Défendez vos droits à la réparation automobile
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Les techniciens doivent avoir accès aux informations pour réparer les véhicules qui leur sont confiés. Crédit : AIA Canada
Depuis le 5 octobre 2025, il y a maintenant plus d’un an, de nouvelles dispositions sur le droit à la réparation sont en vigueur au Québec. Pour le secteur automobile, l’un des éléments les plus importants concerne l’accès aux données nécessaires pour diagnostiquer, entretenir et réparer les véhicules. Cette garantie d’accès aux informations a été chèrement acquise grâce à la mobilisation de tout notre secteur accompagné par l’AIA Canada et sa division québécoise.
Pour le marché secondaire de l’automobile, ce droit est donc essentiel pour maintenir une concurrence équitable et continuer à offrir leurs services. Sans cet accès, même un atelier qui possède toutes les compétences et les équipements nécessaires pourrait se retrouver incapable d’effectuer certaines réparations.
Au Québec, c’est particulièrement important parce que, contrairement à d’autres provinces, nous n’avons pas d’industrie de fabrication de véhicules de promenade.
C’est dans l’entretien et la réparation automobile que se trouvent de nombreux emplois au Québec.
Mais au-delà de la concurrence, le véritable enjeu, c’est de préserver le choix des consommateurs. Et lorsqu’on limite le choix des consommateurs, les conséquences sont importantes : des délais d’attente plus longs, des déplacements supplémentaires et des coûts plus élevés. C’est encore pire dans les régions où les concessionnaires sont moins accessibles.

Passer le mot
Les ateliers peuvent profiter de leurs échanges avec les clients pour expliquer pourquoi l’accès aux données automobiles est si important pour eux.
Après l’adoption de la loi, il faut maintenant s’assurer que les dispositions réglementaires permettent réellement un accès aux données des véhicules.
Comment déposer une plainte ?
D’abord, il est important de faire la distinction entre une plainte et une dénonciation.
Le consommateur peut déposer une plainte auprès de l’Office de la protection du consommateur lorsqu’il estime que ses droits n’ont pas été respectés. Puisque l’OPC protège le consommateur, cette plainte sera examinée et le client recevra un suivi de l’Office concernant sa démarche.
Pour l’atelier, la démarche est différente : vous devez plutôt faire une dénonciation. Par exemple, si un constructeur automobile vous empêche d’accéder aux données nécessaires pour effectuer une réparation, vous pouvez signaler la situation à l’OPC. Contrairement à une plainte, une dénonciation n’entraîne pas nécessairement un suivi individuel. C’est pourquoi il est essentiel que les ateliers signalent les obstacles rencontrés : plus les dénonciations s’accumulent, plus l’OPC dispose d’informations pour prendre conscience de l’ampleur du problème et déterminer si une intervention est nécessaire.
Dans les deux cas, les démarches peuvent être entreprises en ligne, et l’AIA Canada met à disposition des ressources pour les ateliers afin de les accompagner dans ce processus.
Mais ce que je veux surtout souligner, c’est l’importance de ne pas rester silencieux.
Nous avons travaillé pendant des années pour obtenir le droit à la réparation au Québec. Maintenant que la réglementation est en vigueur, il faut continuer de démontrer qu’elle répond à un besoin réel et que les obstacles existent toujours.
Comment faire une dénonciation par un commerçant/atelier :https://www.aiacanada.com/wp-content/uploads/2026/07/AIA-Canada-Soumettre-une-denonciation-a-lOPC-2.pdf
Étiquettes : AIA Canada





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