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NAFA I&E : Les enjeux canadiens

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Ray Brisby, Katherine Vigneau, Lloyd Brierley et Kent Rathwell ont contribué à cette conversation informelle, mais informative. PHOTO NAFA I&E

Dans le cadre de la présentation virtuelle du NAFA 2021 un panel de spécialistes canadiens de la gestion de parc a mis en lumière leurs principaux enjeux.

Animé par Katherine Vigneau, ce panel regroupait Lloyd Brierley, ancien gestionnaire du parc de la ville de Toronto, Kent Rathwell, président de Sun Country Highway et Ray Brisby, gestionnaire des véhicules d’urgence médicale en Alberta.

Les effets COVID

Le premier sujet abordé lors de cette discussion était l’effet qu’a eu la pandémie sur les opérations.

Ouvrant le bal, Lloyd Brierley a mentionné que pour permettre à un fort pourcentage des employés de bureau de travailler de la maison il lui a fallu relever un défi technologique pour s’assurer qu’ils avaient les équipements nécessaires.

« Il est intéressant de constater une réelle croissance de productivité et une participation plus nombreuse à nos sessions de formation. »

Son collègue Ray Brisby ajoutera d’ailleurs plus tard le défi que représente maintenant la décision de ramener une sélection de gens au bureau et la gestion d’espaces de travail vides.

Une autre conséquence découlant de la pandémie est la rareté ou les délais de livraison de véhicules neufs.

« Avant même de vivre cette situation, il nous a fallu revoir l’attribution des véhicules pour respecter les normes sanitaires, se remémore M. Brierley. La situation a eu un impact sur notre façon de gérer le nombre de véhicules dans nos parcs alors que le partage des unités était découragé. »

M. Brisby mentionne que la pandémie a obligé son organisation à laisser tomber une foule de projets spéciaux pour se concentrer sur ses activités principales et le respect des consignes sanitaires.

Il poursuit que la difficulté de trouver rapidement des véhicules de remplacement oblige les gestionnaires à analyser attentivement l’utilisation des véhicules.

« Je réalise que nous remplacions peut-être trop rapidement nos véhicules pour profiter des plus récentes technologies. Nous regardons plus attentivement les taux d’utilisation, mais aussi les frais d’entretien de tout notre parc. »

Même exercice chez Lloyd Brierley.

« Nous avons revu les utilisations et les déplacements et avons établi un programme d’entretien préventif beaucoup plus rigoureux. Et en transférant des véhicules peu utilisés vers les grands routiers nous avons réalisé que certains de nos employés considéraient que leur véhicule de service leur appartenait ; une conception qu’il faut éliminer. »

Il préconise aussi les achats coopératifs, permettant d’atteindre à des parcs réunis un fort volume d’unités afin d’obtenir un meilleur prix de la part des fournisseurs.

L’électrification

Kent Rathwell, dont l’entreprise fournit des solutions en électrification des parcs, a parlé électrification des parcs en constatant la grande évolution de la situation au cours des dix dernières années.

« Ce fut une véritable traversée du désert, constate-t-il. Mais nous voyons aujourd’hui le développement rapide des réseaux de recharge et un engagement financier de plusieurs gouvernements. L’implantation reste un défi et plusieurs entreprises effectuant un virage vers l’électrification veulent des solutions clé en main. Les mentalités ont changé et même dans les Prairies, la région où la production de pétrole est si importante, où on voit maintenant de beaux succès en électrification. »

Comment le mentionne toutefois Ray Brisby, le virage électrique dans son type de parc sera grandement facilité lorsque plus de véhicules commerciaux électriques seront disponibles.

« Il n’y a pas beaucoup d’offres dans les véhicules d’urgence », souligne-t-il en mentionnant toutefois qu’il met en ce moment à l’essai une ambulance hybride.

Catégories : Éditorial, Parc
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