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Chemiakin Autos : Son « Objectif Mars »

chemiakin autos
Il y aura 25 ans cette année que les portes de Chemiakin Autos se seront ouvertes. PHOTO Chemiakin Autos

Fascinant cheminement que celui de Christian Laberge, connu des gens de Québec par son atelier de pneus et mécanique s’appelant de façon originale et unique Chemiakin Autos.

S’il y a d’ailleurs un rapport entre ce nom et la Russie, il est à la fois fort mince et particulièrement évocateur, puisque lié à une œuvre de l’artiste Mikhaïl Chemiakine, qui lui a aussi inspiré cette devise : L’art du travail bien fait.

Toujours en panne de nom après une vaine recherche, c’est à quelques minutes de la finalisation de l’incorporation qu’il avait emprunté illico celui de ce peintre dont une sérigraphie orne son nouvel atelier.

Sept guides

Le cheminement de Christian Laberge, dont les Jean-Paul Laberge, Yves Royer, Bernard Parent, Michel Boulianne, Guy Pelletier, Joël Fortin et Mathieu Brunel sont intimement associés, est hors du commun.

Christian Laberge Chemiakin Autos
Sûr de ses capacités, Christian Laberge a créé son propre atelier à 24 ans. PHOTO Chemiakin Autos

Mais bien avant qu’ils apparaissent dans son univers, à une exception près, il y a eu ce monde des autos téléguidées à assembler, des modèles à coller, des magazines GTI Tamiya et des manuels de réparation Haynes, sans compter qu’à 16 ans il était déjà membre du club québécois de VW Québec.

Tout ce qu’il a fait et été au cours des 47 dernières années, dont déjà 24 à titre de propriétaire, confirme l’adage disant que sa vie est à l’image de ce qu’elle était avant l’âge adulte, sous l’influence d’une mère entrepreneure et d’un père expert en gestion.

Que jeux constructifs

S’il s’est franchement amusé, ce n’est nullement comme la majorité, chaque étape depuis sa tendre enfance l’ayant graduellement conduit de façon consciente vers ce qu’il est devenu.

Signe forcément prémonitoire, son grand-oncle Jean-Paul, machiniste de métier et grand initiateur, lui avait légué quelques outils sans même avoir su avant son décès que Christian choisirait la mécanique.

Il avait à peine 6 ans lorsque celui-ci lui a ouvert la porte de l’atelier de son chalet de Saint-Raymond, et permis de passer des heures à l’observer et l’accompagner en tondant la pelouse et bêchant au rotoculteur.

Sous les couvertes

C’est marqué par les effluves de l’huile et de l’essence imbibant ce lieu, qu’il se lance dès 10 ans dans le montage de modèles réduits de voitures téléguidées, dont il ne savait se lasser.

Ce passe-temps a d’ailleurs pris une dimension phénoménale lorsqu’il a acheté des versions motorisées de .08 litres dotées d’un réservoir de méthanol de 100 ml, dont il fallait monter le moteur et le différentiel.

Ne voyant jamais passer le temps, il faisait même clandestinement des heures supplémentaires en feuilletant sous les couvertes les catalogues de modèles réduits Tamiya… et non de Sears.

« Y’a pas meilleure récompense dans la vie que faire ce qu’on aime. » – Christian Laberge 

200 % à Wilbrod-Bherer

Aussitôt qu’il a eu en poche son permis de conduite, Christian est passé de cette micromécanique combien initiatique aux modèles originaux, à la Renault 5 d’abord, qui lui offrait l’occasion d’y aller plus à fond.

Elle a été le premier banc d’essai d’une école populaire qui, avec ses amis, le père mécanicien de l’un d’eux et des manuels Haynes, l’a ensuite fait entrer de plain-pied dans le monde de la course au volant d’une VW Fox.

Son arrivée en mécanique à Wilbrod-Bherer a par conséquent été aux yeux des enseignants, dont Yves Royer, plutôt fracassante, puisqu’il tenait à tout faire à 200 %, par choix et soif de savoir.

Aligneur Porte numéro 3

Après un stage chez Laval Volkswagen, son premier défi a été de relever celui d’être l’aligneur à la Porte numéro 3 d’une station-service du chemin Saint-Louis, Richard Esso ; une tâche dont personne ne voulait.

À la suite du départ d’un mécanicien et l’arrivée d’un nouveau propriétaire, Bernard Parent, il a été promu en quelques mois à la Porte numéro 1, toujours équipé des outils de Jean-Paul et d’ajouts d’environ 500 dollars.

Soucieux d’exceller, il n’hésitait pas à apporter chez lui les indispensables manuels – Chilton en ce cas – qui, sous ce nom ou quelque autre, allaient être l’essentiel de sa formation continue.

Le collègue et l’expert

C’est lors de son passage à cet atelier où soirs et fins de semaine il y entretenait cette fois une Rabbit 80 de course et remettait en ordre des autos d’occasion qu’il vendait, que la suite allait se dessiner.

Deux personnes entrent alors en scène : un confrère de classe, Joël Fortin, et cet expert de l’entretien qu’est toujours Michel Boulianne : un autre qui a quitté pour ouvrir son propre atelier.

Or, à peine était-il parti de la même station-service, que celui-ci suggère à Christian Laberge de le joindre. Chose faite, à condition qu’il lui montre les ficelles par lesquelles on procède pour faire de même.

Propriétaire à 24 ans

Trois ans plus tard, à 24 ans, il annonce à ce patron étonné par la nouvelle, mais prêt à l’aider, qu’il tente le coup en louant un espace de 2400 pieds carrés situé sur Hamel, près de l’autoroute Robert-Bourassa.

Michel lui donne quelques manuels techniques, et Guy Pelletier, alors chez Du-So, le conseille sur l’achat d’un équipement de base convenant à son budget, sauf que sa clientèle se résumait à quelques connaissances.

Si ouvrir un premier novembre est un avantage, les lendemains ne sont pas assurés ; grâce cependant à sa réputation, il décroche le mandat de modifier une Miata… et d’entretenir les Econoline 350 diesel du propriétaire de cette japonaise.

Inspirée du peintre Mikhaël Chemiakine, la devise de Christian Laberge est L’art du travail bien fait.

Joël, le « sauveur »

Nouvel épisode. Se briser une jambe sur l’eau n’est pas évident, mais c’est la mésaventure qu’il a eue en motomarine. Éclopé et seul à son atelier, apparaît soudainement un Joël Fortin à la recherche d’un emploi.

Son arrivée donne à son entreprise une tournure déterminante. S’ensuit l’embauche de techniciens, un agrandissement de 400 pieds carrés pour classer les pneus, et l’installation de 4 élévateurs.

Une structure s’imposant, fût-ce pour s’y retrouver entre autres dans le rangement des clés d’une quinzaine de véhicules par jour, c’est encore à Guy Pelletier, devenu mentor, qu’il s’en remet.

Nouveau souffle

Après la décision de prendre de l’expansion, il s’affilie à une bannière, V1, qui lui redonne du vent dans les voiles en lui permettant notamment d’ajouter plusieurs services.

Quant à la gestion d’atelier, il fait appel dès 2007 à Mathieu Brunel, de GEM-CAR, dont les terminaux attribués à chacun de ses employés – une quinzaine en période de pointe – sont indissociables de sa rentabilité.

Christian Laberge s’enorgueillit à raison d’une réussite tant méritée, et se réjouit d’avoir depuis janvier en ses rangs ce « p’tit nouveau » qu’est Michel Boulianne, heureux d’en être revenu aux tâches de techniciens.

Selon David Saint-Jacques, la planète Mars est l’affaire des enfants d’aujourd’hui; Chemiakin, celle des premières passions de Christian Laberge.

De A à Z

Gabriel Bergeron, qui y avait d’abord été installateur de pneus, est devenu par les formations du CPA Québec le grand maître du diagnostic électronique.


Catégories : Éditorial, Pneus
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