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Le CPCPA veut aider les carrossiers à se mettre à l’heure électrique

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La mouture 2024 du conseil d’administration du CPCPA.
La salle était remplie de gens intéressés par les compétences dans le marché secondaire automobile.
Jean-François Champagne de l’AIA Canada a tracé un portrait du marché du travail et de l’avancement du droit à la réparation.
Des chercheurs de l’UQTR ont parlé de l’utilisation de l’hydrogène comme carburant propre.
Francis Leblanc et Philippe Bussières du CPCPA ont parlé des nouveautés des programmes de formation.
L’équipe impliquée dans la production de capsules numériques de formation a été célébrée.
Rémi Michaud de CARSTAR a parlé de son initiative pour parler formation aux carrossiers et assureurs.
Pour Sylvie Malette d’Auto Prévention, l’attestation Sécurité VÉ devrait être obligatoire pour les travailleurs du secteur.
Photos Michel Beaunoyer

Entouré de conférenciers d’un grand intérêt, le CPCPA a profité de sa 47e AGA pour faire le point sur l’avancement de ses programmes de formation et de qualification des mécaniciens automobiles, mécaniciens de véhicules lourds, carrossiers et commis aux pièces.

Charles Gagnon, directeur général du Conseil provincial des comités paritaires de l’industrie des services automobiles (CPCPA) a lancé la rencontre, qui s’est déroulée à Bécancour, en traçant un bilan des activités de l’organisme durant la dernière année. Il a aussi tracé un portrait du secteur automobile, notamment en ce qui concerne la pénurie de main-d’œuvre dans les métiers liés à la mécanique et à la carrosserie. « Si on ne change rien, d’ici cinq ans, il manquera près de 10 000 mécaniciens au Québec. »

M. Gagnon a aussi souligné que la cible du gouvernement québécois est de compter deux millions de véhicules électriques sur nos routes en 2030. Mettant cet objectif en parallèle avec le fait qu’à peine 20 % des techniciens automobiles, qu’ils soient en mécanique, carrosserie ou aux pièces, sont munis d’un diplôme d’études professionnelles en la matière, il lance : « Il faut qu’on s’organise pour donner de la formation ! »

D’ailleurs, l’assemblée annuelle a été l’occasion de faire le point sur les programmes de formation en véhicules électriques soutenus par le CPCPA en collaboration avec les CPA et Innoviste (anciennement le CSMO-Auto). Le programme Compétences VÉ pour la mécanique automobile poursuit sur sa lancée alors que le volet pour véhicules lourds vient de bénéficier d’une subvention de 7,1 millions $. Contrairement au programme de formation en mécanique automobile, ce volet peut être livré directement chez les concessionnaires et utilisateurs de véhicules lourds.

La grande popularité des capsules de formations en ligne, pour lesquels toute une équipe de passionnés se dévoue, a été soulignée. Tout comme le fait que maintenant, les manuels de formation sont disponibles gratuitement pour les candidats assujettis sur la plateforme numérique du CPCPA, une fois que le candidat a obtenu un code d’accès de la part de son CPA.

Des solutions pour les carrossiers

Le programme Compétences VÉ destiné aux carrossiers fait des percées significatives dans le secteur. Déjà, 46 techniciens ont été certifiés alors qu’une centaine sont dans le processus de le devenir.

Philippe Bussières, conseiller principal en formation au CPCPA, annonçait aussi que les heures investies dans le programme Compétences VÉ sont maintenant reconnues dans le cadre du programme I-CAR. « Cela représente une grande avancée pour notre programme et pour les carrossiers », a-t-il lancé. C’est une valeur ajoutée pour l’atelier qui met ses efforts dans le développement de ses compétences en matière de véhicules électriques et hybrides.

Le programme subventionné de formation est relativement nouveau et plusieurs carrossiers ne s’y sont pas encore intéressés. Des efforts sont déployés pour le faire mieux connaître, notamment par le truchement de notre publication. Mais le mot se passe sur le terrain et certains intervenants de l’industrie prennent le taureau par les cornes, et interpellent directement les ateliers, voire les assureurs, pour qu’ils affûtent leurs connaissances en VÉ grâce à ce programme.

C’est le cas de Rémi Michaud, directeur régional pour le Québec du réseau CARSTAR.

Avec la collaboration du CPCPA et des CPA, il a regroupé 75 représentants d’ateliers et 50 employés de compagnies d’assurances automobiles à Saint-Hyacinthe le 21 mai pour orchestrer une session d’information. « Je suis un adepte de la formation depuis mes débuts dans l’industrie, a-t-il témoigné. En suivant la formation de Compétences VÉ pour la carrosserie j’ai vu la complexité des véhicules électriques, mais aussi, leur grande dangerosité. Imaginez le danger que peut représenter un véhicule électrique qui arrive dans une carrosserie entre les mains de quelqu’un qui n’y connaît rien. Je tenais à réunir ces gens, qui sont aux premières lignes lorsqu’il s’agit de toucher à ces véhicules, de les sensibiliser sur les enjeux liés aux VÉ et surtout, leur montrer ce qui est disponible pour former leurs équipes. »

Après ce témoignage, Sylvie Malette, directrice générale d’Auto Prévention, a poursuivi dans la même lignée en parlant de la nouvelle attestation Sécurité VÉ offerte sous l’égide de Compétences VÉ. On parle ici d’un programme de 14 heures mettant en lumière les particularités de ces véhicules et les façons de les manipuler de façon sécuritaire.

En appui à la formation longue qui permet aux carrossiers d’utiliser des méthodes sécuritaires de travail sur les circuits à haute tension, cette introduction touche une très large clientèle. Pensons par exemple aux dépanneurs ou encore aux recycleurs. « Nous préparons déjà une seconde mouture de ce programme, mentionne Mme Malette, et je crois qu’il devrait être éventuellement obligatoire pour tous ceux qui sont appelés à toucher un véhicule électrique ou hybride dans le cadre de leur travail. »

Un regard plus large

Dans le cadre de cette rencontre, Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, a tracé un portrait du marché secondaire canadien, soulignant, à l’instar de M. Gagnon, mais dans une perspective nationale, les enjeux de main-d’œuvre qui le taraudent. « Ça fait une génération que l’on dit à nos jeunes d’aller à l’université, a-t-il dit. Ce n’est pas mal en soi, mais on doit maintenant redorer l’image des métiers, dont ceux liés à notre secteur. Notre association y est clairement engagée, avec la complicité de tous ses membres et nous voyons qu’ailleurs au Canada, les gouvernements réalisent l’importance d’inspirer les jeunes à s’inscrire dans des programmes de formation professionnelle. » C’est le cas de l’Ontario, a illustré M. Champagne, qui a mené une vaste campagne en faveur de l’ensemble des métiers dont les effets ont percolé jusque dans ceux de l’automobile.

M. Champagne est aussi revenu sur les avancées du droit à la réparation, dans le cadre de la Loi 21 touchant la protection du consommateur, sur la réparabilité et l’entretien des biens. « Nous en sommes à l’établissement d’un cadre réglementaire qui va en structurer l’application, a-t-il expliqué. Dans la section spécifique à l’automobile, il est stipulé que la personne chargée de l’entretien du véhicule doit avoir accès aux pièces et aux données et processus du constructeur. » La loi devrait entrer en vigueur le 5 janvier 2025.

La solution hydrogène

Dans un tout autre ordre d’idée, les chercheurs Simon Barnabé et Loïc Boulon de l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’Université du Québec à Trois-Rivières, ont fait le point sur l’utilisation de ce carburant dans le cadre du virage vert du transport au Québec.

Comme ils l’ont souligné, l’hydrogène peut être une alternative intéressante à l’électricité. Elle est moins efficace que l’électricité, mais tout aussi propre. De plus, faire le plein d’un camion lourd ne prend que cinq minutes. Le camion équipé de cette technologie est beaucoup moins lourd que son équivalent électrique, ce qui hausse d’autant sa charge utile.

Cependant, la production et la distribution de ce carburant n’en sont qu’à leurs premiers pas, trouvant surtout ses applications dans les domaines industriels et portuaires. Tout comme pour l’enjeu de la recharge pour les véhicules électriques, le coût de la mise en place de stations où faire le plein d’hydrogène demeure un frein à l’adoption.

Cette rencontre annuelle a permis aux représentants du secteur automobile de voir les enjeux de main-d’œuvre et de l’importance de la formation dans notre domaine. La rencontre s’est d’ailleurs terminée par une invitation à parler directement aux membres de l’équipe du CPCPA pour toutes interrogations touchant ces sujets.

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
Étiquettes : CPCPA, Évènement, Gestion,

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