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De plus en plus de phares adaptatifs

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En mettant le contact, les phares adaptatifs de type AFS se réinitialisent durant quelques secondes en balayant de haut en bas, et de gauche à droite. PHOTO Guy O’Bomsawin

Depuis février dernier, les États-Unis autorisent les constructeurs à installer des feux adaptatifs qui réduisent l’éblouissement.

Cette décision de l’administration américaine responsable des normes de sécurité routière, la NHTSA, a légalisé aux États-Unis ce que les Nations Unies ont prescrit il y a longtemps à propos des phares AFS.

Contrairement aux normes canadiennes, le protocole adopté outre-frontière pour ce genre d’éclairage anti-éblouissant diffère cependant du protocole J3069 adopté en 2016 par la SAE, l’organisme international de normalisation automobile.

Il s’agit malgré tout d’un pas davantage important que celui qui avait jadis permis que les véhicules roulant en Amérique du Nord soient enfin dotés de phares halogènes plus efficaces que les anciennes ampoules scellées.

Un éclairage longtemps souhaité

Combinée à l’influence de l’IIHS, dont les critères comprennent depuis 2017 les phares adaptatifs, il y a donc lieu de s’attendre à ce que la nouvelle réglementation amène les constructeurs à en installer davantage.

On devrait par conséquent voir disparaître à court terme un nombre important de phares classés mauvais en raison de leur configuration… aux allures de meurtrières entre autres.

Trop nombreux sont encore les véhicules neufs de tous modèles dont les phares, selon les versions, sont de faible puissance, de portée insuffisante ou ont des faisceaux qui éblouissent 7 fois plus que le seuil de tolérance.

Le « signe de croix »

En virage, les phares adaptatifs se braquent jusqu’à 15°, passent automatiquement en mode atténuation ou aux feux de croisement en rencontrant ou suivant un véhicule, et s’adaptent à l’environnement.

Pour ne pas que les occupants du véhicule soient éblouis, ils font de même en présence des objets réfléchissants tel les panneaux routiers, et intensifient l’éclairage du côté de l’accotement ou de la voie de droite.

À l’exemple des systèmes au xénon de jadis, ils s’ajustent de plus à l’angle des pentes montantes ou descendantes et aux dénivellations de la chaussée, afin qu’elle soit toujours éclairée.

Les phares adaptatifs suivent l’angle des courbes, atténuent l’éclairage ou passent automatiquement aux feux de croisement lors des rencontres, en suivant un véhicule ou en présence d’un obstacle réfléchissant, et s’ajustent aux dénivellations de même qu’à l’angle des pentes. IMAGES Transports Canada

Lorsque ces phares adaptatifs s’allument, leur système se réinitialise en balayant de haut en bas et de gauche à droite, comme un « signe de croix » ; ce qui représente tous les angles automatiquement couverts.

Les fonctions adaptatives ne s’activent que si l’éclairage est en mode AUTO et que la caméra fixée en permanence au pare-brise n’est pas obstruée. PHOTO Guy O’Bomsawin

À vérifier avant achat

Pour s’assurer qu’un véhicule est équipé de phares adaptatifs, de série ou en option, il suffit de consulter le site de l’IIHS, le manuel du propriétaire ou la fiche complète de son équipement codifié.

Dans la génération des phares adaptatifs très avancés, entrent évidemment les phares matriciels de haut de gamme à multiples diodes électroluminescentes, et ceux de type laser.

 

Catégories : Éditorial, Mécanique
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