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CCPQ : Relations avec les ateliers de carrosserie

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Les assureurs doivent comprendre la situation financière précaire vécue par une majorité de carrossiers qui réparent les voitures de leurs clients. PHOTO CCPQ

Nous avons fait parvenir une lettre aux assureurs automobiles du Québec pour leur rappeler à quel point la situation financière de nos ateliers de carrosserie se précarise.  La conjoncture est alarmante.

Dans la situation actuelle, les carrossiers font face à des défis encore plus importants qu’auparavant. Les ratées de la chaîne d’approvisionnement entraînent des retards dans la livraison des pièces. Les pressions à la hausse sur les coûts d’opération s’intensifient. La pénurie de main-d’œuvre sévit aussi dans notre secteur. En bref, la survie financière de plusieurs est devenue très précaire.

Les ateliers ont vu leur marge de manœuvre fondre, ils ne peuvent plus couper dans leurs coûts. Sans compter la pression à la hausse sur les salaires, augmentations nécessaires pour minimiser la perte de personnel en atelier. Par conséquent, une augmentation de leurs revenus est plus que jamais essentielle pour assurer leur pérennité.

Le marché des assureurs constitue une proportion importante de leur chiffre d’affaires, soit environ 90 % de leur volume. Il va sans dire que la situation sanitaire induite par la Covid-19 n’a pas aidé, mais la problématique était déjà en gestation.

La CCPQ œuvre pour recommander des pistes de solutions depuis plusieurs années. Force est de constater que ces démarches sont restées quasi-lettre morte, et que le partenariat entre les carrossiers et les compagnies d’assurance est encore déséquilibré.

La CCPQ a été mandatée pour représenter les carrossiers, et initier un changement qui fera en sorte que leurs relations avec les assureurs seront de véritables relations d’affaires adéquates, où chaque partenaire est respecté.

Un sondage révélateur

Dans un premier temps, nous avons évalué ces relations, à l’aide d’un sondage « CSI » auquel quelque 200 carrossiers ont répondu. Les commentaires recueillis sont tout aussi pertinents que la compilation des réponses, et nous vous invitons à y porter attention.

Si les ateliers que nous représentons veulent des changements significatifs, ils souhaitent aussi préserver des relations les plus harmonieuses possible avec leurs partenaires assureurs. Toutefois, pour nombre d’entre eux, ils en sont à un point où ils sont prêts à entreprendre des actions plus percutantes.

La CCPQ a retenu les services d’un journaliste d’enquêtes pour que ce dernier fasse une analyse de ces conditions, entre autres les relations qui prévalent entre les carrossiers, les consommateurs et les assureurs. Nous vous la communiquerons. Nous n’excluons pas qu’il soit éventuellement distribué à certains médias à l’extérieur.

Nos membres envisagent également quelques autres moyens de pression, entre autres des perturbations dans les relations sinistrés-assureurs-carrossiers.

Fin du statu quo

Si les compagnies d’assurance ne réagissent pas, nous nous questionnons sérieusement à savoir où seront réparés les véhicules de leurs assurés ? Nous espérons que les compagnies d’assurances comprendront que le statu quo n’est plus envisageable pour que les ateliers de carrosserie continuent à opérer.

À cet égard, la Corporation recommandera aux carrossiers l’ajout de frais de gestion à hauteur de 1% des estimés, et ce à compter du 1 mars 2022. Également, l’application de la règle du 0.3 pour les véhicules prêtés aux sinistrés, telle qu’appliquée ailleurs au Canada, serait selon nous une formule équitable afin de dédommager les carrossiers à un juste montant.


Michel Bourbeau est président exécutif de la Corporation des carrossiers professionnels du Québec.

 

Catégories : Carrosserie, Chronique
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