fbpx

Les recettes gagnantes

Charles Trudel, chargé de projet pour l’Institut du véhicule innovant, a expliqué les chemins qui mènent à l’électrification d’un parc. PHOTO Impulsion MTL

Lors du Forum international sur la gestion des parcs de véhicules, le 16 mars, organisé par Impulsion MTL, Charles Trudel a expliqué les chemins à suivre pour une électrification réussie.

C’est sous le thème « La recette gagnante pour électrifier votre parc de véhicules » que le chargé de projets de l’Institut du Véhicule innovant (IVI) a présenté la question.

En fait, comme il l’avouait d’entrée de jeu, il n’existe pas une seule solution gagnante pour les gestionnaires qui souhaitent procéder à l’électrification d’une partie ou de la totalité de leurs parcs.

« Il n’y a pas une recette qui réussit à tous, illustre-t-il, mais une approche de cas par cas. Mais après avoir mené 300 projets avec des entreprises et organisations au cours des cinq dernières années, nous pouvons tirer quelques conclusions sur les démarches gagnantes. »

Selon M. Trudel, pour introduire le véhicule électrique dans un parc il faut être en mesure d’analyser plusieurs éléments. La télématique, à ce chapitre, est un outil incontournable.

« On ne peut pas simplement dire, l’essayer c’est l’adopter, explique-t-il. Les données recueillies vont permettre au gestionnaire de voir comment le véhicule se déplace, les temps consacrés à la recharge, les préférences des utilisateurs, mais aussi, un portrait clair des économies qui découlent du véhicule électrique. Ce sont des données importantes à obtenir. »

Il recommande aux entreprises de compartimenter les besoins en sous-groupes selon les besoins. Par exemple, faut-il privilégier un véhicule à courte autonomie, sachant qu’il ne servira à l’équipe qu’à se déplacer d’une usine à l’autre sur le même site ou un véhicule plus performant pour la grande route.
Il mentionne également l’importance d’établir, dès le départ, quelle catégorie de véhicules pourrait être plus facilement remplacée par leur équivalent électrique.

Selon lui, en période d’essai, pourquoi ne pas envisager d’utiliser des véhicules d’occasion, plus accessibles et moins chers.

Planifier la formation

Selon Charles Trudel, avant même de glisser des véhicules électriques dans le parc, il faut travailler directement avec les utilisateurs.

« Trouvez vos champions, ceux qui veulent expérimenter avec ce nouveau type de transport, détaille-t-il, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe qui paveront la voie. Demandez-leur leurs préférences ou encore l’endroit où ils préfèrent effectuer la recharge, que ce soit à la maison la nuit, sur la route par des bornes publiques, ou durant la journée, au bureau. Il faut dès le départ déterminer les utilisations pour optimiser l’expérience. Ensuite, prenez le temps de les former sur la meilleure façon de tirer le maximum de ces véhicules. »

Prendre de l’avance

Comme l’explique M. Trudel, il faut prévoir plus d’un an pour l’installation d’une borne de recharge. Il n’y a pas d’excavation l’hiver et la COVID a ralenti l’opération. « Il faut que le gestionnaire fasse preuve de prudence, c’est plus rapide d’acheter un VÉ que de se faire installer une borne. »

La recharge à la maison ou sur les bornes publiques peut représenter une solution de dépannage.Il signale aussi que la recharge en entreprise doit être coordonnée. En effet, en périodes de pointe où la demande en électricité est forte, les coûts de recharge peuvent gonfler, surtout si un grand nombre de véhicules refont le plein en même temps. La borne intelligente de nouvelle génération pourrait s’avérer un choix judicieux pour le gestionnaire.

M. Trudel conclut en disant que s’il n’y a pas de recette gagnante qui répond à toutes les situations vécues par les gestionnaires de parc, chacun d’eux peut trouver son chemin vers la réussite.

ARTICLES POPULAIRES

Calendrier

avril, 2021

Nos partenaires

Menu
X