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S’approprier la technologie ADAS

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Sylvain Seguin, vice-président exécutif pour le Réseau Fix Canada. PHOTO Réseau Fix Canada

Les nouvelles technologies liées aux systèmes avancés d’aide à la conduite, le fameux ADAS, font maintenant partie de notre réalité.

Dans le processus de réparation, le diagnostic et la calibration des capteurs, caméras et autres modules liés à ces systèmes, peuvent être complexes et prendre beaucoup de temps.

Selon le type de capteurs et de calibration requis — statique, dynamique ou une combinaison des deux — les techniciens peuvent consacrer de 60 minutes à plusieurs heures à cette étape importante du processus de réparation. La nécessité d’effectuer cette tâche doit être documentée et intégrée à l’estimation des travaux. Le temps consacré au diagnostic et aux calibrations requises fait en effet partie de l’expertise pour laquelle nos ateliers doivent être rémunérés, que ce soit la leur ou celle de sous-traitants.

La calibration doit faire partie des techniques maîtrisées par nos ateliers de carrosserie.

Puisque les ADAS diffèrent selon les constructeurs automobiles, les voitures et les modèles, il est primordial d’être au courant des procédures les plus récentes. La formation et les équipements modernes sont donc essentiels pour effectuer des réparations sécuritaires et conformes aux normes des constructeurs.

Selon nos données recueillies, l’année de fabrication moyenne des véhicules réparés dans le Réseau Fix est 2016,7. Avec cette moyenne d’environ six ans, on comprend que pour l’instant moins de 29 % des véhicules qui sont réparés dans notre réseau sont équipés d’ADAS. Ceci étant dit, nous estimons que ce pourcentage atteindra 51 % l’an prochain puis se trouvera sur 84 % des véhicules que nous réparerons en 2025. Vous comprenez que cette nouvelle vague technologique va déferler dans nos ateliers très rapidement et qu’il est grand temps de se mettre à niveau, si ce n’est déjà fait.

Un service stratégique

Il est de toute première importance de pouvoir donner le service de calibration dans nos ateliers de carrosserie. Les raisons pour le faire sont nombreuses. On doit s’assurer de la bonne fonction de ces équipements pour la sécurité de vos clients mais aussi de tous les utilisateurs de la route. Contrôler la calibration c’est aussi contrôler le temps de cycles et les coûts supplémentaires reliés au transport et aux véhicules de courtoisie. Il ne faut pas négliger le fait que le client sera heureux d’apprendre que son atelier de confiance a la compétence pour effectuer ces tâches spécialisées à l’intérieur de ses murs.

Développer l’expertise

Je crois aussi que d’être en mesure d’offrir ce service, qui graduellement fera partie des processus normaux de réparation va maximiser les sources de revenus par unité réparée. Il faut s’attendre à ce que les besoins en calibration explosent au cours des prochaines années, et que les concessionnaires et les centres spécialisés en ADAS ne seront plus suffisants pour répondre à la demande. La sous-traitance n’apparaîtra plus comme une solution viable.

Afin de maintenir le niveau de service nécessaire pour répondre aux attentes des clients et maintenir des coûts compétitifs, nous devons augmenter notre capacité de calibration à travers le réseau. Il est possible, au sein des réseaux et auprès de formateurs privés, d’aller chercher ces compétences et se faire guider vers les équipements les mieux adaptés pour faire le travail. Les carrossiers ont toujours su relever de nouveaux défis technologiques. Voici une belle occasion de le démontrer.


Sylvain Seguin occupe le poste de vice-président exécutif pour le Réseau Fix Canada. Il a débuté en tant que technicien en réparation de carrosserie et a occupé divers rôles de plus en plus importants dans le domaine des ventes et de la gestion avant de rejoindre le Réseau Fix en 2018.

 

Catégories : Carrosserie, Chronique
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