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Sport, Espace et Électrique

Lotus surfe sur la vague des véhicules électriques fabriqués en Chine qui arrivent au Canada, en étant le premier à introduire sur le marché canadien son VUS Eletre. Crédit : Lotus Cars
La Lotus Eletre innove pour la marque britannique légendaire.
Lors de récentes discussions avec des concessionnaires, le sujet des véhicules électriques chinois a occupé le devant de la scène. Certains ont eu la chance de visiter la Chine et de découvrir ces véhicules sur leur propre territoire. Alors que de plus en plus de ces modèles sont destinés au Canada, que pouvons-nous en attendre ici et, surtout, les consommateurs les adopteront-ils?
Eh bien, une occasion de le faire se présente déjà. Lotus, dont 51 % des parts sont détenues par le constructeur automobile chinois Geely, introduit son Eletre au Canada cette année. Et Autosphere a récemment eu l’occasion de le conduire.

Un héritage emblématique
Pour beaucoup, la marque Lotus n’a plus besoin de présentation. Fondée par l’ingénieur Colin Chapman au Royaume-Uni en 1952, Lotus s’est rapidement imposée comme un pôle d’innovation, introduisant de nouvelles technologies tant sur piste que sur route. Elle est devenue l’un des concurrents les plus titrés en sport automobile, notamment en Formule 1, où elle a été pionnière d’inventions telles que le châssis monocoque et les effets de sol. Lotus a remporté 6 titres de pilotes et 7 championnats des constructeurs en Formule 1 entre 1958 et 1978. Chapman s’est concentré sur la construction de voitures de route légères pour financer les activités de course de l’entreprise. Après une série de voitures en kit, dont la célèbre Lotus Seven, Lotus a commencé la production de voitures sportives à carrosserie complète avec l’Elite en 1957, suivie par des modèles légendaires tels que l’Elan, l’Europa et l’Esprit.
Aujourd’hui, Lotus est en pleine mission d’expansion mondiale, mêlant son héritage d’innovation et de performance dynamique à la technologie d’une nouvelle ère. La première phase de cette stratégie est l’Eletre, qui arrive chez les détaillants canadiens cet automne.

« Avec la voiture sport Emira déjà offerte chez les concessionnaires au Canada, Lotus parie que l’Eletre renforcera la position de la marque au pays, la propulsant vers de nouveaux segments. »
Une rupture avec la tradition
L’Eletre rompt avec la tradition de Lotus en étant un véhicule utilitaire multisegment (VUM) plutôt qu’une voiture sport, et en utilisant une motorisation entièrement électrique. D’autres constructeurs emblématiques de voitures sportives ont adopté le concept de VUM pour augmenter le volume des ventes, l’attrait et la rentabilité, leur permettant de continuer à produire des voitures sportives très prisées par une clientèle d’enthousiastes fidèles. À cet égard, Lotus ne fait pas exception.
Bien que sa taille, son poids et son prix le placent directement en concurrence avec des véhicules comme l’Audi Q6 e-Tron et le BMW iX, spirituellement et esthétiquement, il se rapproche davantage d’un Lamborghini Urus.
Permettez-moi de m’expliquer. Pour commencer, l’Eletre incarne une technologie directement issue de la piste de course. On y trouve une pléthore de conduits fonctionnels et d’aides aérodynamiques, y compris les « ailes » montées sur le hayon arrière. La carrosserie fait également un usage extensif de la fibre de carbone. Mais là où l’Urus présente des angles vifs et un look plutôt brutal, l’Eletre est fluide, semblant en harmonie avec l’air qui l’entoure, même à l’arrêt. Cela se prolonge à l’intérieur où des touches uniques, notamment des ceintures de sécurité aux couleurs vives et un habitacle au style organique, offrent un complément bienvenu. De plus, les sièges pour toute la famille et un espace de rangement considérable à l’avant comme à l’arrière sont également très attrayants. Dans l’ensemble, l’habitacle est simple, accueillant et plus fonctionnel que de nombreux intérieurs de véhicules électriques, avec une sensation de solidité au niveau des commandes et des interrupteurs. Les fonctions technologiques [propulsées par l’Hyper OS de Lotus] sont plus intuitives que celles de nombreux véhicules récents que nous avons essayés, et les écrans ne nuisent pas à l’esthétique générale qui fait de l’habitacle un espace calme et rassurant.

Des performances époustouflantes
Reposant sur une architecture de véhicule électrique avancée de 800 volts et intégrant des moteurs à haute capacité qui entraînent les roues avant et arrière, il offre des performances supérieures à ce que l’on pourrait attendre. L’accélération est rapide, et dans la circulation urbaine dense en particulier, il permet de se déplacer avec une agilité presque inégalée. Atteindre les vitesses d’autoroute est absolument sans effort et, une fois lancé, l’Eletre est doux et très stable. Cependant, ce sont la tenue de route et le freinage qui nous ont vraiment surpris. Il se comporte comme un véhicule beaucoup plus petit et plus léger dans les virages — la direction est incroyablement communicative à basse comme à haute vitesse et elle inspire une grande confiance, même à ceux qui ne sont pas habitués à conduire des véhicules haute performance dans des conditions d’essai. Tournez le volant et l’Eletre va là où il est dirigé, sans histoire. Le centre de gravité bas et les raffinements de la suspension signifient également que le roulis et la dynamique sont bien plus proches d’une voiture sport que d’un VUS, ce qui est exactement ce que les acheteurs rechercheront.
Le freinage est également un point fort. Avec des disques massifs et des étriers multipistons aux quatre coins, ainsi qu’un freinage régénératif, l’arrêt est rapide et puissant. Lotus offre au conducteur plusieurs réglages pour l’agressivité de la régénération, ce qui ajoute à l’attrait et, dans notre cas, a contribué à une expérience de conduite globale très harmonieuse. S’il y avait un bémol, ce serait les surfaces routières rugueuses qui, compte tenu des pneus à profil bas et du réglage de la suspension de notre exemplaire d’essai, ont entraîné des chocs importants transmis à la direction.

Un attrait grandissant
Lotus vise à maintenir l’Eletre compétitif en termes de prix, cherchant à combler l’écart entre ce qui est considéré comme des VUS haut de gamme et des offres de luxe supérieures. Le gouvernement du Canada ayant réduit les tarifs douaniers sur les véhicules électriques chinois importés à 6,1 %, Lotus Cars détient une proposition solide pour le marché canadien avec ce modèle. Le prix de base est de 119 900 $, l’Eletre Sport de milieu de gamme s’affiche à 129 900 $ et l’Eletre Touring haut de gamme à 139 900 $. Un modèle Carbon de niveau supérieur et encore plus performant de 675 kW est également en préparation, bien qu’au moment de la rédaction de cet article, les détails pour le marché canadien n’aient pas encore été finalisés.
Avec la voiture sport Emira déjà disponible chez les détaillants au Canada, Lotus parie que l’Eletre renforcera la position de la marque dans ce pays, la propulsant vers de nouveaux segments, avec l’objectif d’attirer de nouveaux détaillants et de nouveaux clients. D’après ce que nous avons vu jusqu’à présent, cela pourrait s’avérer être une stratégie à long terme très réussie.
Spécifications : Lotus Eletre Sport 2026
Longueur : 5 103 mm (200,9 po)
Empattement : 3 019 mm (118,9 po)
Poids à vide : 2 545 kg (5 395 lb)
Puissance : 450 kW (603 ch)
Autonomie : 460 km* (288 milles)
Accélération 0-100 km/h (0-62 mi/h) : 4,5 secondes
Vitesse maximale : 258 km/h (161 mi/h)
*selon les chiffres d’essai cibles de l’EPA américaine (les performances réelles peuvent varier)
Étiquettes : Lotus Eletre





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