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Ce qu’il faut savoir pour se préparer à l’électrique

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André Gamelin. PHOTO Pièces d’auto Super

Encore marginal, le phénomène de la voiture électrique fait toutefois de plus en plus partie du paysage automobile québécois.

L’intérêt pour le véhicule électrique, le VÉ, ne s’essouffle pas au Québec et avec l’engagement gouvernemental du virage tout électrique pour 2035 il faut s’y préparer dès maintenant.

Pour parler de cette nouvelle réalité j’avais une discussion dernièrement avec le formateur de Formation Xtreme, Pierre Henry à ce sujet.

Ce dernier confirme que pour plusieurs consommateurs la solution électrique devient de plus en plus une évidence.

Mais comme le soulignait cet expert, il faut être concret.

Votre client qui souhaite passer à l’électrique doit faire ses devoirs avant d’envisager une conversion vers cette énergie propre et renouvelable.

Si la voiture est livrée avec un câble qui permet le branchement à une prise domestique.

Mais dans ce cas, il devra compter de 20 à 70 heures pour obtenir une pleine charge.

Une borne de 240 volts, installée par un électricien, s’impose s’il veut voir ce temps de recharge passer à une période plus acceptable de cinq à neuf heures.

Il faut valider avec lui si son entrée électrique est en mesure d’absorber cette demande ou encore si son condo ou son appartement s’y prête.

Un marché à saisir

Pierre Henry a profité de la discussion pour rappeler que les ateliers du marché secondaire doivent voir dans ces automobilistes de nouvelle génération des clients potentiels.

Par exemple, la voiture fonctionne avec une batterie de haut voltage, mais c’est une batterie conventionnelle qui alimente les accessoires et les modules qui gèrent son fonctionnement.

Si la batterie est à plat, la voiture ne fonctionne plus.

Qui plus est, M. Henry rejette du revers de la main le concept qu’il n’y a pas d’entretien à faire sur les VÉ.

« On compte souvent trois systèmes de refroidissement sur un véhicule électrique qui doivent être entretenus, avec des liquides à remplacer, explique-t-il. Le climatiseur est particulièrement important sur ce type de véhicules puisqu’il sert souvent à refroidir la batterie à haut voltage. »

Une mécanique que vous connaissez

Il ajoute que sur ces voitures, les freins, la suspension et la direction vont aussi demander un entretien.

Nos ateliers doivent s’y intéresser et offrir aux propriétaires de VÉ une alternative à l’entretien, souvent très coûteux, chez le concessionnaire.

En passant, l’expertise électrique ça se paye et des ateliers indépendants chargent un taux horaire plus élevé pour travailler sur les VE.

Le marché secondaire a aussi suivi cette nouvelle demande en développant d’excellentes pièces de remplacement, plus abordables que les pièces d’origine.

Qui plus est, les équipements et l’outillage spécialisés sont disponibles dans le marché secondaire.

Ceci étant dit, lorsqu’il est question de haut voltage, on ne peut s’improviser apprenti sorcier. Il y a un danger réel d’électrocution si l’on aborde les VÉ sans la préparation adéquate.

Plusieurs formations sont disponibles auprès des réseaux et le programme Compétence VE sera un autre fleuron d’excellence à ajouter à la réputation de votre atelier.

Je vous recommande de construire dès aujourd’hui votre expertise électrique.

Vous pourrez ainsi démontrer à vos clients que vous êtes prêts à les accompagner dans leur transition vers des véhicules sans émission.

 

Vous pouvez visionner la rencontre vidéo avec Pierre Henry en cliquant ICI.


André Gamelin est propriétaire des magasins Pièces d’auto Super de Saint-Hubert et de Saint-Jean-sur-Richelieu. Questions et commentaires : [email protected]

Catégories : Chronique, Mécanique
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