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Trouver la bonne couleur de carrosserie avec le spectrophotomètre

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Normand Cormier. PHOTO Normand Cormier

Il y a une très grande diversité de couleurs sur les véhicules modernes et la recherche de la bonne formulation peut représenter une perte de temps pour les ateliers de carrosserie.

La plupart des manufacturiers de peintures automobiles offrent la possibilité d’utiliser un spectrophotomètre pour faciliter la recherche lors des travaux de peinture.

Les spectrophotomètres sont des instruments qui permettent d’évaluer la couleur, comme s’il s’agissait de son « empreinte digitale ».

L’appareil projette une série de faisceaux lumineux sur la surface. Des capteurs intégrés vont traiter l’information qui est réfléchie et identifier la position de couleur sur un axe tridimensionnel. En effet, chaque couleur occupe une position dans la sphère de couleur de Munsell. Il est possible de mesurer son emplacement en utilisant un système nommé L, a, b.

La valeur « L » représente l’axe qui représente la valeur de la couleur, de pâle à foncée.

La valeur « a » représente l’axe de la teinte entre le rouge et le vert alors que la valeur « b » représente l’axe entre les teintes bleue et jaune.

Chaque couleur occupe une position dans la sphère de Munsell. Photo Axalta

Lire la peinture

Généralement, trois lectures sont nécessaires pour s’assurer que l’appareil possède un bon échantillonnage pour effectuer les calculs pour l’analyse. Il est important que ces lectures soient effectuées à l’endroit où l’exactitude de couleur est nécessaire.

On ne doit pas prendre des lectures sur le capot si la zone à repeindre est sur le coffre arrière par exemple. Il également très important de nettoyer et polir les surfaces où les lectures seront effectuées afin de s’assurer que le spectrophotomètre voit la couleur avec le minimum d’interférences.

Au fil des ans, de l’oxydation ou des égratignures vont de former sur le vernis qui recouvre la couche de base sur le véhicule. Ceci peut créer de l’interférence, comme si on voudrait voir au travers d’une fenêtre sale.

Une fois l’analyse complétée, les résultats sont comparés à la base de données du logiciel de recherche de couleur afin d’identifier les formulations qui se rapprochent le plus de la couleur requise pour la réparation. Les appareils plus modernes pourront donner une évaluation de la position de la couleur du véhicule comparée à celle de véhicule ainsi qu’une référence sur l’apparence de l’aspect des paillettes métallique s’il s’agit d’une couleur à effets.

Outil de précision

La précision des recherches effectuées avec ces appareils est d’environ 90 à 95 %. Le pourcentage de formulations non concluantes dépend de différents facteurs. Dans certains cas, il peut s’agir d’un problème d’application sur le véhicule en usine. Un manque d’opacité de la peinture par exemple aura pour effet que le spectrophotomètre détecte la couleur de l’apprêt appliqué sous la couleur, ce qui fausse les données. Dans d’autres cas, il est possible que la couleur recherchée ne soit pas d’origine. Comme la lecture est comparée à la base de données des couleurs d’origine, il est possible qu’aucune formulation ne se rapproche de la couleur recherchée.

Les ateliers qui possèdent ce type d’appareil devraient l’utiliser sur tous les véhicules pour faciliter leurs recherches de couleur.

Le spectrophotomètre offre précision et rapidité. Photo Axalta

Normand Cormier est directeur de la formation en classe pour l’Amérique du Nord pour les Systèmes de Revêtements Axalta [email protected].

 

Catégories : Carrosserie, Chronique
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