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L’histoire d’une Audi TT qui ne démarrait pas

Quand l’évident devient obscur, un problème relativement simple peut devenir complexe. (Photo : Steve Oborne)

Quand l’évident devient obscur, un problème relativement simple peut devenir complexe.

Cette histoire d’horreur que j’ai vécue ce printemps, je désire la raconter pour deux raisons. Premièrement, pour vous montrer que même avec mes connaissances, l’équipement et mon parcours de formation, je ne suis pas à l’abri de problèmes qui ne sont pas évidents à conclure de façon définitive à 100 %. Raison numéro deux, c’est pour faire réaliser aux propriétaires de véhicules que la réparation d’un auto continue à augmenter en complexité et que de plus en plus, des diagnostics et vérifications approfondies vont être chose du quotidien ce qui, de temps en temps, peut virer au cauchemar.

Alors, cette aventure a commencé lorsqu’un de nos clients a sorti son Audi TT 2001 de son entreposage. Aucun symptôme lors du démarrage initial, rien d’anormal sur la route pour aller faire le premier plein d’essence. C’est seulement à son départ de la station-service que le moteur tourne, mais ne part pas. Pas le choix, ça prend une remorqueuse pour qu’on puisse regarder le problème.

Ça semblait simple

À son arrivée, je constate facilement le problème, alors, cela va être facile à réparer. Je fais deux petites vérifications dans la cour, question de valider mes intuitions. Il n’y a pas de feu aux bougies. Alors, j’arrête mes recherches, car le temps manque cette journée-là, et je décide d’enlever la batterie pour la charger vu que les essais successifs à la station-service et chez nous ont baissé sa charge.

Une semaine plus tard, je m’y attaque. Je branche la batterie et vroom, le moteur démarre. Comment ? Oui oui, il part au quart de tour. J’arrête pour essayer à nouveau et le problème est de retour. À ce point, je sors le scanner pour voir si j’ai des codes d’anomalie pour un symptôme sérieux comme celui-là. Évidemment, j’ai un code, un code de non-communication avec le module du moteur (ECM). Pour un problème de non-communication, la charte de diagnostic va nous faire vérifier l’alimentation, la masse, et les fils qui font partie du réseau de communication à l’ordinateur en question. Ils testent tous positif. Je pousse mes vérifications encore plus loin, avec un oscilloscope. Conclusion, l’ECM est défectueux.

Un module à remplacer

Alors, c’est décidé, on doit remplacer l’ECM. Deux semaines plus tard, j’installe la pièce rebâtie pour m’apercevoir que j’ai le même problème. J’ai fait une erreur dans mes vérifications ? Je refais mon cheminement une deuxième fois pour en venir à la même conclusion. Je décide d’appeler la compagnie qui a fait la réparation de la pièce et on me confirme que le module initial avait des soudures internes brisées, qu’elles ont été réparées, et qu’après la pièce testait positif chez eux. Mais, pour en être certaine à 100 %, l’entreprise décide d’accepter d’en refaire la vérification. Alors, je retourne le module une fois de plus, mais leurs tests ne trouvent rien d’anormal.

Ne voulant pas prendre de chance, la compagnie décide de m’envoyer un module différent pour éviter qu’il ait quelque chose d’anormal qui passe sous le radar. Trois semaines passent avant d’avoir ce nouveau module, et comme de raison, le problème persiste. À ce point, la compagnie m’informe que le problème doit être causé ailleurs sur l’auto, qu’on ne peut avoir deux modules avec le même problème.

Des heures de recherche

À ce point, je passe des heures et des heures de plaisir à étudier le réseau de communication et démonter le véhicule pour éliminer tout ce qui pourrait causer ce problème. Rien, je ne trouve rien. Découragé au point de me questionner sur mon choix de carrière ! L’auto est dans ma cour depuis plus de trois mois.

Il faut essayer quelque chose. Je ne réussis pas à trouver de pièces usagées pour ce véhicule. Il est rare. Après une semaine de recherche, deux garages dans la région ont un tableau de bord (qui joue un rôle important dans le réseau de communication), et l`autre un ECM. J’essaie les deux et finalement, l’ECM est la solution miracle.

Je termine rapidement avec cette conclusion. J’ai été TRÈS malchanceux dans cette situation qui m’a causé des maux de tête sans compter des jours de recherche qui n’ont pas été facturés, étant donné la situation. J’ai aussi compris que la seule et unique place où un module peut être testé à 100 %, ce n’est pas sur un banc d’essai, mais bel et bien dans l’auto où il a été conçu pour être branché. Dans cette aventure, je dois remercier ceux qui m’ont assisté et supporté, et surtout, la patience et la confiance en or de ce client.

Catégories : Mécanique

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