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Le conseil d’administration de Pirelli vote contre la compartimentation de ses opérations

Le 5 février, le conseil d’administration de Pirelli a voté afin que les activités Cyber Tyre continuent à être exercées et développées de manière pleinement intégrée, y compris au niveau fonctionnel et organisationnel, avec l’ensemble des autres activités du groupe Pirelli.
La décision a été adoptée par 9 voix pour et 5 contre, conformément à l’évaluation du directeur général de Pirelli, Andrea Casaluci. Il a également été précisé que les activités Cyber Tyre doivent être gérées en totale cohérence et conformité avec l’approche stratégique et industrielle décrite par le PDG, avec l’exclusion expresse de tout projet ou initiative susceptible d’entraîner une quelconque forme de compartimentation, de séparation et/ou de ségrégation, même partielle.
Lors de la réunion, la direction de Pirelli a souligné le caractère compétitif et hautement avancé du secteur automobile. Celui-ci comprend des systèmes et des véhicules toujours plus intégrés et connectés, tels que les véhicules définis par logiciel (SDV) et les systèmes de conduite autonome. Par ailleurs, la technologie des pneumatiques elle-même a connu une transformation radicale, devenant un système complexe et technologiquement avancé capable de collecter, traiter et transmettre des données.
Pirelli a été l’une des premières entreprises à développer et à lancer des technologies matérielles et logicielles. Le Cyber Tyre de la société, qui communique en temps réel avec les systèmes du véhicule, a déjà été adopté par des marques automobiles de luxe de premier plan, et d’autres accords avec des constructeurs (OEM) sont actuellement en finalisation. Le Cyber Tyre peut également se connecter aux infrastructures routières, permettant des services fonctionnels pour les routes intelligentes ainsi que la surveillance des réseaux routiers et autoroutiers. En Italie, des accords sont déjà en place avec plusieurs entités, notamment la Région des Pouilles, Movyon (groupe Autostrade per l’Italia) et Anas.
Au cours de la réunion du conseil, la direction de Pirelli a souligné que la fragmentation de Pirelli et la séparation de l’activité Cyber Tyre entraîneraient plusieurs problèmes majeurs, à savoir :
- Cela porterait atteinte de manière irréversible au modèle économique intégré, dans lequel la technologie et l’innovation, le développement des produits, la production et la commercialisation reposent sur un échange constant d’informations et de données ;
- Cela transférerait les brevets concernés au sein de « Pirelli Cyber Tyre », empêchant ainsi leur libre utilisation par Pirelli, privant l’entreprise de connaissances stratégiques, en contradiction avec les principes au cœur des statuts de la société ;
- Cela retarderait et affaiblirait le développement technologique, compromettant l’avantage concurrentiel et commercial de Pirelli ainsi que son leadership en matière d’innovation ;
- Cela entraînerait moins de synergies et des coûts plus élevés en raison de la duplication nécessaire des structures opérationnelles ;
- Cela provoquerait une destruction significative de valeur et, par conséquent, réduirait la solidité financière ;
- Cela ne permettrait pas de surmonter les limitations imposées par la législation américaine.





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