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Établir un plan solide

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La réattribution des véhicules pour en maximiser l’utilisation fait partie des solutions. PHOTO Frank McKenna / Unsplash

Dans un contexte particulièrement éprouvant pour les gestionnaires de parcs, il faut savoir établir une stratégie solide et durable pour une gestion flexible nous permettant d’assurer le maintien de nos services.

Qu’ils soient transporteurs, services publics ou spécialisés, les entreprises qui nécessitent un parc automobile pour assurer la prestation de leurs services ont la vie dure en ce moment. La pandémie avait déjà brouillé les cartes et alors qu’on ressent un allègement de ce côté, c’est la disponibilité des véhicules, des équipements spécialisés ou encore des pièces de remplacement qui nous cause des maux de tête.

L’impact de ces situations fortuites nous ramène à l’importance de resserrer nos façons de faire. Il est difficile de prévoir l’imprévisible, mais nous devons constamment avoir non seulement un plan B, mais établir l’équilibre le plus parfait entre les besoins opérationnels et le parc de véhicules. À ce chapitre, les outils de télématiques sont d’un grand secours. Encore faut-il établir dès le départ quels sont les objectifs que nous voulons atteindre par la récolte et l’analyse de ces données.

Un portrait clair

Veut-on ajouter des services, au contraire les réduire, diminuer l’ampleur du parc, le verdir graduellement ou simplement réduire la consommation de carburant et les écarts dans les bonnes pratiques des opérateurs ? Trop de chiffres ne servent qu’à embrouiller une situation où nous voulons établir des priorités.

Au-delà des chiffres la situation actuelle se prête bien à la révision de nos modèles de gestion. Peut-on réduire le nombre de véhicules en favorisant les rencontres virtuelles qui peuvent éliminer certains déplacements répétitifs ? Cela ne répond pas à la réalité de toutes les entreprises, certes, mais la mesure des utilisations réelles oui.

Il faut aller plus loin et avec plus de précision dans l’analyse des utilisations afin d’éliminer les véhicules inutiles et maximiser ceux qui servent moins en les réattribuant adéquatement.

La révision des façons de faire, héritées possiblement de périodes plus fastes en matière de budget ou de disponibilité des véhicules de remplacement, demande évidemment un engagement de tous les membres de l’équipe. Le changement des habitudes doit s’appuyer sur des faits neutres. C’est là où les indicateurs tirés d’une utilisation ciblée des données de télématique sont précieux.

Le plan B, et les autres

Bien planifier les séquences d’entretien préventif, les circuits, la politique d’attribution et de remplacement des véhicules est la base de notre travail. Les événements récents et actuels nous rappellent toutefois qu’il s’agit parfois que d’un grain de sable pour enrayer toute la machine. Bref, ce n’est pas en temps de crise qu’il faut se développer un plan B, ou même un plan C, ces stratégies doivent être en place au préalable.

Je pense par exemple à la liste des fournisseurs. Sommes-nous en mesure de trouver rapidement des solutions en cas de besoin ?  Dites-vous que si un fournisseur vous fait faux bond, peu importe la raison, tous ses clients vont se précipiter en même temps pour le remplacer.

Un bon plan de match pour optimiser l’utilisation des véhicules doublé d’un plan B à portée de main devrait réduire nos maux de tête au quotidien et si d’autres situations imprévues se manifestent.


Simon Therrien est gestionnaire principal du parc automobile chez Bell et président de la NAFA Québec.

 

Catégories : Chronique, Parc
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