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Considérer le spectrophotomètre

Le spectrophotomètre de PPG, une technologie qui vient appuyer le travail du coloriste. PHOTO PPG

Le spectrophotomètre n’est pas un nouvel appareil, mais sa technologie a évolué de telle façon qu’il peut rendre de fiers services aux carrossiers.

Harmoniser la couleur d’une pièce remplacée ou repeinte lors de la réparation d’une collision est assurément un des plus importants défis que les carrossiers doivent relever. Si la couleur de la pièce jure avec le reste du véhicule, le client sera le premier à vous le signifier… ce qui n’est jamais une bonne nouvelle.

« Le premier conseil que je donnerais à nos carrossiers est de faire le tour du véhicule avec le client, question d’identifier les dommages antérieurs, mais aussi de lui montrer que parfois, à l’origine, la couleur du parechoc diffère de celle du hayon, par exemple », explique Denis Chevrier, formateur technique pour Sherwin-Williams.

Par la suite, le spectrophotomètre, communément appelé scanneur, sera un outil qui pourra seconder le coloriste pour s’assurer que la bonne couleur parmi un choix beaucoup plus riche que celui qu’on trouve dans la boîte d’échantillons de peinture.

Il existe sur le marché une incroyable variété de couleurs et le même véhicule, sorti le même jour de la même usine, peut avoir des nuances de couleur différentes. En fait, selon nos experts, un même code de couleur peut présenter jusqu’à une vingtaine de variables.

Préparer la surface

« Pour ne pas fausser les données, il faut une excellente préparation de la surface où les lectures seront prises, insiste John Beauregard, spécialiste en solutions de refinition chez PPG. Il faut aller chercher un maximum de lustre et s’assurer aussi que l’appareil est bien calibré. L’utilisation de cet outil demande de la formation. » Par exemple, si on prend une lecture d’un noir solide dont la surface est couverte de poussière, la lecture pourrait donner un résultat pour un noir métallisé.

Le plus près possible

L’appareil prendra deux ou trois lectures de la même cible et établira une moyenne de ces lectures. Une lumière est projetée sur le panneau et les ondes de couleur seront analysées pour donner le résultat le plus près possible de la couleur d’origine. Une fois la lecture prise, l’outil est raccordé à l’ordinateur où le logiciel présentera ses choix.

« Ce n’est pas une solution complète, mais c’est un excellent point de départ, précise Christian Roy, gérant des services techniques chez NAPA\Cmax. L’appareil donnera un choix de couleurs que le technicien doit ensuite valider par la préparation d’un échantillon. Il peut lire cet échantillon avec le spectrophotomètre pour voir s’il est dans la bonne zone et ensuite vérifier directement sur la voiture. »

« Selon le logiciel lié à l’outil de mesure, la recherche se fera parmi les couleurs déjà enregistrées sur le site de la compagnie de peinture. Par contre, l’option de faire une recherche avancée parmi l’entière banque de données peut à l’occasion s’avérer très utile », reprend Denis Chevier.

Selon le type et la compagnie de peinture, la méthode peut varier. Certains feront une recherche par NIV (numéro d’identification du véhicule), d’autres le feront par marque et certains offriront le choix d’y aller avec la grosseur du grain des paillettes métalliques pour les couleurs à effets.

Beaucoup plus précis

La nouvelle génération de spectrophotomètres démontre une plus grande précision que les outils avec lesquels les carrossiers ont été en contact il y a plusieurs années. Selon M. Roy, certains ressentent une certaine réticence à les utiliser. « Mais dans un contexte de rareté de main-d’œuvre qualifiée, cet outil a une grande utilité. Il ne remplacera jamais un expert, mais pour les représentants de la génération montante, c’est un appareil attirant, convivial et précis. Je sais que c’est un investissement important, mais je suis convaincu que tous les ateliers devraient s’y intéresser. »

La voie de l’avenir

Les carrossiers devraient en effet s’y intéresser d’autant plus qu’au approche du moment où les boîtes d’échantillons de couleurs seront remplacées par le spectrophotomètre par les fabricants de peinture. C’est ce que nous indique par exemple Jonathan Adam, directeur au développement commercial chez BASF.

Le plus récent spectrophotomètre de BASF qui représente une solution d’avenir. PHOTO BASF

« C’est dans cette direction que va notre entreprise. Nous avons d’ailleurs lancé récemment une gamme de peinture automobile exclusivement appuyée par le scanneur. Cet outil de dernière génération est très fiable et précis. Évidemment, nous allons accompagner nos clients dans cette transition. »

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