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Histoires de succès de travailleurs étrangers en mécanique

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David D’Astous, encadré de ses deux recrues, n’hésiterait pas à recruter encore à l’étranger au besoin. Photo Service Ruest et Babin

Le recours à une main-d’œuvre étrangère s’avère une solution très intéressante pour les gestionnaires d’atelier, quand la démarche est bien préparée.

Difficile de trouver localement des travailleurs pour les ateliers du marché secondaire automobile. Dans un contexte qui frise le plein emploi, recruter un technicien en mécanique automobile relève de l’exploit. Pas étonnant que certains gestionnaires de garage se tournent vers la main-d’œuvre étrangère pour combler des postes vacants ou qui risquent de le devenir.

Copropriétaire avec Guillaume Lavoie de l’atelier NAPA AUTOPRO Pierre Lavoie à Baie-Comeau, Benoit Michaud explique que la difficulté de trouver des travailleurs pour son important atelier ne tient pas à l’éloignement, mais plutôt à la présence dans la région de grands employeurs qui offrent des conditions alléchantes.

« Il y beaucoup de travailleurs étrangers dans la région », a constaté M. Michaud qui, faute de pouvoir cloner deux de ses meilleurs techniciens, s’est tourné vers une agence, JobGo, pour l’aider à trouver deux perles rares. « Je voulais faire affaire avec une agence, car le processus pour faire venir des travailleurs étrangers ici est terriblement long et complexe. »

La démarche a nécessité 16 mois, un délai aggravé par les prolongements de la pandémie. Dans cette recherche, des candidats ont été évalués sur place, aux Philippines et M. Michaud a jeté son dévolu sur deux techniciens d’expérience, dont Jaypemel Recana, en poste depuis à peine quelques semaines.

Une solide préparation

Avant l’arrivée de ce premier travailleur – un second devrait avoir posé le pied au Québec lorsque vous lirez cet article – le garagiste avait préparé le terrain. En prévision de l’ajout de ces deux travailleurs, M. Michaud a simplement acheté une maison pour les accueillir. Un investissement selon lui qui prouvera sa rentabilité et lui permet d’offrir un logement de proximité à coût modique. À la fin des contrats de trois ans de ces immigrants, il souhaite les conserver dans l’équipe et leur revendre ou la mettre sur le marché.

Même chose à Rimouski où David D’Astous copropriétaire de Service Ruest et Babin, membre du réseau OTOBOX a préparé l’arrivée de Ruffy DeCastro et Paul M Yuson longtemps d’avance.

« J’ai réussi à trouver un grand appartement, ce qui n’est pas chose simple ici où le taux d’occupation atteint presque 100 %, explique l’entrepreneur. Je m’entends avec eux pour le remboursement du loyer, mais je suis très raisonnable. Ces deux techniciens envoient beaucoup d’argent dans leur famille et parfois, un peu trop, alors je les ai aidé à monter un budget. Pour eux, le salaire est impressionnant. Toutefois, le coût de la vie est élevé au Canada comparativement à celui de leur pays d’origine. »

Des organismes locaux d’aide aux immigrants ont joué un rôle important dans l’intégration de ces étrangers qui partent de zéro, sans permis de conduire ni compte bancaire, entre autres.

M. D’Astous aussi s’est adressé à une agence de recrutement international, RM Recrutement, une décision qui a facilité l’opération à 95 %, dit-il.

Le garagiste Benoit Michaud en compagnie de son technicien philippin Jaypemel Recana, une personne qu’il apprécie pour ses valeurs humaines et techniques. Photo Garage Pierre Lavoie

Tout est dans l’attitude

Autant M. D’Astous que son collègue de Baie-Comeau sont emballés de l’attitude de ces nouveaux employés. Certes, une mise à jour des connaissances est nécessaire, mais les bases techniques des Philippins étaient solides. « L’un des deux travaillait pour un concessionnaire BMW et l’autre avait déjà touché à des voitures de prestige, témoigne M. D’Astous. Ils sont incroyablement débrouillards, comprennent du premier coup et démontrent une volonté naturelle d’apprendre. »

Même coup de cœur chez M. Michaud pour son travailleur qui s’est mis au français dès son arrivée et démontre une grande volonté d’apprendre à travailler sur des équipements qui ne lui sont pas familiers.

L’investissement pour recruter à l’étranger est élevé. On parle de plus de 12 000 $ par tête sans compter tous les extras, comme la fourniture d’outils ou encore d’accessoires neufs dans les logis.

Les deux garagistes insistent sur le fait que l’opération est rentable. « Nous avons besoin d’eux, car nous ne trouvons pas de relève ici explique M. Michaud. Il en va de la pérennité de nos entreprises. En plus, ce sont des personnes qui ont les valeurs à la bonne place et sont vaillantes. Pour moi, la possibilité de les aider à réaliser leur rêve d’une vie meilleur et d’inviter bientôt leur famille à s’établir ici a une très grande valeur. »

David D’Astous recommande aussi aux garagistes aux prises avec des problèmes d’embauche de considérer sérieusement le recrutement international. « Si je ne trouve pas ici, c’est certain que je vais recruter à l’étranger », conclut-il.

Une préoccupation pour l’AIA Canada

Questionnée sur la position de l’AIA Canada face au recours à une main-d’œuvre étrangère pour combler des postes dans les entreprises du marché secondaire automobile l’Association nous répond que la pénurie de travailleurs dans l’industrie demande non seulement de nouvelles et innovantes stratégies domestiques, mais aussi des renforts de travailleurs venus de l’extérieur de nos frontières.

 

Catégories : Éditorial, Mécanique
Étiquettes : Gestion

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