automobile — des variantes, si l’on veut —, de manière générale, de nombreuses juridictions sont confrontées aux mêmes problèmes. L’un des principaux enjeux demeure la faiblesse des taux d’utilisation, et il est toujours aussi difficile de trouver de bons véhicules de récupération. Le vol de véhicules reste également une préoccupation importante, notamment en Ontario et au Québec.
En mettant toutes les pièces du casse-tête ensemble, on remarque certaines tendances intéressantes. Par exemple, certains problèmes comme le vol de véhicules peuvent être aggravés par d’autres facteurs, notamment une mauvaise désignation des véhicules. L’industrie se retrouve donc prise en étau : d’un côté, l’offre de véhicules de récupération de qualité est insuffisante et, de l’autre, les taux d’utilisation sont très faibles. Dans certains cas, les taux atteignent à peine 3 à 4 % dans les estimations d’assurance.
Une approche collective
L’attention a été portée sur ce qui se passe en Ontario, et des discussions ont lieu à l’échelle provinciale entre l’OARA et des organismes comme l’OMVIC et l’UCDA. Mais lorsqu’on prend du recul, on se rend compte que ce problème ne touche pas qu’une seule ville ou province, mais bien plusieurs juridictions à travers le pays. C’est pourquoi, dans le sillage de l’initiative de l’OARA sur l’utilisation des pièces d’assurance, il devient de plus en plus essentiel pour l’ARC d’ouvrir ce dialogue à l’échelle nationale. C’est ensemble que nous pourrons faire face aux défis auxquels sont confrontées nos associations membres et les entreprises qu’elles représentent.
Un autre axe de travail pour l’OARA, et par extension pour l’ARC, est la mise à jour de notre système de classification des pièces. Cela implique de revoir notre modèle de tarification, de veiller à ce que l’industrie soit justement rémunérée pour l’utilisation des pièces recyclées, et de s’assurer que chaque composant est correctement et précisément classifié en conséquence.
Une plateforme nationale
Parmi les autres avancées, mentionnons les progrès réalisés en matière de recyclage des véhicules électriques, avec le lancement en juin du programme national de batteries de véhicules électrifiés. Ce programme fait suite à un projet pilote de deux ans mené au Québec. Il est dirigé conjointement par l’Association canadienne des constructeurs de véhicules (ACCV), Global Automakers of Canada (GAC), avec Call2Recycle Canada — un organisme sans but lucratif spécialisé dans la collecte et le recyclage des batteries — agissant à titre de facilitateur. Il s’agit d’un premier pas encourageant pour l’industrie, qui pourrait se révéler très fructueux à condition d’assurer une collecte rapide et gratuite des batteries, peu importe leur valeur ou l’emplacement du membre de l’ARC.
Nous avons aussi exploré des moyens d’aider les membres qui font face à des renouvellements d’assurance, notamment en ce qui concerne la hausse des coûts. Nous collaborons avec plusieurs courtiers d’assurance et transmettons des informations aux membres afin qu’ils soient bien préparés lorsque leur renouvellement arrive, et que les installations ayant rencontré des difficultés aient un plan pour y remédier.
Mise à jour du CAREC
Pour conclure, nous travaillons actuellement à la révision du Code environnemental des recycleurs automobiles du Canada (CAREC). Cette norme, introduite en 2012, mérite d’être actualisée pour mieux refléter les évolutions de l’industrie, y compris l’émergence de nouvelles technologies ainsi que la croissance du recyclage des véhicules électriques et des batteries. L’OARA a pris les devants sur ce chantier, mais à l’ARC, nous collaborons avec d’autres juridictions afin de contribuer à cette mise à jour et envoyer un message clair : les installations de recyclage automobile d’aujourd’hui sont des entreprises propres, efficaces et bien gérées, qui comptent parmi les plus fervents défenseurs de l’économie circulaire et de la durabilité environnementale.





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