La CCPQ est à l’œuvre afin de persuader les assureurs pour qu’ils remboursent les frais de recyclage des couverts de pare-chocs de plastique.
Pour les carrossiers, ces pièces de plastique, les premières à subir des dommages lors d’une collision, représentent un véritable encombrement dans leurs entreprises.
Dû à l’augmentation du nombre des pièces similaires combinée aux complexités technologiques croissantes des pare-chocs, les entreprises qui les récupéraient pour les réparer ne sont plus en mesure de répondre aux nouvelles réalités du marché. Parce qu’il s’agit désormais d’un enjeu de fiabilité et de sécurité amalgamé à un casse-tête environnemental qui ne peut plus être ignoré, elles sont en voie de disparition.
Peu de débouchés
Les écocentres de la province sont de plus en plus nombreux à refuser les pare-chocs endommagés. Et dans un avenir qui n’est peut-être pas si lointain, il est prévisible de croire que ce seront tous les écocentres qui les refuseront.
Selon la CCPQ, il ne faut pas attendre que le gouvernement, via le ministère de l’Environnent, légifère et impose ses règles, cela risquerait de couter beaucoup plus cher.
Membre de la Table sur l’Environnement & les véhicules routiers, la CCPQ est depuis un an à pied d’œuvre afin de convaincre les assureurs de dédommager les carrossiers pour les frais liés au recyclage des pare-chocs, à raison de cinq dollars chacun, ce qui inclut les frais d’administration.
La firme Tandem Recyclage récupère ces pièces pour les réduire en granules qui sont réutilisés dans la fabrication de nouveaux objets de plastique. L’entreprise québécoise charge des frais de quatre dollars pour chaque pare-chocs qu’elle ira récupérer à l’atelier, quand ce dernier en aura un volume suffisant. Tel que convenu avec la CCPQ, Tandem se charge également, et ce gratuitement, de ramasser les autres pièces de plastique automobile composées de TPO.
Intérêt des assureurs
À ce jour, Intact Assurances débourse ce montant.
C’est par souci de rallier les autres assureurs face à cette mesure sociale; de réduire une potentielle suraccumulation de pare-chocs dans les ateliers de carrosserie; de faire en sorte que l’on puisse disposer des surplus de pare-chocs d’une façon qui sera entièrement écoresponsable; que la CCPQ a logé en ce sens une demande auprès du Groupement des Assureurs automobiles du Québec (GAA) qui a mis le sujet à l’étude.
Parce qu’il s’agit, selon la CCPQ, de la façon la plus efficace, la plus sûre et la plus écologique de disposer des pare-chocs qui ne peuvent être réparés de façon fiable et sécuritaire, elle encourage les carrossiers, les instances concernées et les assureurs à reconnaitre Tandem Recyclage.