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Les VÉ ont besoin de combustibles fossiles

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L’exploitation minière, la fonte et le raffinage sont essentiels pour ces véhicules dits « verts ».

Choqué par le titre ? Oui, la vérité choquante est que les VÉ ont besoin de combustibles fossiles et que la production de VÉ et des batteries qui les alimentent stimule la demande de combustibles fossiles. Dans de nombreux cas, cette demande est satisfaite par la forme la plus polluante et la plus ancienne de combustible fossile : le charbon.

Les plus grandes réserves de nickel

Le nickel est un minéral essentiel pour les VÉ. L’Indonésie, premier producteur mondial de nickel, détient 22 % des réserves mondiales de nickel et a produit 40 % du nickel mondial en 2023.

Afin d’accroître la valeur de ses énormes réserves de nickel et d’augmenter l’emploi local, l’Indonésie a interdit en 2020 l’exportation de nickel brut, obligeant les producteurs à raffiner le minerai localement.

Le raffinage du minerai nécessite d’énormes quantités d’énergie. L’Indonésie disposant d’énormes réserves de charbon, c’est la forme d’énergie la moins chère pour alimenter les raffineries de nickel. La volonté de l’Indonésie de tirer profit des VÉ l’incite également à extraire et à brûler davantage de charbon. En janvier 2024, Climate Rights International a publié un rapport montrant que les centrales électriques captives alimentant un seul parc industriel axé sur le traitement du nickel, Indonesia Weda Bay Industrial Park, brûleront plus de charbon que l’Espagne ou le Brésil en un an.

Le rôle de la Chine

Les Chinois sont des acteurs importants dans le secteur du raffinage du nickel en Indonésie. Ils ont mis au point une méthode très rentable d’affinage du minerai de latérite indonésien pour en faire du nickel destiné aux batteries. Cette méthode, connue sous le nom de HPAL (High Pressure Acid Leach), est gourmande en carbone et génère une boue acide qui doit être neutralisée et stockée de manière appropriée. Cela entraîne des risques élevés pour l’environnement.

Le cuivre est un autre minéral essentiel pour les VÉ. En 2023, quelque 45 % de la production mondiale de cuivre raffiné proviendra des raffineries de la République populaire de Chine (Chine).

La Chine est en pleine expansion de son industrie du cuivre, ce qui modifie les flux mondiaux de ce métal essentiel pour la « transition énergétique verte » tant vantée dans le monde.

De grandes quantités d’énergie

Le raffinage du cuivre nécessite de grandes quantités d’énergie, et la grande majorité de l’approvisionnement énergétique de la Chine provient de la combustion de combustibles fossiles. Environ 55 % de l’énergie chinoise est produite à partir du charbon, et environ 26 % à partir du pétrole et du gaz. Seuls 16 % environ sont générés par des énergies renouvelables. La Chine brûle chaque année plus de charbon que le reste du monde réuni.

Bien que j’aie souligné les grandes quantités d’énergie nécessaires pour raffiner ces deux métaux essentiels au « fantastique avenir propre des VÉ » présenté au public, il ne s’agit que de deux des nombreux minerais nécessaires à la construction des VÉ. Tous ces minéraux doivent être extraits, et la plupart d’entre eux le sont par la méthode de l’exploitation à ciel ouvert. Recherchez des images de mines de nickel ou de cuivre sur l’internet et regardez les images qui apparaissent. Vous verrez d’immenses mines à ciel ouvert qui utilisent des machines géantes – bulldozers, excavateurs, camions, etc. Aucun d’entre eux ne fonctionne à l’électricité, ils ont tous besoin de carburant diesel. En outre, les mines à ciel ouvert génèrent de grandes quantités de poussière et d’autres polluants.

Si l’on exclut l’acier et l’aluminium, un VÉ utilise 6 fois plus de minéraux qu’un véhicule MCI. En fait, un VÉ utilise plus d’un minéral, le nickel, que le volume de tous les minéraux utilisés dans un véhicule à moteur à combustion interne. Il en va de même pour le cuivre.

Comme les VÉ suscitent une énorme demande pour ces minéraux, davantage de mines à ciel ouvert seront exploitées et davantage de fonderies et de raffineries seront construites, dans les endroits les plus rentables, loin du Canada. Cela entraînera à son tour une augmentation de la demande de combustibles fossiles, notamment de charbon.

Les réalités opérationnelles font que l’exploitation minière à ciel ouvert nécessitera des machines MCI, et des machines diesel, dans un avenir prévisible. En outre, les quantités massives d’énergie nécessaires au processus de raffinage continueront d’être fournies par les combustibles fossiles dans les principaux pays producteurs tels que l’Indonésie et la Chine.

N’oubliez pas que des faits peu reluisants se cachent derrière le marketing et l’appel à la vertu des gouvernements, qui parlent d’un monde merveilleux et propre pour les VÉ.

 

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