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Un appareil qui se justifie et se rentabilise

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Manuel Furtado de NAPA/CMAX souligne que certains carrossiers ont utilisé la désinfection comme un levier pour attirer une nouvelle clientèle. PHOTO NAPA/CMAX

La pandémie a chamboulé l’approche en matière de nettoyage des voitures, une pratique qui pourrait perdurer.

La propreté des véhicules a toujours été une préoccupation pour les carrosseries. Ils veulent que leurs techniciens travaillent dans un environnement sain et savent comment sont sensibles les clients lorsqu’il est question de propreté.

Mais la pandémie du COVID-19 a resserré les règles. La désinfection de la voiture fait maintenant partie des bonnes pratiques et même les assureurs versent une somme variant de l’équivalent d’une demi-heure de travail allant jusqu’à 75 $ pour les frais de décontamination des voitures confiées aux carrossiers.

Quand la crise a frappé j’ai passé du temps essayer de trouver le meilleur équipement pour désinfecter les voitures.

— M. Jean-Pierre Landry, propriétaire des carrosseries ProColor Drummondville et Drummondville Centre

«Nous avions déjà certains équipements de pulvérisation, mais nous avons acheté un brumisateur qui donne plus de flexibilité, puisqu’il n’est pas alimenté par une conduite d’air comprimé, et peut couvrir de plus grandes surfaces plus rapidement. Qui plus est, nous pouvons nous en servir pour désinfecter les salles communes et les espaces fréquentés par les clients », a ajouté M. Landry

La plupart des assureurs compensent le temps supplémentaire nécessaire à désinfecter les voitures. Et M. Landry espère que la pratique va se poursuivre.

Bonne pratique

Il n’est pas le seul à le souhaiter. Pour M. Gilbert Beaulieu, gérant de l’atelier CarXpert Sainte-Julienne, cette pratique devrait se prolonger après la COVID-19.

« Je crois que cela fait maintenant partie des bonnes pratiques. Dès son arrivée et à chaque étape de la réparation, jusqu’à la livraison finale au client, nous suivons l’état du véhicule grâce à de simples cartons de couleur.

Vert, la voiture est décontaminée, rouge, elle devra l’être avant la prochaine étape. Ces façons de faire devraient continuer, car si ce n’est pas la COVID-19 c’est la grippe ou la gastro, on devrait toujours décontaminer les voitures qui nous sont confiées. Et j’espère que les assureurs vont continuer à nous payer un supplément pour le faire. »

Les équipements de désinfection ont connu une demande fulgurante au cours des derniers mois, pour des raisons évidentes.

Nos brumisateurs pour diffuser un produit qui neutralise les pathogènes se sont envolés.

— Urs Studhalter, Agent de développement pour le Québec,  EnviroNize

«Il y avait un mélange de crainte et de confusion, mais plusieurs carrossiers, toutes tailles confondues, se sont équipés pour réagir rapidement et efficacement. Ils ont su adopter de bonnes pratiques pour protéger leurs travailleurs et rassurer leurs clients.

Nous allons d’ailleurs bientôt ajouter des serviettes humides désinfectantes pour cette clientèle. Je crois que l’investissement dans des équipements de désinfections est rentable puisqu’ils peuvent servir à plusieurs fins un coût modique. Et il faut savoir que cette pratique de désinfection rigoureuse va demeurer pour longtemps. »

Un brumisateur qui a connu une forte demande au cours des derniers mois et qui peut se rentabiliser rapidement. PHOTO EnrivonNize
Une opportunité

Un certain nombre de carrossiers ont acheté des brumisateurs performants pour effectuer un travail de décontamination plus rapide et rigoureux. Si tous s’entendent pour dire que ce n’est pas une dépense lourde à absorber, certains y ont vu une opportunité d’affaires.

C’est ce que confirme M. Manuel Furtado, Gérant de territoire pour NAPA/CMAX peinture et carrosserie. « Ce sont surtout les plus gros ateliers qui ont investi durant la pandémie dans l’achat d’équipements spécifiques à la décontamination des véhicules.

C’était pour appuyer leur protocole sanitaire visant à protéger leurs employés et clients. Mais quelques-uns ont trouvé l’occasion de transformer cette crise en opportunité d’affaires. »

Il explique que des carrossiers, équipés de brumisateurs ou autres appareils de pulvérisation, offrent au grand public la possibilité de faire désinfecter leur véhicule. Un peu une formule « lave auto » à prix modique.

L’opération de désinfection avec un bon appareil prend moins de 15 minutes.

— M. Manuel Furtado, Gérant de territoire pour NAPA/CMAX peinture et carrosserie

«La voiture étant sur place, le carrossier a beau jeu d’en faire l’inspection et de proposer des travaux de réparation ou d’esthétique.

C’est une très bonne façon de penser autrement et d’attirer des automobilistes de passage. Sommes toutes, si la désinfection des voitures et un mal nécessaire dans le contexte actuel rien n’empêche de rentabiliser rapidement l’investissement en générant du mouvement, » a ajouté M. Furtado.

 

Catégories : Carrosserie, Éditorial
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