fbpx

Littératie et numératie par Danielle LeChasseur

Autosphere » Carrosserie » Littératie et numératie par Danielle LeChasseur
L’idée n’est pas un retour dans les classes, mais l’accompagnement de l’apprentissage lors d’activités directement liées à leur travail. PHOTO Shutterstock

Vous entendrez parler de plus en plus des compétences en littératie et en numératie de la main-d’œuvre. Pourquoi ?

Parce qu’elles sont les clés du présent et du futur pour donner une impulsion aux travailleurs qui devront faire face aux défis technologiques et numériques. C’est donc l’ensemble des industries du Québec qui sont en mouvement pour soutenir les travailleurs, incluant l’industrie des services automobiles.

C’est tellement un gage d’avenir pour la productivité et la prospérité du Québec que le gouvernement en a fait une priorité afin d’assurer le développement de la main-d’œuvre.

C’est quoi ça la littératie et la numératie ?

Ce sont des mots qui ne sont pas utilisés tous les jours dans les ateliers, c’est donc normal de ne pas avoir une idée précise de ce que c’est.

Pour vous résumer très simplement, la littératie fait référence à la capacité d’une personne à lire, comprendre et utiliser un texte. La numératie quant à elle, c’est la capacité de gérer les demandes mathématiques (ex. : quantités, dimensions).

Ces deux compétences servent à faire face aux nouveaux défis technologiques que l’on appelle le numérique. Cela implique l’utilisation et la compréhension des technologies et la réalisation des tâches en elle-même (ex : recherche Internet, utilisation d’un logiciel). L’apprentissage et l’adaptation à ces technologies seront facilités par la maitrise de ces compétences.

Défaire un tabou

Il est grand temps que la discussion s’ouvre sur cet enjeu dans l’industrie et que l’on déboulonne les tabous. Juste pour vous dire, c’est plus de 54 % de la population du Québec qui rencontre des difficultés de littératie et de numératie. C’est donc généralisé à l’ensemble de la population.

Est-ce qu’il y a des travailleurs de l’industrie qui rencontre des difficultés ? Absolument ! Comme la statistique le démontre, ils ne sont pas les seuls.
L’une des raisons de ce tabou est liée à la peur du jugement ou de voir cela comme étant une faiblesse.

Plus encore, il peut être lié à une mauvaise perception de ce que l’on se fait de l’intelligence. Il n’y a aucun lien à faire entre la capacité de lire, d’écrire et d’utiliser les mathématiques et l’intelligence d’une personne.

Au contraire, les personnes ayant des difficultés de littératie et de numératie trouvent diverses façons très créatives d’évoluer dans leur vie de tous les jours et dans leur travail. La plupart du temps, les gens qui les entourent ne s’en rendent même pas compte.

Développer ses compétences

N’ayez crainte, l’intention n’est pas de revenir sur les bancs d’école pour suivre des cours de français ou de mathématiques, mais bien de prendre conscience que c’est une transformation majeure qui implique de plein fouet les travailleurs.

Il faut rendre l’apprentissage de ces deux compétences, conviviales et accessibles en les intégrants aux formations à venir par des activités permettant aux travailleurs de revisiter leurs connaissances tout en faisant de nouveaux apprentissages directement liés à leur travail.

Donc, fini les jugements et tabous et, mettons-nous en ouvre pour relever le défi du numérique.


Danielle LeChasseur évolue dans l’industrie des services automobiles depuis 1995. Elle est directrice générale du CSMO-Auto depuis 2007. Elle est titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques, d’une maîtrise en gestion de la formation en entreprise et d’un certificat en leadership de gestion.

Catégories : Carrosserie, Chronique
Étiquettes : ,

ARTICLES POPULAIRES

Calendrier

septembre, 2021

Nos partenaires

Menu
X