CCPQ : Un protocole déployé

Luc Fillion, de la CCPQ et Michel Julien de MJConsultech entourés de l’équipe de Carrxpert Carrosserie Yamaska de Saint-Hyacinthe. (Photo : CCPQ)

Cet article est écrit par Michel Julien et Luc Fillion.

Depuis près de trois ans maintenant, la Corporation des carrossiers professionnels du Québec (CCPQ) milite en faveur des fameux prés et post scan.

Plus d’une quinzaine de soirées d’informations à ce sujet ont été organisées aux quatre coins du Québec. Le but était de sensibiliser les propriétaires et gestionnaires d’atelier à la nécessité d’effectuer des analyses électroniques sur les véhicules qui leurs sont confiés.

Si, en mars 2017 seulement 20 % des carrossiers effectuaient ces analyses, ce nombre est passé aujourd’hui à plus de 90 %. Les ateliers se sont munis d’un appareil de diagnostic et effectuent les analyses sur la plupart des véhicules à réparer.

Le message est passé : les carrossiers, les assureurs et les différents organismes sont sensibilisés. Mais il reste encore un bon bout de chemin à parcourir.

Certains ateliers, les plus proactifs, ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’engager du personnel avec, selon eux, les meilleures qualifications possibles et de se munir des outils nécessaires afin d’effectuer le travail qui est totalement différent de tout ce que nous connaissions du métier de carrossier.

Nous devons comprendre l’essence de cette nouvelle facette du métier, former des gens dédiés qui possèdent outillages et informations de réparation.

Il faut savoir comment intégrer ces nouvelles opérations dans la chaîne de productivité déjà établie sans en affecter le rendement. Et déterminer comment rentabiliser cette nouvelle tâche et tout ce qu’elle implique en temps et en investissement.

Plus autonomes

Avoir du personnel dédié aux analyses électroniques, aidera à effectuer les réparations plus efficacement, en atelier, sans avoir à dépendre d’un sous-traitant. De fil en aiguille, nous nous rendons rapidement compte qu’il y aura de plus en plus de calibrations à effectuer avant la livraison du véhicule. Certaines calibrations peuvent être effectuées par le personnel compétent en atelier, s’ils ont les bons outils et la bonne information.

Cependant, il y aura toujours des travaux, calibrations, programmations, réparations, qui ne pourront pas être effectués en atelier. Si les ateliers étaient en mesure de détecter les dommages qui sont antérieurs à l’accident, avant la réparation du véhicule, pour déterminer dès l’estimation initiale, avec le client, quels travaux sont couverts par l’assurance et lesquels ne le sont pas, nous pourrions éviter plusieurs litiges entre clients, carrossiers et assureurs.

Une estimation gagnante

La possibilité de détecter les calibrations à effectuer, dès le début des travaux, peu importe s’ils doivent être fait à l’atelier ou par un sous-traitant, permet de prévoir le temps nécessaire aux travaux, les coûts et ainsi générer moins de frais additionnels.

Tout ceci peut être fait, grâce à ce nouveau technicien qui possède une ligne directrice. Le fait d’établir une norme, un standard et de définir ces lignes, sera bénéfique pour tous.

Le but d’un protocole d’analyse électronique va bien au-delà des fameux prés et post scans.

Suite à quelques sessions en atelier chez Carrxpert Carrosserie Yamaska de Saint-Hyacinthe, Michel Julien de MJConsultech et les membres de l’équipe de l’atelier ont pu mettre en place un protocole d’analyse électronique efficace et rentable en dédiant un technicien à cette tâche à temps plein.

D’autres cliniques suivront et plus de détails seront présentés dans ces pages régulièrement.

Catégories : Carrosserie

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