Faire de l’IA une alliée

Cette application technologique a tellement de ramifications dans nos entreprises que la CCAQ a constitué un chantier afin de guider ses membres dans la navigation de ce nouveau parcours.
L’intelligence artificielle (IA) est la saveur du mois en matière de haute technologie. Tout le monde en parle, plusieurs l’utilisent plus ou moins sciemment, et on peut se demander comment cet outil peut contribuer à l’augmentation de la performance des concessionnaires.
Cette application technologique a tellement de ramifications dans nos entreprises que la CCAQ a constitué un chantier afin de guider ses membres dans la navigation de ce nouveau parcours.
Il n’est pas de notre mission d’offrir des solutions d’applications de l’IA dans les opérations des concessionnaires. Toutefois, nous voulons établir un cadre informant ces derniers de certaines précautions à prendre avant de plonger dans ces différentes déclinaisons. Le temps presse, puisque des employés peuvent très bien déjà utiliser l’IA pour certaines recherches et analyses pouvant puiser dans votre liste de clients.
Le premier constat que nous devons tirer dès maintenant est que le concessionnaire est responsable des informations personnelles et stratégiques inhérentes à son entreprise. Il doit ainsi se doter d’un cadre clair d’opération, un plan de gouvernance, qui va identifier comment ces données sont accessibles et surtout, qui possède l’autorisation d’y accéder, et à quelle fin. Nous avons trop d’apprentis sorciers aujourd’hui qui explorent et expérimentent sans encadrement. Rappelons que le concessionnaire est responsable de ces données et de leur utilisation judicieuse.
D’ailleurs, nous voulons aussi nous assurer que nos membres sont en mesure de poser les bonnes questions et d’obtenir des réponses documentées de leurs fournisseurs. Une entente contractuelle claire avec ces fournisseurs devrait indiquer qui entrepose les données, comment elles sont accessibles et comment elles sont protégées. Ici encore, il faut un encadrement clair et transparent.
Une masse d’applications
Les possibilités de l’IA apparaissent illimitées. L’optimisation des ventes, l’automatisation de certaines communications à l’interne comme avec la clientèle, la mise en valeur de l’inventaire ou même l’estimation de véhicules peuvent être facilitées par une utilisation bien planifiée de l’IA.
Une récente présentation du spécialiste André-Martin Hobbs à la CCAM a aussi illustré comment cette technologie, laissée débridée, peut engager légalement l’entreprise qui l’emploie. En fait, l’IA et ses avatars peuvent être considérés comme des employés de votre concession et vous plonger dans l’eau chaude à votre insu.
Plusieurs secteurs économiques ont embrassé les outils découlant de l’IA pour optimiser plusieurs volets de leurs opérations. La CCAQ croit fermement que ses membres doivent aussi être au sommet de cette vague technologique. Nos clients, d’ailleurs, ne se gênent pas pour passer dans la moulinette des diverses solutions d’IA dans leur quête du meilleur véhicule, du financement le plus avantageux ou de la concession la plus réputée de leur région. Nous devons nous positionner, avec notre propre intelligence, pour cibler les objectifs, établir les stratégies et encadrer les responsabilités de chacun.
L’IA ouvre une porte sur un monde à la fois excitant et préoccupant. À nous de l’aborder avec un enthousiasme teinté de prudence.
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