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Une vocation plus qu’un boulot

À titre d'ingénieur électrique à l'ITAQ, au cégep de Saint-Jérôme, François Adam contribue ensuite au développement d'une foule de prototypes de véhicules électriques. PHOTO Institut du véhicule innovant

Certaines histoires d’alliance semblent tracées d’avance et celle qui lie l’Institut du véhicule innovant à son directeur général s’est amorcée candidement en coulisses alors que ce dernier était encore jeune.

Éperonné par la curiosité qui le propulsera jusqu’à son poste actuel, le jeune François Adam cherche à comprendre le fonctionnement de tout appareil qui lui tombe sous la main. C’est ainsi qu’à l’âge de douze ans, il déconstruit un magnétophone pour assouvir ses instincts. Un geste qui lui vaudra son premier jeu 75 expériences en électronique.

« J’ai tellement eu de plaisir avec que j’ai cherché à comprendre quelle formation me permettrait de développer ce genre de produit. C’est à ce moment que j’ai décidé que je deviendrais ingénieur électrique. »

Pendant près de dix ans, M. Adam œuvre dans l’industrie des équipements de télécommunication, mais ses propres questionnements quant à la stabilité du secteur l’amènent à joindre, en 2002, les rangs d’une entreprise émergente planchant sur le concept d’une microvoiture électrique.

« Ma vie professionnelle a pris un tournant, devenant davantage une vocation qu’un simple boulot. Le fait d’avoir l’impression de contribuer à réduire les impacts négatifs du transport sur notre environnement a nourri une passion qui m’anime depuis. »

Naissance de l’IVI

À titre d’ingénieur électrique à l’ITAQ, au cégep de Saint-Jérôme, François Adam contribue ensuite au développement d’une foule de prototypes de véhicules électriques. En 2011, il succède au directeur sortant et confère une nouvelle vocation au centre.

« En 2015, j’ai regroupé les équipes du CNTA et de l’ITAQ pour créer l’Institut du véhicule innovant. Depuis, l’équipe est passée de quinze à trente personnes, principalement des ingénieurs. »

Au fil du virage vert entrepris par l’industrie, M. Adam, stimulé par son enthousiasme, continue de relever les défis inhérents à son quotidien. Or, dans ce feu roulant technologique, acquérir puis conserver la main-d’œuvre qualifiée pour aider les clients de l’institut à innover plus rapidement constitue un élément essentiel.

« Avec les talents que l’IVI possède, nous réussissons à aider les manufacturiers de véhicules ou de leurs composants à développer des solutions touchant trois domaines excitants de véhicules : électriques, autonomes et connectés. Nos expertises servent d’abord au Québec mais nous obtenons annuellement des mandats aux États-Unis, au Mexique et en Europe. »

Avenir économique

Incidemment, ce qui constituait autrefois la vision du jeune François devient aujourd’hui une réalité à laquelle les automobilistes devront se rallier. À cet effet, aux dires de l’expert, la prochaine décennie verra les véhicules qui offrent des réductions importantes, voire éliminent les GES par l’électrification, prendre une place prépondérante sur les routes québécoises.

« Des lois ou des mesures gouvernementales forceront ce choix, car les impacts environnementaux du transport sont trop grands et le coût d’exploitation réduit qui en résultera rendra les autres options caduques. »

C’est précisément là que la conviction depuis longtemps éprouvée par M. Adam, celle de faire sa part pour la société, prendra encore plus de sens.

« Ces nouveaux véhicules de toutes tailles représentent une opportunité économique très intéressante pour le Québec, qui est en train de prendre une position de chef de file dans le domaine. »

Et entre chefs de file, on dirait bien que le courant passe…

 

Catégories : Éditorial, Parc
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