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PCAAC : L’heure est à la formation

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Avec la crise que nous avons connue, le Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC) a été mis sur la glace par plusieurs, mais n’en garde pas moins toute son importance.

Ce programme permet aux ateliers de démontrer, noir sur blanc, qu’ils n’ont pas seulement tous les équipements de pointe nécessaires pour réparer les voitures modernes, mais que leurs équipes techniques ont les connaissances pour les utiliser.

Plusieurs ateliers québécois ont franchi les étapes menant à l’obtention de cette reconnaissance et d’autres progressent dans le processus.

La notion de norme

« Les choses bougent partout au Canada », constate Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, qui chapeaute ce programme, secondé au Québec par la Corporation des carrossiers professionnels du Québec (CCPQ).

« Les provinces où l’assurance automobile relève du gouvernement s’intéressent à l’établissement d’une norme de qualité pour les ateliers auxquels ils s’adressent pour effectuer les réparations. Il y a des démarches pour des certifications provinciales et cela est prometteur pour notre programme. »

Plus près de chez nous, l’Ontario veut réduire les coûts reliés aux indemnisations après collision.

Dans cette province, les dommages corporels font monter la valeur des réclamations, mais, souligne M. Champagne, le coût des réparations aux véhicules a aussi connu une telle progression dernièrement que le gouvernement Ford considère un cadre réglementaire qui rendrait l’accréditation des ateliers de carrosserie obligatoire.

« Nous vivons dans un autre contexte au Québec, précise-t-il. L’état ne s’implique pas dans l’assurance des automobiles. Il serait de son ressort de réglementer un secteur de l’industrie en établissant que sans certification ou accréditation nationale, tu ne peux pas opérer. »

Selon lui, les compagnies d’assurance progressent sur l’idée de la reconnaissance d’une telle norme.

Comment elles vont la reconnaître et la compenser ?

Cela reste à déterminer.

Une formation qui progresse

Si la pandémie a mis des bâtons dans les roues des audits permettant de valider l’obtention du PCAAC, M. Champagne se réjouit des efforts menés durant cette période par les carrossiers en matière de formation.

« Les propriétaires ont profité des programmes d’aide pour envoyer une partie de leurs techniciens en formation.

« Nous n’avons pas été très actifs dans la promotion de notre programme, mais les ateliers sont allés chercher les formations I-CAR, qui sont à la base de l’accréditation PCAAC. En ce sens, il n’y a pas eu de recul et les ateliers sont bien positionnés pour la reprise. »

Selon lui, il est encore économiquement irréaliste de penser qu’un atelier généraliste va aller chercher toutes les certifications de constructeurs pour mener ses opérations.

« Une norme générale va être une réalité, sous une forme ou l’autre », prédit le président.

Que cette norme découle d’un arrêt gouvernemental, d’un consensus des constructeurs ou des assureurs, la base en demeurera toujours la formation. Dès l’automne, les activités d’audit et de promotion du programme PCAAC vont reprendre

Catégories : Carrosserie, Publicitaire
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