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Un projet qui se façonne

Acquérir une concession en 2020, un équilibre entre le capital financier et l'aspect humain. PHOTO Freepik

Peu importe le domaine, entretenir ses rêves constitue une dynamo propice à gravir les échelons.

Dans le cas de l’acquisition d’une concession automobile, rien ne saurait refroidir les ardeurs de ceux qui y croient vraiment.

Le Guide de l’auto, s’il vous plaît!

Au cœur d’une industrie compétitive à souhait et dans un contexte où la main-d’œuvre se laisse désirer, il est réconfortant de constater que de jeunes entrepreneurs souhaitent prendre la relève. C’est le cas de Vincent Bourbeau, un bachelier en communication qui aspire à exploiter une ou plusieurs concessions. En dépit des nombreuses avenues qui s’offrent à lui, ce représentant des ventes chez Nissan de Sherbrooke se laisse guider par son instinct… et les encouragements de son grand-père.

« Je crois que pour réussir dans ce domaine, il faut développer une saine relation avec le client, comprenant écoute et empathie » estime Vincent Bourbeau. PHOTO Nissan de Sherbrooke

« Il ne cessait de me répéter de m’accrocher à mes rêves. Mon grand-père, homme d’affaires accompli, a été mon phare dans la réalisation de mes projets. »

À l’influence de ce mentor s’ajoute un ouvrage littéraire, faut-il le préciser.

« Dès que j’ai appris à lire, j’ai demandé régulièrement le Guide de l’auto en cadeau. Deux passions m’habitaient alors, l’automobile et l’humain. »

D’aucuns confirmeraient qu’il s’agit d’ingrédients essentiels pour honorer pleinement une bannière automobile. Or, la recette de ce jeune homme dans la mi-vingtaine, récent propriétaire d’un immeuble à revenus, se veut plus exhaustive.

« Je crois que pour réussir dans ce domaine, il faut développer une saine relation avec le client, comprenant écoute et empathie. Il est aussi primordial de travailler de concert avec ses collègues et collaborateurs. »

J’achète votre confiance!

Mû par ses visées et soucieux d’établir de solides bases relationnelles, ce conseiller à l’emploi du Groupe Beaucage depuis deux ans gratifie chaque client qu’il croise en concession d’une phrase qui en dit long sur ses intentions.

« Que vous repartiez d’ici aujourd’hui avec une voiture ou non, j’achète votre confiance et vous garde comme client, peu importe le domaine dans lequel on se retrouvera. »

Un leitmotiv qui forge chaque jour son capital humain. À ce trésor, il greffera évidemment l’appui financier nécessaire à exaucer son rêve, pour lequel aucune date n’est encore fixée.

« Certes, tout va très vite aujourd’hui, mais je prends le temps de bien faire les choses. Ce qui me permet de trouver le parfait équilibre entre l’investissement humain et les ressources financières… », image-t-il.

Un dossier de bonne conduite

À Saint-Rémi, au sud de Montréal, les frères Pascal et Nicolas Ste-Marie reprenaient le flambeau de la concession familiale en 2009. Avec Guy, leur père, ils ont évolué au sein de l’entreprise et emmagasiné les rudiments nécessaires pour prendre la relève. Appelé à faire le parallèle entre deux ères, celle de ses prédécesseurs et aujourd’hui, Pascal Ste-Marie, propriétaire principal de Viau Ford, soulève un dénominateur commun de réussite : l’implication.

« Même si la famille est derrière et que l’objectif demeure un legs de l’entreprise, la raison qui fait qu’on n’acquiert pas une concession de nos jours n’est pas toujours financière » soutient Pascal Ste-Marie. PHOTO Viau Ford

« À l’époque, lors du premier contact avec le constructeur, nous avons démontré nos capacités à porter la concession sur nos épaules. En affirmant que nous avions grandi et appris dans ce milieu, que nous entretenions des liens étroits avec la communauté et notre main-d’œuvre, qui venait aussi d’ici, nous avancions des arguments de taille. »

Pour cet entrepreneur, l’actif humain s’avère un élément-clé du succès de la concession. À ses yeux, au-delà du signe du dollar, l’attitude, la bonne foi et le degré de volonté priment. Des garanties qu’un constructeur, toujours à la recherche de candidats solides pour assurer la pérennité de la marque, ne saurait refuser.

« Même si la famille est derrière et que l’objectif demeure un legs de l’entreprise, la raison qui fait qu’on n’acquiert pas une concession de nos jours n’est pas toujours financière. L’éventuel franchisé doit faire étalage de la profitabilité de l’entreprise, de sa capacité à pénétrer le marché, du degré de satisfaction des ventes et du service. Bref, le dossier en général doit reluire », conclut avec conviction M. Ste-Marie.

Comme jouer dans la LNH

En avril 2018, Rivière-du-Loup comptait en son sein le plus jeune propriétaire de concession Mitsubishi au pays. À l’âge de 24 ans, Vincent Beauchesne réalisait alors son rêve de devenir franchisé. Même s’il a grandi entre les murs de diverses concessions exploitées par son père, l’entrepreneur vingtenaire soutient que sa ligne de vie était de toute façon connectée à son cœur depuis longtemps.

« Démarre avec quelque chose de petit, mais amène-le graduellement à tes yeux qui voient grand! », conseille Vincent Beauchesne. PHOTO Rivière-du-Loup Mitsubishi

« À six ans, je disais déjà que j’allais posséder plus tard des garages et à onze ans, je lavais des véhicules. »

En restant focalisé sur son objectif, M. Beauchesne est ensuite passé de commis aux pièces à conseiller, puis à directeur des ventes à 17 ans. Le poste de directeur général d’une concession Ford est le dernier qu’il a occupé avant de couper le ruban pour inaugurer son acquisition tant souhaitée. Une sensation qui meuble encore sa mémoire.

« La fierté ressentie est difficile à décrire. Pour un jeune comme moi, posséder sa concession est un privilège. Je me sens comme un joueur étoile dans la LNH. »

Petit, mais grand…

Vincent Beauchesne étale son enthousiasme pour contaminer les siens. Volubile, l’homme d’affaires conseille de s’entourer des bonnes personnes pour réussir et reconnaît que le volet relationnel occupe une grande place dans le quotidien d’un entrepreneur.

« Je suis terre-à-terre, proche de mes employés. Le fait d’être passionné comme je le suis entraîne aussi la passion chez les autres. Si l’un de mes employés souhaite suivre mes traces, alors je lui dis de foncer. Ainsi, il me permet de grandir. »

Puis il termine en prodiguant, à tous ceux qui souhaitent ardemment représenter la bannière d’un constructeur, un conseil réaliste et empreint de sagesse.

« Démarre avec quelque chose de petit, mais amène-le graduellement à tes yeux qui voient grand! »

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