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Circulation à Montréal : le meilleur est à venir…

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Quiconque a des représentants sur la route doit un jour ou l’autre transiter par Montréal et inévitablement composer avec la congestion ; un phénomène qui a des répercussions directes sur les opérations et qui affecte le rendement de vos entreprises.

En novembre 2015, la Commission de l’écofiscalité du Canada estimait à 1,4 milliard $ les coûts directs (temps perdu, main-d’œuvre, carburant) liés aux entraves routières montréalaises, en plus de souligner que « contrairement aux automobilistes, qui peuvent choisir avec une certaine souplesse leurs trajets et horaires de déplacements, les camionneurs et les entreprises doivent souvent respecter des délais de livraison inflexibles […] sans réelle possibilité d’éviter les voies encombrées. »

C’est dans ce contexte – alors que plus de 400 chantiers « assiègent » la métropole – que s’est déroulé le sommet de l’Association québécoise des transports (AQTr) ayant pour thème « Les grands projets en transport ». Il a entre autres permis de faire le point sur l’optimisation de l’Autoroute 25 et ses accès au Port de Montréal, la réfection de l’échangeur Turcot et la construction du nouveau Pont Champlain.

Vers une ville plus intelligente

« Beaucoup d’efforts sont déployés pour minimiser les impacts des grands chantiers et garantir une meilleure sécurité ainsi qu’une meilleure fluidité », a assuré le maire de Montréal, Denis Coderre. « Qu’il s’agisse du monitorage en continu, grâce au Centre de gestion de la mobilité urbaine de Montréal (CGMU), d’ajout d’espaces de stationnement incitatifs, de nouveaux départs d’autobus ou de la présence policière aux intersections stratégiques. »

« Montréal se transforme sous nos yeux, a-t-il affirmé, et d’ici un an ou deux, nous allons complètement réinventer la ville en lui redonnant son titre de métropole. » Au coeur des décisions de transport, le CGMU, qui dispose actuellement de 200 caméras permettant de suivre les différentes artères en temps réel, en comptera 500 d’ici l’an prochain.

Le Réseau électrique métropolitain

S’il voit le jour, le Réseau électrique métropolitain, projet de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ), sera le troisième plus grand réseau de transport automatisé au monde, après ceux de Dubaï et de Vancouver, a signalé Denis Coderre. Il comptera 24 stations sur un tracé de 67 km et sera opérationnel 20 heures par jour et 7 jours sur 7. Entièrement électrique, il contribuera à la diminution de près de 16 800 tonnes de gaz à effet de serre par an. Et en contribuant à ce qu’il y ait moins d’usagers uniques dans leur véhicule aux heures de pointe, le transport de marchandises circulera de manière plus fluide.

Le nouveau pont Champlain

Chaque année, de 40 à 60 millions de véhicules et 11 millions d’usagers du transport en commun empruntent le pont Champlain, ce qui en fait un des plus achalandés au Canada. Économiquement, cela représente 20 milliards de dollars, qui transitent annuellement entre le Canada et les États-Unis.

Le nouveau pont Champlain aura la même capacité d’accueil, a prévenu le maire de Montréal, mais ses zones de changement de voies seront améliorées et incluront des infrastructures de transport collectif et actif (pistes cyclable et piétonnière). En plus de ses trois voies pour automobiles et camions dans chaque direction, ses deux travées centrales pour autobus – qui pourront éventuellement intégrer le système de train de la CDPQ – signifieront la fin des cônes oranges, utilisés pendant plus de 20 ans de manière temporaire… afin de baliser le trajet emprunté par les autobus. En acier inoxydable, le nouveau pont aura une durée de vie de 125 ans.

L’accès au port par l’A-25

Véritable plaque tournante en matière de transport de marchandises en Amérique du Nord – environ 3600 camions par jour transitent par le port de Montréal, et cet achalandage devrait doubler avec l’accroissement des activités portuaires –, l’A-25 a été construite à l’époque de l’Expo (1967).
L’un de ses principaux problèmes vient du fait que la desserte était du mauvais côté, a expliqué Alexandre Debs, chef du Service des projets au ministère des Transports. La réfection de l’A-25 et le réaménagement de l’échangeur Sherbrooke va améliorer l’accès au port avec la construction d’une nouvelle entrée et d’une nouvelle sortie. Actuellement, il n’y a pas de lien direct, et les camions doivent parcourir de 12 à 15 km dans les rues de la ville. La voie de desserte de l’A‑25 à Sherbrooke devrait être complétée à la fin de 2018.

Autoroute Bonaventure

En 2017, les travaux de construction de l’autoroute Bonaventure devraient être complétés, et ce, juste à temps pour les festivités entourant le 375e anniversaire de la ville, a souligné le maire Coderre. Rappelons que la structure sur pilotis, vieille de 50 ans, fera place à un boulevard urbain (Robert-Bourassa) au niveau du sol. Il disposera de quatre voies pour entrer à Montréal et de cinq pour en sortir.

Défi d’ingénierie : l’échangeur Turcot

À lui seul, l’échangeur Turcot représente un véritable défi d’ingénierie. Durant les travaux, qui se termineront en 2020, quatre échangeurs, un pont à haubans et 45 structures seront complétées. Alors que 25 % des travaux sont actuellement terminés, on complétera d’ici la fin de l’année les deux premières voies de la 136 Est (ancienne 720), qui reliera Décarrie au centre-ville. Comme pour les autres projets, le fait que ces axes routiers doivent demeurer fonctionnels pendant la durée du chantier complique évidemment le tout.
Ensemble, les trois grands chantiers routiers montréalais constituent l’un des plus grand projets en Amérique du Nord. Ils changeront le visage du transport à Montréal. Le maire a affirmé que pour le moment, les travaux se déroulaient dans le respect des échéanciers et des budgets, dans un contexte ou trois maires et trois ministres des Transports se sont succédé depuis 2012.

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Catégories : Parc

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