Se protéger des isocyanates en carrosserie

Autosphere » Carrosserie » Se protéger des isocyanates en carrosserie
Le technicien doit être bien protégé des isocyanates, toxiques et sournoisement sans odeur. Crédit : Systèmes de Revêtements Axalta

Les isocyanates sont un élément des durcisseurs dans les produits à deux composants (2K). C’est la « colle moléculaire » qui transforme un produit liquide en un revêtement de polyuréthane durable et résistant.

Leur bonne résistance aux intempéries et aux produits chimiques, leur excellente rétention de lustre, leur protection contre les rayons UV et leur faible tendance à jaunir en font un élément de choix pour les revêtements automobiles.

Risques associés aux isocyanates

Les isocyanates sont toxiques jusqu’à ce qu’ils soient combinés à d’autres produits et qu’ils durcissent pour créer un revêtement de polyuréthane. Ils peuvent entrer dans les poumons si les techniciens respirent les vapeurs ou le brouillard de pulvérisation. L’exposition peut aussi se produire lorsque ces liquides entrent en contact avec la peau. Les isocyanates peuvent causer une sensibilisation, de l’asthme, une irritation des yeux, du nez ou de la gorge ainsi qu’une irritation cutanée ou une dermatite.

La sensibilisation

Certains techniciens qui sont exposés aux isocyanates peuvent développer une allergie, aussi appelée sensibilisation. L’asthme est la forme d’allergie la plus répandue. La protection respiratoire est la meilleure méthode pour se protéger des effets néfastes des isocyanates sur les voies respiratoires.

Les masques à cartouches au charbon

Il est important de rappeler que les masques avec des filtres à cartouches ne remplacent pas les systèmes à adduction d’air lorsque ceux-ci sont exigés par la réglementation ou la fiche signalétique du produit utilisé. Un masque à cartouches prend l’air contaminé de la cabine et essaie de le filtrer avant que le technicien ne le respire.

Les cartouches sont conçues pour absorber une quantité limitée de contaminants. Contrairement aux solvants qui dégagent de fortes odeurs, de nombreux isocyanates n’ont aucune odeur ni saveur. L’utilisateur ne peut donc pas savoir si la cartouche est fonctionnelle. De plus, même avec de bonnes cartouches, le technicien peut quand même être exposé si le masque est mal ajusté, de mauvaise taille ou porté avec une barbe.

Les masques à adduction d’air

Le technicien qui utilise un masque à adduction respire de l’air propre provenant d’une autre source, ce qui élimine l’exposition à l’air contaminé. Tout comme les masques à cartouches, ceux-ci doivent également être bien ajustés, sinon une fuite minime peut suffire à exposer le technicien à des isocyanates.

La CNESST indique que les systèmes de masques à adduction doivent être conformes à la norme sur les systèmes d’air respirable compressé CSA CAN3-Z180. Ils doivent être entretenus et l’air doit être testé deux fois par année. La qualité de l’air doit satisfaire à certaines normes spécifiques sur la quantité de contaminants présents dans les échantillons.

Si les masques sont alimentés par un compresseur lubrifié à l’huile, un moniteur de monoxyde de carbone est requis, ce qui déclenchera une alarme si les niveaux dépassent la limite prescrite. L’ajout de ce moniteur n’annule pas l’exigence de faire tester la qualité de l’air à intervalles réguliers.

Conclusion

Les cartouches peuvent offrir une protection dans certaines situations, mais elles ne fournissent pas le même niveau de protection qu’un système d’adduction d’air contre l’exposition aux isocyanates en pulvérisation.

Catégories : Carrosserie, Éditorial
Étiquettes : Axalta

EMPLOIS

 
Park Avenue Audi
Contremaître d'atelier
 
  BROSSARD
  Temps plein
 
 
Penske
Préposé.e au service - pompiste - laveur.se de camion
 
  QUÉBEC
  Permanent
 
 
Complexe Kia
Commis comptable
 
  POINTE-AUX-TREMBLES
  Temps plein
 
 
Chomedey Toyota Laval
Commis comptable
 
  LAVAL
  Temps partiel
 
 
HGrégoire Nissan Chomedey
Installateur.rice de pneus
 
  LAVAL
  Temporaire