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Le point d’équilibre par Simon Therrien

Malgré le climat d’incertitude, il est impératif de valider la nature du parc. PHOTO Shutterstock

La présente pandémie jette aux rebus nos planifications basées sur les années antérieures. Les gestionnaires de parc doivent faire preuve de vision, et de flexibilité.

Quand la crise sociale et économique provoquée par la pandémie nous a frappé au printemps, personne n’y était préparée. La situation actuelle reste teintée d’incertitude, mais nous n’en sommes plus aux débuts de la crise imprévue et nos gestionnaires semblent avoir bien repris la situation en main.

Il n’en demeure pas moins que plusieurs défis perdurent. Notre rôle de courroie de transmission entre les fournisseurs et les utilisateurs des véhicules a été mis à dure épreuve. Ces liens demeurent au cœur de notre planification pour les prochains mois, voir les prochaines années. Le mot d’ordre est flexibilité et transparence.

Nous ne pouvons peut-être pas obtenir exactement le véhicule que nous souhaitons, avec les accessoires et options qui font maintenant partie de nos normes. De l’autre côté, nos chauffeurs et utilisateurs comptent sur nous pour leur donner les outils dont ils ont besoin pour accomplir leurs tâches. C’est ici où la compréhension de la situation et le partage transparent de l’information est essentielle. Tout l’écosystème comprend les retards et les baisses de performance liés aux contraintes sanitaires. Comme gestionnaires il faut en tenir compte.

Appel à la prudence

Un autre élément qu’il faut retenir à long terme à la lumière de cette pandémie est l’importance qu’on doit apporter à la réduction des niveaux de risque. Les entreprises doivent avoir en main un plan d’intervention clair en cas de contagion ou de rupture d’approvisionnement qui pourraient affecter les opérations. Il faut être en mesure de mener les activités normalement en toutes circonstances.

Il faut guider les employés, qu’ils soient au bureau ou en contact avec les clients sur la route, avec des protocoles compris et adoptés par tous. Cela demande du temps et certains investissements, mais c’est assurément plus rentable que de se trouver dans l’obligation de fermer les opérations pour deux ou trois semaines.

Il est particulièrement périlleux de tenter de planifier à long terme présentement. Chose certaine, les acquisitions d’équipements doivent être mesurées avec prudence.

Réfléchir sur nos besoins

Ce qui me rassure devant cette perspective brouillée, c’est que nos gestionnaires ont trouvé un point d’équilibre, avec une généreuse dose de débrouillardise, pour maintenir leurs opérations malgré le contexte.

L’heure est propice maintenant à une réflexion sur plusieurs éléments importants de notre travail. Par exemple, avons-nous acheté ou loué suffisamment ou trop de véhicules ? Avons-nous, dans nos parcs, des véhicules qui ne correspondent plus à nos besoins ? Ou encore, on pourrait se demander si après tout, il ne serait pas plus efficace de confier, dans ce nouveau contexte, certaines tâches à un fournisseur externe.

Nous avons su réagir de façon efficace devant une situation imprévue. Tirons-en des leçons pour mieux planifier l’avenir.


Simon Therrien est gestionnaire principal du parc automobile chez Bell et président de la NAFA Québec.

Catégories : Chronique, Parc
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