Le Congrès de l’AMVOQ offre une panoplie de solutions à ses marchands

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Quelque 260 personnes ont participé au Congrès de l’AMVOQ au Mont-Tremblant. (Crédit : Michel Beaunoyer)

Le Congrès AMVOQ 2025 qui s’est déroulé les 17 et 18 octobre au Mont-Tremblant a permis à ses membres de faire le plein d’informations nécessaires pour construire une entreprise profitable et respectée des consommateurs.

Vendre dans les règles de l’art des voitures d’occasion au Québec ne se fait pas en criant ciseau. S’il est une chose que ce Congrès aura apprise aux participants, c’est que la navigation commerciale dans un océan législatif contraignant n’est certainement pas facilitée par les vents contraires d’une perception teintée de négativité chez les consommateurs. Même le plus dévoué des marchands doit mettre ses bonnes pratiques à jour et s’assurer de respecter toutes les règles de la mise en vente. D’ailleurs, les 1200 membres de cette association auraient gagné à être de la partie.

Steeve De Marchi et François Boisvert ont animé un atelier portant sur les nouveautés légales et réglementaires. (Crédit : Michel Beaunoyer)

Ainsi, Steeve De Marchi, directeur général de l’AMVOQ et son complice Me François Boisvert, conseiller juridique, ont passé un long moment à faire le point sur les nouveautés législatives et réglementaires englobant les opérations de ces marchands en 2025. « Nous vous partageons ces informations, a lancé M. De Marchi aux quelque 260 personnes réunies au congrès, en espérant que le message se rendra à tous nos membres. L’engagement de tous est notre force. »

Le duo est revenu sur le concept des garanties couvrant les véhicules d’occasion. La garantie de bon fonctionnement est encadrée par le décret de la vente de véhicules d’occasion et est modulée selon l’âge et le kilométrage du véhicule. Plus le véhicule est vieux et usé, moins il sera couvert. Toutefois, la garantie légale repose sur la jurisprudence et viendra protéger un consommateur qui se sent floué par l’achat d’un véhicule hors garantie qui cesse de fonctionner prématurément. « Ici, tout est matière d’interprétation et de compréhension du juge », explique Me Boisvert. « La question est pour le marchand de déterminer si la plainte est fondée et peut s’entendre avec le client avant de risquer temps et argent pour se présenter en cours. De plus, une négociation raisonnable avec le client évitera les plaintes et les mauvais commentaires sur les médias sociaux et fiches d’entreprise.

L’expert a rappelé l’importance de documenter dans le contrat de vente tous les facteurs potentiellement à risque afin d’être transparent avec un client maintenant bien informé. Au passage, Me Boisvert a rappelé que la mention « vendu tel que vu » sur le contrat n’est pas légale et ne protège nullement le marchand.

Gérer et solidifier sa réputation

Parlant transparence, M. De Marchi a passé en revue les plaintes logées à l’Office de protection du consommateur (OPC) concernant l’industrie automobile. Pour mettre les choses en perspective, le directeur général a rappelé que dans tout le secteur, les marchands de véhicules d’occasion sont les seuls à commercialiser des automobiles usagées, ce qui en soi est une pratique où les risques de problèmes sont naturellement plus élevés.

De plus, si 18 % des plaintes reçues par l’OPC concernant la vente d’automobiles touchaient des commerçants de voitures d’occasion, le fait qu’il s’agisse de marchands indépendants ou non n’est pas indiqué. Ainsi, il reste à déterminer la source véritable de ces plaintes, émanant d’un marchand professionnel ou d’un vendeur aux mauvaises pratiques, récidiviste et coutumier des plaintes des consommateurs. Selon la direction de l’AMVOQ, l’OPC veut se montrer encore plus sévère envers les délinquants endurcis.

Chose certaine, M. De Marchi est revenu sur l’importance de proscrire les mauvaises pratiques, notamment les messages publicitaires incomplets et trompeurs, l’ajout de frais ou de produit au-delà du prix annoncé ou encore de ce qu’il qualifie de « survente », où le marchand crée de fausses attentes chez le consommateur. Les photos de synthèse, produites par l’intelligence artificielle, ne peuvent figurer dans la fiche du véhicule à vendre sur le site web du marchand, cette pratique, gagnant en popularité, étant considérée à juste titre trompeuse.

Le travail de représentation de l’AMVOQ auprès des instances paragouvernementales a aussi donné de très intéressants résultats. Outre une participation à la table de consultation avec l’OPC, l’association a réussi à obtenir pour les marchands de véhicules d’occasion le droit d’immatriculer sur place les voitures qu’ils vendent. Ils n’ont qu’à s’inscrire à l’agrément des commerçants de la SAAQ. Tout en facilitant la transaction pour le consommateur, ils sécurisent par la même occasion le transfert de propriété.

Sébastien Moffet et Pascal Tremblay de Boost Groupe conseil ont donné plusieurs pistes de réflexion aux entrepreneurs présents dans la salle. (Crédit : Michel Beaunoyer)

Positionner son entreprise

Après ce menu à haute teneur en information, le duo a laissé place à Pascal Tremblay et Sébastien Moffet de Boost Groupe conseil, qui ont mis en lumière, au profit des participants, des stratégies pour bien positionner leur commerce dans un contexte économique très fluide. « La bonne nouvelle pour vous, c’est que les gens ont toujours besoin d’un véhicule pour se déplacer, a rassuré M. Tremblay. Maintenant, il faut vous organiser pour livrer ce dont les consommateurs ont besoin tout en optimisant votre profitabilité. »
Le conseiller a ainsi évoqué l’importance d’avoir une équipe solide au sein d’une structure claire. Il recommande également aux gestionnaires d’établir des indicateurs de performance et d’en suivre la progression. « Avez-vous une idée du revenu par emplacement ou quels sont les véhicules qui sortent et lesquels dorment trop longtemps dans les inventaires », a-t-il demandé.

Selon les spécialistes de Boost, il est plus facile de sauver de l’argent que d’en faire et qu’un bon contrôle des dépenses, notamment de la masse salariale, joue en faveur de la profitabilité de l’entreprise. « Soyez de vrais gestionnaires, sortez-vous la tête des opérations, stipule M. Tremblay. Ayez une vision, des objectifs et des procédures pour les atteindre. »

Pour terminer la rencontre sur une note plus légère, le conférencier et humoriste Sylvain Larocque a provoqué des éclats de rire qui a perduré jusqu’au cocktail qui précédait le Gala de clôture du Congrès de l’AMVOQ

Rencontre des exposants

L’AMVOQ avait invité une sélection d’une vingtaine de fournisseurs de biens et services dans le cadre de son Congrès. Ses marchands membres pouvaient ainsi s’informer auprès de ces partenaires des nouveautés offertes dans un cadre détendu.

 

 

 

EMPLOIS

 
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Directeur.rice des ventes - véhicules d'occasion
 
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Chomedey Toyota Laval
Directeur.rice des ventes - véhicules d'occasion - Laval
 
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Léveillé Toyota
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Spinelli Lexus Lachine
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